CONFERENCE DE PRESSE 
(MARCHE POUR LA LIBERTE DE GAZA)

CONFERENCE DE PRESSE
Vendredi 18 Décembre 2009
Maison des Associations - DIJON
les Alternatifs, Artisans du monde, ATTAC, CCFD21, CEMEA, CGT- SUD, CIMADE, CNT, La Fédération, FSU, LDH, Les Verts, MAN, JMFB, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Parti de Gauche, PCF, Secours-Catholique, UJFP(Union des Juifs Français pour la Paix)
1- Origine de l’initiative
C’est une association américaine "Code Pink" (Code Rose) qui est à l’origine de cette marche pour la liberté de Gaza. Cette association s’est donné comme but de lutter contre le racisme, de défendre le droit international : Irak, Afghanistan, Palestine…, le droit des minorités : homosexuels, noirs…, les droits civils… avec des moyens non-violents.
Quand les associations de soutien au Peuple Palestinien ont eu connaissance de l’initiative de Code Pink, et après avoir vérifié que leurs partenaires palestiniens soutenaient cette action, elles ont publié l’appel de Code Pink qui est devenu l’appel de la Coalition Internationale pour mettre fin au siège illégal de Gaza. (voir site de Code Pink en anglais :
http://www.gazafreedommarch.org/ )
2- Appel pour la marche de la Liberté pour Gaza, 1er janvier 2010
Le 1er janvier 2010, nous marcherons aux côtés du peuple de Gaza en une manifestation non violente qui brisera le blocus illégal.
Déclaration de Principes et Objectifs
Amnesty International a appelé le blocus de Gaza « forme de punition collective de la population de Gaza entière, violation flagrante des obligations d’Israël selon la Quatrième Convention de Genève ».
Human Rights Watch a qualifié le blocus de Gaza de « violation grave du droit international ».
L’ancien président US Jimmy Carter a dit que la population de Gaza était traitée « comme des animaux » et a appelé à « la fin du siège de Gaza, » qui prive « un million et demi de personnes des besoins vitaux. »
Une des sommités mondiales sur Gaza, Sara Roy, de l’Université d’Harvard, a dit que la conséquence du siège « est indéniablement une souffrance massive, créée en grande partie par Israël, mais avec la complicité de la communauté internationale, en particulier celle des USA et de l’Union Européenne. »
La loi est claire. La conscience de l’humanité est choquée.
Pourtant, le siège de Gaza continue.
La population de Gaza a exhorté la communauté internationale à aller au-delà des paroles de condamnation.
Il est temps pour nous d’agir !
LA LONGUE MARCHE VERS LA LIBERTE
Pour marquer l’anniversaire des 22 jours d’attaque d’Israël sur Gaza, la Coalition Internationale pour mettre fin au siège illégal de Gaza enverra des contingents des quatre coins du monde à Gaza. Le 1er janvier 2010, nous marcherons aux côtés du peuple de Gaza pour une manifestation non violente qui brisera le blocus illégal.
La marche s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente issue du soulèvement populaire de masse de la première Intifada. Cette attitude non-violente perdure dans les villages de Cisjordanie qui protestent actuellement contre l’existence du mur d’annexion israélien voleur de terres et résistent sans violence à l’agressivité de l’armée israélienne.
Elle s’inspire des volontaires internationaux qui se sont tenus aux côtés des agriculteurs palestiniens lors de leurs récoltes, des équipages des navires qui ont défié le blocus de Gaza par la mer, et des chauffeurs des convois qui ont livré l’aide humanitaire à Gaza.
Elle s’inspire du Mahatma Gandhi. Gandhi avait appelé son mouvement « Satyagraha – Étreinte de la vérité ». Nous nous accrochons à la vérité que le siège d’Israël sur Gaza est illégal et inhumain.
Gandhi a dit que la non-violence exigeait plus de courage et qu’elle était plus efficace que la violence. Nous voulons prouver la véracité de la conviction de Gandhi par nos actes.
Nous n’avons pas peur, nous ne reviendrons pas en arrière, nous ne laisserons pas mourir Gaza.
Gandhi a dit que la finalité de l’action non violente était d’ « accélérer » la conscience de l’humanité. Nous voulons amener l’humanité à ne pas se contenter de déplorer la brutalité israélienne, mais à agir activement pour l’arrêter.
Ceux d’entre nous qui habitent aux États-Unis s’inspirent également de notre Mouvement pour les Droits Civils.
Si Israël dévalue la vie des Palestiniens, alors - exactement comme les blancs nordistes sont descendus vers le sud pendant l’été de la Liberté – nous devons tant servir de boucliers humains pour protéger les Palestiniens de la brutalité israélienne que porter personnellement témoignage de l’inhumanité à laquelle les Palestiniens sont confrontés quotidiennement.
Si Israël défie le droit international, alors – exactement comme les commissaires fédéraux furent envoyés pour faire appliquer la loi de la terre contre les shérifs sudistes racistes – nous devons envoyer des commissaires non violents des quatre coins du monde pour faire appliquer la loi de la communauté internationale à Gaza.
Nous ne prenons pas partie dans la politique intérieure palestinienne. Nous sommes du côté du droit international et de la décence humaine fondamentale.
Nous concevons cette marche comme un autre maillon de la chaîne de résistance non violente au mépris flagrant du droit international par Israël.
