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vendredi 27 janvier 2012

Déclaration du PLD sur El Watan

Un front de patriotes et de démocrates

pour faire barrage

à l’échéance macabre de mai 2012.

Depuis une année, la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord s’est considérablement dégradée au plan politique et a sérieusement plombé les espoirs de liberté et d’ouverture des peuples à la modernité.

Ainsi, en Tunisie le parti Ennahda remporte les élections constituantes du 23 octobre 2011 et obtient 90 des 217 sièges de l'Assemblée avec plus de 40% des suffrages.

Au Maroc, avec plus d’un siège sur quatre, les islamistes du Parti pour la Justice et le Développement, sont les vainqueurs des législatives du 25 novembre 2011 et depuis, pour la première fois de son histoire, le gouvernement marocain a un premier ministre islamiste.

Les élections législatives en Egypte quant à elles, ont été un véritable raz de marée puisqu’à eux seuls les islamistes détiennent près de …70 % des sièges du parlement !

Les islamistes, forts de soutiens politiques décisifs et de moyens financiers sans précédent, sont sortis du bois et confisqué « démocratiquement » la majorité des suffrages là où des « élections » se sont tenues.

1 - Ne pas capituler face aux ennemis de la démocratie !

En Algérie, si la mouvance islamiste n’a pas encore en main toutes les clefs du pouvoir, le tsunami islamiste risque d’emporter le pays par la brèche électorale si le pouvoir s’obstine à maintenir les échéances des élections législatives de Mai prochain.Celui-ci sait pourtant qu’une telle aventure électoraliste a coûté des dizaines de milliers de victimes et ruiné l’infrastructure économique du pays. Seuls le coup d’arrêt à un processus électoral suicidaire vingt ans plus tôt et les immenses sacrifices des forces patriotiques et démocratiques ont permis à l’Algérie de ne pas abdiquer face à l’islamisme armé.

Aujourd’hui, les apprentis sorciers du pouvoir font fi de l’Histoire et serine un discours rassurant. Il semblerait même qu’ils songent à recycler de vieux chevaux de retour san’tegidiots pour réactualiser le contrat de la trahison du 13 janvier 1995 conclu entre le FLN, le FIS et le FFS.Ils jouent sur le mensonge pour se faire passer aux yeux du peuple pour les champions et les précurseurs du changement et agitent l’épouvantail de la peur pour apparaître comme les sauveurs de la République. Tout indique qu’ils sont déjà en campagne pour rameuter le maximum de voix sur leurs candidats.

Les premières passes d’arme sur la scène politique montrent à l’envie que la classe politique aussi ne tire pas les leçons du passé et semble s’acheminer sans état d’âme vers les urnes, à l’instar du FFS, de l’UDR, des Rahabi et consorts.Pourtant, les élections en Algérie ont toujours été un simulacre.

Elles n’ont en fait servi au pouvoir en place qu’à maquiller une dictature pour conforter une image «démocratique » à l’extérieur et se donner d’autre part toute la garantie de manœuvre à l’intérieur pour y imposer ses choix.Mais pourra–t-il faire face au rouleau compresseur islamiste auquel la dynamique du succès électoral assure une marche triomphale inexorable ? Autrement dit, pourra-t-il manipuler les chiffres à sa guise comme dans les scrutins précédents ? L’escroquerie des voix et le bourrage des urnes, pourront-t-ils se faire dans les mêmes proportions pour assurer le rapport de force dont a besoin le système pour perdurer ?

2 - Les élections de Mai : un engrenage suicidaire !

Des voix désespérées s’élèvent de l’intérieur même du pouvoir pour fustiger l’abstention qui se profile, qui risque de réduire considérablement le tripatouillage des voix et de chambarder les quotas préétablis.Au plan politique, la « majorité » présidentielle a l’air de se fissurer. Après avoir tiré profit de tous les dividendes du pouvoir, les islamistes se démarquent de plus en plus de celui-ci dans la perspective de constituer à eux seuls les majorités de demain et fait inédit, l’Algérie est désormais dans les mâchoires islamistes de l’étau maghrébin.

Le nouveau contexte régional pousse à l’inquiétude et rejaillit sur la sécurité intérieure du pays.

