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mercredi 23 décembre 2009

La parole à ... un iranien libertaire ... 2

- Que dire au sujet ... des slogans ??

- En général, les slogans politiques et sociaux représente le reflet de ce qui se passe dans la société ou plus précisément dans la mentalité des personnes qui prennent part à une forme de protestation y compris de manifestation.
Ces slogans témoignent d'un sentiment de patriotisme chez les iraniens en réaction à une politique de la république islamique menée depuis 31 ans. Il est spontané et logique.

Les slogans lancés dans les manifestations en Iran témoignent tous de ce sentiment de patriotisme de plus en plus marqué.

On peut citer entre autres :


"indépendance, liberté, une république iranienne"
"Je vais me battre et je vais mourir mais je vais récupérer mon Iran"
"ni Gaza, ni Liban, toute mon âme pour mon Iran"

Par ce troisième slogan, le peuple iranien ne conteste pas la légitimité de la cause palestinienne ni celle du peuple libanais, mais il marque une prise de position assez forte face à la politique intérieure et extérieure de la république islamique distribuant des sommes exhorbitantes aux organisations terroristes comme le Hamas et le Hezbollah, alors que le peuple iranien à l'intérieur est en peine et où beaucoup de gens vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Un exemple : le Hamas a reçu 250 millions de dollars en la personne de Khaled Mashal, lors d'une visite à Téhéran. Cela pour dire que le peuple est tout à fait conscient de la souffrance du peuple palestinien dont il se sent totalement solidaire, tout en contestant la façon et les moyens d'exprimer cette solidarité. Autrement dit, il approuve entièrement le soutien du peuple palestinien sur le front de l'infrastructure, de l'aide sociale et humanitaire, de toutes les ONG.
Il est prêt à le faire savoir l'exprimant malgré les risques qu'il court prenant part à des manifestations dans la rue, car dans le même temps, on doit noter qu'à chaque fois que ce type de slogan est lancé, les ordres de "sécurité" s'attaquent de plus en plus violemment aux manifestants.

C'est dire que le peuple attaque le fondement de l'idéologie de la république islamique ainsi que les idées même de son fondateur Ayatollah Khomeiny, c'est à dire (l'export) de la révolution islamique.

En effet, il a exprimé explicitement au lendemain de la révolution son intention d'implanter la révolution islamique dans d'autres pays.
Il s'en suit que l'on perçoit la république islamique comme une pieuvre avec ses tentacules implantées dans d'autres pays de la région, d'où la rage du peuple iranien vis-à-vis de la république islamique et ce qu'elle en a fait pendant ces 31 ans, afin de restituer ce qu'il considère comme son identité nationale, en d'autres termes son "iranité".



























Pour enchaîner sur la question des femmes, je ne peux m'empêcher de citer la jeune femme qui est devenue le symbole même de la révolution iranienne, l'une des martyrs de ce mouvement de ces derniers mois Neda Agha-Soltan.
Pour précision linguistique le prénom (Neda) signifie en persan à la fois "la voix" et "l'appel", donc la voix du peuple d'Iran et un appel à sa liberté.


âmes sensibles s'abstenir!!


Interview
de Babak M
esp/Tairi

Pour la levée du siège du domicile de monsieur Hamma Hammami et de maître Radhia Nasraoui


Nous signataires de la présente pétition, exigeons des autorités tunisiennes :

- La levée du siège du domicile de monsieur Hamma Hammami, porte parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie, et de maître Radhia Nasraoui, avocate, présidente de l'association de lutte contre la torture en Tunisie, ALTT.

- L'arrêt des procès de droit commun fabriqués à leur encontre, en raison de leur engagement politique et pour les droits, en particulier pour leurs opinions sur la situation générale dans le pays et leurs déclarations sur les élections du 25 octobre dans les chaînes étrangères ...

Aljazeera,
France 24,
Alhiwar Londonienne. ..