Le siège est illégal.
Le mur est illégal.
Les colonies et les démolitions de maisons sont illégales.
Les bouclages et les couvre-feux sont illégaux.
Les barrages routiers et les checkpoints sont illégaux.
La détention et la torture sont illégales.
La vérité est que si le droit international était appliqué, l’occupation ne serait pas.
Cette marche ne peut réussir que si elle éveille la conscience de l’humanité.
Si nos rangs rejoignent la population de Gaza dans la marche pour la liberté, et que des millions d’autres, partout dans le monde, suivent la marche sur Internet, nous pouvons briser le siège sans qu’une goutte de sang ne soit versée.
Si le monde entier nous regarde, Israël ne pourra pas nous arrêter. S’il vous plaît, rejoignez-nous.
3- Déroulement
En fait il y aura deux marches, l’une partant d’Egypte et l’autre partant d’Israël
Marche côté égyptien
Cette marche rassemble le plus grand nombre de citoyens du monde entier. Les marcheurs arriveront au Caire entre le 20 et le 27 décembre pour la très grande majorité et repartiront à partir du 3 janvier.
Programme de la marche :
. du 22 au 27 décembre : départs échelonnés du Caire pour Al-Arish,
. du 23 au 29 décembre : entrées à Gaza par la frontière de Rafah
. mercredi 30 décembre : visite des zones les plus dévastées pendant l’invasion israélienne
. jeudi 31 décembre : marche pour la liberté de Gaza, en direction de la porte de Beit Hanoun (Erez).
. vendredi 1er janvier : rencontres avec les organisations civiles palestiniennes,
. samedi 2 janvier : retour au Caire.
Marche côté israélien
. Rencontres avec les anticolonialistes israéliens et les palestiniens d'Israël
. Actions communes de soutien aux Gazaouis
. vendredi 1er janvier : Marche de Jérusalem vers Erez (Beit Hanoun)
4- Les Dijonnaises et Dijonnais dans la Marche
Ils se rendront à Gaza depuis Le Caire et El-Arish.
Annexe 1
Note 1 : au Nord, Eretz, point de passage très restreint pour les diplomates, internationaux et un nombre très limité de malades (passage garanti pourtant dans les accords d’Oslo vers la Cisjordanie, mais jamais appliqué).
Note 2 : à l’Ouest, accès limité par Israël à 400m. en mer pour les pêcheurs.
Note 3 : à l’Est, tout au long de la frontière avec Israël, zone tampon de 500m. à 1km (au lieu de 50m. selon les accords), interdisant toute culture et présence humaine.
Note 4 : au centre de la bande de Gaza, centrale électrique, en partie détruite en décembre 2008, fonctionnement limité en raison du blocus israélien sur le fioul.
Note 5 : au Sud, Rafah, le seul point de passage avec le monde extérieur pour les Palestiniens de Gaza, selon le bon vouloir d’Israël et de l’Egypte.
Note 6 : tout au Sud, aéroport construit après les accords d’Oslo, financé par l’Europe, détruit par l’armée israélienne en 2001 et jamais reconstruit ; à coté de l’aéroport, point de passage de Karem Shalom : terminal de faible capacité, le seul aujourd’hui pour l’aide humanitaire.
Nota – Ordres de grandeur :
Gaza : 396 km² soit environ 40 km de long (Dijon – Beaune) sur 10 km de large ,
Côte d’Or : 8765 km²
Gaza : environ 1 500 000 habitants
Côte d’Or : environ 500 000 habitants, Bourgogne environ 1 600 000
Annexe 2
La Plateforme des ONG françaises Pour la Palestine
Historique
Fin 1993, au moment de la signature des accords d'Oslo, dix associations françaises de solidarité internationale, engagées de longue date dans des actions de partenariat avec les Palestiniens, ont décidé de coordonner leurs actions en créant la plateforme des ONG françaises pour la Palestine.
En 2003, la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, devenue association loi 1901, rassemble 37 associations, dont 22 sont membres signataires et 15 sont membres observateurs. La plateforme regroupe des organisations de solidarité internationale, des associations de sensibilisation, de développement, de recherche, de défense des droits de l’Homme, des mouvements d'éducation populaire et des collectifs d'associations. Elles ont en commun l’adhésion à la Charte fondatrice de la plateforme.
Membres : AITEC, Association des Palestiniens de France, Association France Palestine Solidarité, Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens, CCFD, Cedetim, CEMEA, CICUP, Cimade, Collectif des citoyens juifs et arabes, CVPR, Enfants du Monde - Droits de l'Homme, Enfants Réfugiés du Monde, Forum des Citoyens de la Méditerranée, GREF, Ligue des Droits de l'Homme, MRAP, Palestine 33, Pays de la Loire - Gaza - Jérusalem, Quartiers sans Frontières, Terre des Hommes-France, Union Juive Française pour la paix, Vétérinaires sans Frontières
Observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, Afran-Saurel, Agir ensemble pour les droits de l'Homme, Amnesty International, Association Pour Jérusalem, Coordination Sud, CRID, Fondation France Libertés, Francas, Handicap International, Médecins du Monde, Ritimo, Secours Catholique, SecoursPopulaire Français, SIDI, Tiens Voilà Encore Autre Chose !