Les frontières sont plus poreuses au trafic des armes, à l’infiltration terroriste et l’AQMI a fait du sahel une base arrière terroriste redoutable.La mobilité et les capacités de nuisance du terrorisme islamiste sont telles que ses commandos agissent sans embarras aux quatre coins du territoire et sont à même de mener des opérations spectaculaires : Dans la région de Tindouf, trois étrangers sont enlevés dans un camp de réfugiés sahraouis tandis qu’à la frontière libyenne, le wali d’Illizi en personne est kidnappé dans une zone ultra sécurisée. Ce dernier est libéré 24 heures plus tard sans que l’on ne sache à quel prix a été obtenue sa libération. Par contre, des centaines de citoyens ont été kidnappés au cours de l’année 2011 sans que le pouvoir n’ait investi le moindre effort dans leur libération.

Mais ce qui est nouveau sur la scène politique, c’est le zèle que manifestent l’Occident, notamment les USA et la France, ses alliés historiques : la Turquie, l’Arabie Séoudite et dans le lot, un nouveau mercenaire particulièrement actif et agressif, le Qatar, dans la tentation de soumettre tous les pays arabes aux fourches caudines de l’islamisme « modéré ».Mieux encore, l’organisme français d’assurance (COFACE) s’est converti à l’expertise politique et parie carrément sur la victoire du FLN aux futures « élections » législatives.

D’où tient-il cette indiscrétion ? En tous cas, d’aucuns s’interrogent sur ce qui a bien pu le pousser à gonfler la note sécuritaire de la bonne élève et ce, en flagrante contradiction avec l’état réel du pays, qu’est devenue à ses yeux l’Algérie.Dans une situation politique aussi délétère et dangereuse, faudrait-il que les démocrates s’engagent dans un processus qui risque d’assombrir durablement l’horizon démocratique du pays ? A-t-on le droit de se hasarder dans un engrenage suicidaire et jouer le va-tout du pays à la roulette russe ?

Le combat solitaire et le black-out des années 90 ont ébranlé le pays mais ne l’ont pas mis à genoux.Les Algériennes et les Algériens ont fait la traversée du désert en subissant une des étapes les plus cruciales de leur existence sans faillir à l’objectif principal : Tenir en échec l’islamisme armé.Cette victoire leur a été confisquée par ceux-là mêmes qui les ont traînés dans cette souillure infâme que sont la « Réconciliation nationale » et la « concorde civile » et qui, aujourd’hui font allégeance aux nouveaux maîtres de l’heure : les émirs du Qatar et de laTunisie, après avoir largement ouvert l’échiquier politique algérien à l’islamisme.

3 - Résister, c’est construire un front républicain et démocratique

Les réformes proposées par le pouvoir articulent clairement une tactique politique au souci de préserver le compromis islamo-conservateur. Elles s’inscrivent dans le refus d’une sécularisation du pays et illustrent, en dernier ressort, le caractère profondément anti-démocratique d’une démarche qui nie les valeurs de liberté et d’égalité. Saignés par les vampires de l’islamisme politique et une mafia vautrée dans la corruption et l’incurie, les Algériennes et les Algériens n’en peuvent plus de voir s’éloigner les échéances du redressement et n’aspirent qu’à la paix et à la construction de l’Etat de droit.

La démocratie n’est ni une partie de poker, ni un saut dans l’inconnu mais elle s’arc boute sur un socle de valeurs universelles que les islamo-conservateurs n’ont pas en odeur de sainteté. A partir de quel seuil du pire va-t-on commencer à réfléchir à l’avenir du pays et cessé enfin de jouer avec le feu d’élections biaisées ? La démocratie ne se construit pas avec ses fossoyeurs. C’est pourquoi, briser le cercle vicieux dans lequel on veut enfermer les Algériens, devient un impératif car le système n’est pas une fatalité.

Au plus fort du terrorisme, dans un sursaut salutaire d’union sacrée, les Algériennes et les Algériens ont su passer sous silence toute leur mal vie et puiser dans leurs dernières ressources de résistance pour permettre à la puissance publique de casser la déferlante islamiste.Aujourd’hui, l’urgence est de sceller l’union la plus forte pour faire barrage à l’échéance macabre de mai 2012.

Respectueux des fondements de l’Etat de droit, nous ne sommes pas contre le principe des élections mais nous ne signerons pas un chèque en blanc à ceux qui les ont profilées pour se reproduire ad vitam aeternam et à ceux qui s’en servent comme ruse pour tuer dans l’œuf le projet démocratique. L’heure est au combat dont l’épicentre est le projet de société moderne par lequel les individus, quel que soit leur sexe et leur origine sociale, sont des citoyens libres et égaux.

C’est pourquoi s’impose la nécessité de constituer un très large front de forces patriotiques acquises à l’idéal laïque et démocratique pour s’opposer aux « élections » de mai 2012 et travailler avec l’ensemble des forces vives du pays : les travailleur(se)s, les citoyen(ne)s, les jeunes, les cadres du pays, les artistes, les intellectuel(le)s, à la mise en oeuvre d’une transition républicaine.

De ce point de vue, la plate-forme de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD), peut être une base de départ pour relancer la dynamique de la convergence de toutes les forces démocratiques.

Le Bureau National du PLD


Cette déclaration a été publiée intégralement

dans le quotidien algérien El Watan

en date du 22 janvier 2012

vendredi 20 janvier 2012

Immolation de 5 cadres chômeurs marocains ... MOBILISONS NOUS !!


Maroc : des diplômés chômeurs s'immolent par le feu !
MOBILISONS NOUS !!


Immolation de 5 cadres chômeurs marocains .....................
Ils étaient en sit-in depuis le 5 janvier pour réclamer le droit au travail.
Le 18 janvier, les autorités ont empêché d'autres militants venus en soutien de les approcher et de leur fournir médicaments et nourriture.
Ils se sont immolés !!!!!

DENONçONS !! SOUTENONS !!

Comme dans toutes violations de droits humains, nous nous portons partie prenante et nous révoltons du sort qui incombent aux nôtres, citoyens, militants, travailleurs, étudiants, enseignants tous en quête du respect de leurs droits les plus essentiels.
Nous connaissons tous la trajectoire des diplômés chômeurs et le sort qui leur est dévolu dès lors qu'ils revendiquent.
Il demeure dans nos mémoires les grèves d' étudiants eux-mêmes en quête de ces mêmes droits.
On retrouve au tribunal dans le même temps, un jeune pour avoir brandi une pancarte "3acha cha3b" lors d'un match !!!!!!!!!!!!!!!!!

Ces dernières heures nous apprenons en outre que les autorités judiciaires marocaines viennent de signer une condamnation à mort par le tribunal de première instance de Casablanca.
Ces faits venant quelques semaines après l’adoption de la nouvelle Constitution qui garantit le droit à la vie et contrairement aux engagements internationaux en matière de respect des droits de l’Homme.

Tous ces faits ne sont pas sans nous interpeller et nous inquiéter quant aux respect de nos droits, lesquels, en la circonstance, se révélant bafoués et à l'opposé de tous les engagements rattachés à nos droits universels.

Nous apportons tout notre soutien aux militants n'ayant de cesse d'oeuvrer pour une démocratie réelle apportant justice, liberté, dignité et les assurant de notre relai sans faille dans leur combat aux côtés des plus touchés.

Nous nous positionnons à leurs côtés dans leurs démarches en les assurant de notre volonté de soutien solidaire dans leur combat et dans le cadre de conventions internationales, incontournables et universellement reconnues auxquelles tout citoyen a droit et est à même de se référer.

Ces règles n'étant absolument pas respectées, nous le contestons énergiquement en faisant appel à toutes les forces vives, démocratiques, éprises de justice, d'équité et d'intégrité afin de requérir leur solidarité et engagement de terrain.

Les DH nous sont sacrés comme tous ceux qui les défendent et représentent.
Collectif Solidarité Militants 21

mardi 17 janvier 2012

l’AMDH un acteur majeur dans le domaine des droits humains au Maroc.

Quoi qu’on puisse dire, l’AMDH reste et restera un acteur majeur dans le domaine des droits humains au Maroc.


L’AMDH contrairement à certains acteurs comme le CNDH, ne fait pas de la figuration. L’AMDH, n’a pas besoin par exemple de donner l’impression qu’elle est à l’origine de la libération de détenus politiques , comme ceux du mois d’avril 2011 pour se construire une illusion de crédibilité nationale et internationale.
Son action est d’abord et avant tout une action de proximité qu’elle mène dans les différentes villes de notre pays. Sa crédibilité est issue de ses adhérents qui militent bénévolement pour la consécration des valeurs universelles dans tout le Maroc. Mais aussi, par le fait que l’AMDH contribue à ne pas réserver les droits humains à une petite élite, mais veille à une action de masse en témoigne les 10 000 membres de cette association sans parler de ses sympathisants

L’AMDH, a toujours choisi le camp de ceux qui ont fait le choix de ne pas se taire en risquant leur vie. Depuis 1979, date de sa création, elle a soutenu tous ceux qui ont subi une violation flagrante des droits humains en fournissant une aide judiciaire gracieuse, sans oublier le soutien moral qui est très important dans ce genre d’affaires.

La présence de l’AMDH n’est donc pas futile voir inutile, sa présence est vitale dans le Maroc d’aujourd’hui et le restera !
L’AMDH a aussi le mérite de voir la question des droits humains comme un tout et non pas comme une petite affaire de législation.
D’ailleurs, l’AMDH a apporté naturellement son soutien au mouvement du 20 février et cela en total respect de la philosophie des droits humains qui considère que le peuple doit être à l’origine de tout pouvoir pour qu’on puisse avoir un principe de reddition des comptes opérationnel … ( pour ceux qui ne connaissent pas cette philosophie je vous conseille de lire ce résumé en cliquant ici )

Aujourd’hui, certains des mes amis comme Karim Tazi critique l’AMDH en considérant que certains de ses rapports sont caricaturaux. Sans doute, Karim a exprimé son avis à chaud avec virulence, mais je ne doute point que si Karim a dit ouvertement ce qu’il pense c’est justement parce qu’il aime bien l’AMDH. Karim n’hésita pas d’ailleurs quelques jours plus tôt à prendre ouvertement la défense de Khadija Ryadi lorsqu’elle fut injustement victime d’un commentaire déplacé …
Naturellement, on ne peut que souhaiter que les rapports de l’AMDH soient justes pour bien informer l’opinion publique. Mais, Dieu seul sait que ce n’est pas toujours simple d’être neutre dans un contexte comme celui du Maroc où les autorités n’ont pas la réputation de faire preuve d’un grand respect pour les droits humains.

Certains reprochent même à l’AMDH “un satellite” de l’extrème Gauche marocaine. On ne peut certes pas nier la relation historique et la fraternité qui lient Annahj à l’AMDH.
D’ailleurs, le vice-président actuel de cette association fut un compagnon de route de feu Abraham Serfaty, l’une des figures historiques de l’extrême gauche marocaine …


Mais il est évident que l’extrême gauche et l’AMDH ne jouent pas dans le même terrain. L’AMDH a pris son envol et continue à militer pour que l’Etat réponde à ses revendications.

Pour l’anecdote, l’AMDH a rencontré Abbas El Fassi ancien premier ministre marocain après sa nomination pour discuter de ses revendications et elle est sans doute prête à rencontrer Benkirane pour discuter de ce qui peut être fait durant ces cinq prochaines années …
Preuve encore une fois que l’extrême Gauche marocaine et l’AMDH ne jouent pas tout à fait sur le même tableau …
Enfin, j’espère que les militants pour une véritable démocratisation du Maroc laveront leur linge sale en privé et non publiquement …
Certes nous avons besoin de mettre les points sur les i mais n’exposons pas nos querelles internes, ceci joue le jeu des ennemis de la véritable démocratisation du Maroc. Il ne faut quand même pas se tirer des balles dans le pied …

A bon entendeur, salut
GHALI




samedi 7 janvier 2012

Communiqué de la FNSA/UMT et suspension de la caravane de solidarité

La Fédération Nationale du Secteur Agricole/UMT décide de suspendre l’organisation de la caravane de solidarité vers la société des domaines agricoles après l’ouverture des négociations organisées par le wali du grand Casablanca

Pendant que plusieurs militant(e)s de la Fédération Nationale du Secteur Agricole et autres militant(e)s syndicalistes et défenseurs des droits des travailleurs se préparaient le lundi matin 02 janvier 2012 à partir de Rabat en caravane de solidarité avec les ouvriers des domaines en sit-in devant le siège de la société à Casablanca ; nous avons été informés de l’organisation d’une rencontre sous la supervision du wali du grand Casablanca le même jour à 11h du matin pour résoudre ce conflit.

Tenant compte de cette nouvelle donnée qui a fait croître l’espérance à une solution négociable, qui rend justice aux ouvriers et met fin à leurs souffrances et aux tragédies vécues par leurs familles ; la Fédération Nationale du Secteur Agricole a décidé de suspendre la caravane de solidarité et d’entreprendre les négociations sous la supervision du wali du grand Casablanca et avec le soutien direct du Secrétaire Général de l’Union Marocaine du Travail afin de satisfaire toutes les revendications ouvrières et le retour des licenciés à leur travail.

Dans l’attente des évolutions prochaines de ce dossier, et l’examen du sérieux de l’administration de la société et des autorités de la Wilaya du grand Casablanca, dans l’engagement du respect du droit des travailleurs ; la Fédération Nationale du Secteur Agricole appelle tous ses militants et toutes ses militantes à plus de mobilisations pour répondre convenablement aux aboutissements des dites négociations.

Enfin, la Fédération Nationale du Secteur Agricole salut hautement ses ouvriers militants et résistants, tous les défenseurs des droits des travailleurs à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc et tous ceux qui soutiennent la lutte ouvrière contre la tyrannie, l’exploitation aussi atroce qu’affreuse et la violation de la loi comme elle est concrétisée par la société des domaines agricoles .

Le Secrétariat Exécutif
Rabat le 03/01/2012

mardi 3 janvier 2012

Communiqué en soutien aux ouvriers licenciés des Domaines Agricoles

Communiqué de la commission préparatoire de l’AMDH/Paris
en soutien aux ouvriers licenciés
des Domaines Agricoles (ex Domaines Royaux)

Le 01 janvier 2012

La Commission préparatoire de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains/Paris apporte tout son soutien aux ouvriers des Domaines Agricoles (ex Domaines Royaux) licenciés depuis maintenant 15 mois suite à leur affiliation au syndicat Fédération Nationale du Secteur Agricole liée à l’Union Marocaine du Travail.

Ces ouvriers ont entrepris, depuis le lundi 26 décembre 2011, un sit-in jour et nuit, devant les locaux de l’administration de la société dans des conditions affligeantes.

Faut-il rappeler que la situation des ces ouvriers (licenciés) et des ouvriers agricoles en général est l’une des plus délicates au Maroc. Ils/elles travaillent entre 9 à 10 heures par jour, sans compter les heures supplémentaires. Ils/Elles exercent pour la plupart sans qu’ils/elles soient déclaré(e)s auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (Les ouvrier(e)s agricoles déclaré(e)s représente 6% du total des assurés).

Nous dénonçons les comportements inadmissibles des forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à pourchasser, menacer et harceler ces personnes qui ne faisaient rien d’autres qu’exercer leurs droits de manifester. Les policiers sont même allés arracher les pancartes et à leur enlever les couvertures qui les protègent du froid.

Nous soutenons la caravane de solidarité avec les ouvriers licenciés qui aura lieu de Rabat jusqu’au lieu du sit-in des ouvriers à Casa, le 02 janvier 2012 depuis le siège de l’U M T à partir du 9h du matin.

Nous demandons aux responsables de répondre aux demandes légitimes de ces ouvriers.

Nous réclamons le respect de la liberté syndicale ainsi que les engagements et conventions ratifiées par l’Etat marocain auprès de l’Organisation Internationale du Travail.

La commission préparatoire de l’AMDH/Paris

Paris, le 01 janvier 2012

lundi 2 janvier 2012

Sit-in national à Rabat des ouvrier(e)s agricoles (FNSA/UMT) du 15 Décembre 2011

RAPPEL / Maroc
Les ouvrier(e)s agricoles (FNSA/UMT) entament une campagne de lutte
pour dénoncer la discrimination juridique à leur égard
et les conditions de travail inhumaines
et organisent un sit-in national à Rabat le 15 Décembre 2011

Dans le cadre de sa lutte continue pour éradication de l’exploitation, de la marginalisation et de la discrimination juridique contre la classe ouvrière agricole au Maroc, et suite à son engagement de principe et sa participation aux larges protestations ouvrières et populaires que connait la Maroc, initié principalement par le mouvement du 20 février et catalysé par les révolutions et les changements en cours dans la région du Maghreb et du moyen orient, et en parallèle avec la commémoration de la Journée Mondiale des Droits de l’Homme, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) entame une campagne de lutte, du 3 au 15 Décembre 2011 pour protester contre l’exploitation accrue, les conditions sociales et économiques déplorables vécues par les ouvriers (es) agricoles et la discrimination juridique dont ils font toujours l’objet.

Cette campagne se fera en deux phases

1 – Des protestations aux niveaux régionales du 3 au 14 Décembre 2011 : Chaque section locale ou régionale fixera son programme d’action qui contiendra le port du brassard, organisation des sit-in le jour du repos hebdomadaire, ou la fin de la journée du travail et même à l’intérieur des exploitations…

2 - Un sit-in national le 15 Décembre 2011 devant les sièges du ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Emploi à Rabat.

A travers cette campagne, les ouvrier(e)s agricoles veulent dénoncer
la réalité de leur extrême pauvreté et le bafouement de leurs droits élémentaires
.

1. Au niveau du salaire : le salaire minimum légal dans l’agriculture est de 60,63 dirhams par jour (5euros), c’est-à-dire 1576 dirhams par mois(140euros), les jours de repos n’étant pas payés (contre 2431 dirhams pour l’industrie et le commerce soit 230euros).
Il faut noter que les syndicats ont réussi, grâce à leurs luttes et aux luttes populaires, à obtenir une augmentation de 15% du salaire minimum lors du dialogue social du 26 avril 2011, et que la FNSA/UMT a mené un grand combat pour aboutir à un accord pour unifier le salaire minimum dans tous les secteurs sur 3 années (1/3 par an).
Mais nous estimons, à cause des manœuvres de l’Etat et de son protégé patronat agricole, que cet accord ne sera effectif que par une lutte acharnée et continue.

2. Au niveau du nombre d’heures de travail : les ouvrier(e)s agricoles selon le code du travail sont sensés travailler en moyenne 48 heures par semaine contre 44 heures dans l’industrie et le commerce.
Mais dans la pratique, ils travaillent plus de 10 heures par jour et dans des conditions très dures (dans les abri-serres à forte humidité et des températures élevées, utilisation des pesticides sans protection...)

3. Concernant les déclarations à la Caisse National de Sécurité Sociale. Le nombre des salariés agricoles déclarés à la CNSS représente à peine 6% du total des assurés (l’effectif des ouvriers agricoles est estimé à 1000000).
Ce qui prive la grande majorité d’entre eux de toute couverture sociale et des allocations familiales, et permet aux patrons agricoles de piller des milliards de dirhams par an.

4- Généralisation de la flexibilité du travail par le recours intensif aux entreprises d’emploi temporaire qui sape toute relation de travail stable et les acquis relatifs à l’ancienneté.

5. Le non-respect du droit syndical. Dans la majorité des cas, les ouvrier(e)s syndiqués sont licenciés dès la formation de leur bureau syndical, de même les délégués des salariés sont les premiers victimes (chez ZNIBER et les DOMAINES ROYAUX par exemple) et les autres qui rentrent en grève de solidarité sont également renvoyés à leur tour .
Alors que Les autorités se mettent toujours du côté des patrons agricoles et mettent à leur disposition les forces de répression et les tribunaux pour condamner les grévistes, en vertu de l’article 288 du Code pénal.
Cet article réprime le droit de grève par le biais de la soi-disant entrave à la liberté du travail .

6. Le transport des ouvrier(e)s agricoles vers les exploitations se fait par des vieux véhicules (remorques, pick up entassés) sans assurance mettant leurs vies en danger, et des accidents souvent mortels se produisent régulièrement dans beaucoup de régions, et avec une complicité totale des autorités qui ne bougent pas le pouce envers ce genre de transport illégale.

7. L’Etat veille à « exporter » les femmes rurales et celles des quartiers marginalisés à travailler dans des champs de fraises en Espagne avec des conditions semblables à celles de l’esclavagisme qu’on croyait aboli dans les pays du Nord.

Ce ne sont ici que quelques aspects des conditions d’oppression et d’exploitation des ouvrier(e)s agricoles, et dont la responsabilité incombe au gouvernement qui veut garantir aux grands capitalistes agricoles une main d’œuvre servile et bon marcher , pour soi-disant encourager l’investissement.
Notons dans ce carde que le patronat agricole est exonéré d’impôt en bénéficiant, en plus, des milliards de dirhams de subventions et des facilités d’acquisition des terres agricoles.

Nous militant(e)s de la Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) lançons un appel à tous et toutes les démocrates et défenseurs des intérêts de la classe ouvrière pour se mobiliser dans une vaste campagne de dénonciation de ces violations flagrantes des droits humains, et leur demandons de participer au sit-in qui aura lieu devant les sièges du ministère de l’Agriculture et de l’Emploi à Rabat le jeudi 15 Décembre 2011à partir de 9h.

Nous appelons également tous les réseaux de solidarité ouvrière et rurale, tant à l’échelle régionale qu’internationale, à participer à cette initiative militante, à la faire connaître et la médiatisé largement, et développer des formes de solidarité concrètes.


Rabat le 10/12/2001
Fédération du secteur agricole/Union marocaine du Travail (FNSA/UMT)

dimanche 1 janvier 2012

communiqué de presse du Théâtre de la Liberté, 29 décembre 2011

Communiqué de presse
du Théâtre de la Liberté, 30 décembre 2011
Communiqué du 29 décembre 2011

Zakaria Zubeidi, l'un des fondateurs du Théâtre de la Liberté et un des leaders de la résistance est menacé.
Aujourd'hui, 29 décembre 2011, Zakaria Zubeidi, le cofondateur, le supporter ardent et guide du Théâtre de la Liberté, a été averti par l’Autorité palestinienne que les autorités israéliennes ont révoqué son amnistie.
Cette amnistie lui avait été accordée en 2007 par le cabinet du premier ministre israélien lorsqu'il s'est retiré de la résistance armée. Selon l'accord d'amnistie il pouvait demeurer en sécurité dans le district de Jénine contrôlé par l'Autorité palestinienne sans que l'armée israélienne ne cherche à l'arrêter ou à l'assassiner.

Après avoir été le leader de la résistance armée pendant la seconde intifada, depuis 2006, Zubeidi s'est consacré à la résistance culturelle non-violente à travers le théâtre.
Il a fondé le Théâtre de la Liberté avec Juliano Mer Khamis qui a été assassiné cette année par des assaillants inconnus. Dans le camp de réfugiés de Jénine, le Théâtre de la Liberté est un lieu culturel qui utilise l'art comme forme de résistance à l'occupation.
Zubeidi est devenu un des principaux avocats de la résistance non-violente par l'art.

Ainsi que le dit Zubeidi : "nous avons utilisé la résistance armée pour représenter notre cause dans l'Intifada, puis nous avons décidé de suivre le programme d'amnistie de l'Autorité palestinienne et de cesser la résistance armée ; ainsi j'ai continué ma résistance contre l'occupation par la résistance culturelle et le Théâtre de la Liberté est l'une des institutions que je soutien pleinement."
Pourtant, aujourd'hui à 16h l'Autorité palestinienne a été contactée par l'armée israélienne qui l'informait que l'amnistie dont jouissait Zakaria Zubeidi était révoquée et qu'il avait une heure pour se présenter.
Son téléphone lui a été retiré et il est en grand danger.
Aucune raison n'a été donnée pour cette soudaine suppression de son statut d'amnistié.

Le Théâtre de la Liberté considère cela comme une nouvelle étape dans les attaques et le harcèlement continus auxquels le Théâtre de la Liberté est soumis depuis quelques mois; y compris des attaques contre le théâtre par les Forces Spéciales israéliennes, des arrestations nocturnes répétées de ses membres et des convocations de son personnel comme de ses étudiants à se présenter à des interrogatoires.

- Quelles que soient les raisons que donneront les autorités israéliennes pour ce revirement cynique, il compromet le suite du travail du Théâtre de la Liberté dans sa défense de la résistance non-violente et il met Zakaria en danger, dit Jonatan Stanczak, le troisième cofondateur du Théâtre de la Liberté.

- Zakaria s'est toujours conformé aux conditions mises à son amnistie, tout en soutenant une intifada culturelle, aussi cette nouvelle est un réel choc dit Jacob Gough, un ami de Zubeidi, associé de longue date du Théâtre de la Liberté.

Le Théâtre de la Liberté condamne vigoureusement ces actions et tient à insister sur le fait que la vie de Zubeidi est vraiment en danger. Le Théâtre de la Liberté exhorte tous ses amis à contacter l'Autorité palestinienne, la DCO israélienne de Jénine, les représentations israéliennes de vos pays, les parlementaires, pour exprimer l'opposition à cette mesure et soutenir Zakaria Zubeidi.

Pour plus d'information ...

Jonatan Stanczak, cofondateur et directeur actuel du Théâtre de la Liberté, jonatan@thefreedomtheatre, +46 (0)70 7908296

Nabeel al(Raee, directeur artistique du Théâtre de la LIberté, nabeel@thefreedomtheatre.org, +972 (0)59 996 8673

Numéros contacts ...
Le commandant du district israélien: +972 (0)4 6407312
Taiseer Shrakah, représentant de l'AP: +972 (0) 599800009

Source
Afps21