- La levée de l'interdiction de quitter le territoire qui frappe injustement monsieur Hamma Hammami et maître Rhadia Nasraoui, sans aucun fondement juridique ou légal.

- L'ouverture d'une enquête sérieuse sur leur agression à l'aéroport et la poursuite des auteurs pour mettre fin à l'impunité.

- La cessation des campagnes de diffamation qui les visent impunément, ainsi que de nombreuses figures d'organisations, d'associations et de partis d'opposition.


Pour signer la pétition envoyer un mail à

solidaritehammaradhia@albadil.info

lundi 21 décembre 2009

La parole à ... un iranien libertaire ...1





- Bonjour, nous venons de nous rencontrer, peux-tu te présenter s'il te plait ??

- Je m'appelle BabaK, je suis étudiant en doctorat de littérature à l'Université de Bourgogne et cela fait trois ans que je me trouve sur Dijon.
Je suis originaire de Téhéran pour y avoir grandi et vécu. Il se trouve que c'est la troisième fois que je viens en France toujours par rapport à mes études.
Ce n'est qu'après un retour dans mon pays natal où j'ai essayé de me réadapter à la société iranienne et auprès de ma famille et qu'en fin de compte j'ai vu que ce n'était pas possible que j'ai décidé de revenir en France.

- Quelle en a été ta trajectoire ?

- Je suis revenu directement de Téhéran sur Dijon suite à une formation universitaire qui m'était offerte en rapport avec mon cursus et lié aussi au coût de la vie, puisque j'avais dans le même temps l'opportunité d'aller sur Paris, ce qui s'est avéré plus difficile.
Ce retour en France sur Dijon a eu lieu fin août 2006.

- Parles moi de ta rencontre avec Sarah Horchani.

- J'ai rencontré Sarah lors d'une soirée d'Amnesty il y a 3 ans, puis nous nous sommes perdus de vue, pour nous retrouver tout à fait par hasard dans une rue du centre ville.

- Lors de vos retrouvailles quels ont été vos sujets de débats ?

- L'Iran, le fait de renouveau et d'une relance thématique de ce pays.

- Sommairement, que pourrais-tu me dire sur ce sujet sachant que nous sommes appelés à nous retrouver dans de prochains jours ?

- Sommairement je peux dire que nous nous trouvons en progrès et que le mouvement de résistance iranien est sur l'offensive, ce serait le régime iranien qui reculerait .

- Par rapport à la situation actuelle, comment te positionnes-tu ?

- Je pense que la société iranienne a tellement changé qu'on peut dire que l'ère de la -république islamique- est révolue, du fait des slogans que l'on perçoit dans la rue, ces slogans reflétant l'attitude des gens au sein de la société qui veulent un changement tel que le recul voire la disparition du régime islamique.

- Au niveau de la situation de la femme ?

- Les femmes jouent un rôle de plus en plus décisif dans l'évolution des événements, par exemple, on en trouve en position de leaders ou en tant que coordinatrices lors de la plupart des manifestations (encadrements, élaboration de slogans, stratégies etc ... ).

- Pourquoi précisément les femmes à ce type de postes et de fonctions ?

- Parce qu'elles réagissent logiquement à une répression dont elle étaient les principales victimes. On trouve des étudiantes, des jeunes femmes dans la vie active mais aussi des artistes, des avocates et militantes DH.

- Pour en revenir à la situation de la population ?

- Il y a plusieurs facteurs avec un fort clivage entre la ville et la campagne. Autant la ville est organisée, moderne et évoluée, autant la campagne est en position de retrait, d'isolement et d'éloignement.
Idem pour les petites villes. Socialement, la plus grande partie de la population souffrant d'analphabétisme vit à la campagne et forme le bastion du régime iranien. Elle ne trouve ni le temps ni la motivation d'y trouver de l'intérêt.
Le facteur le plus essentiel est que la religiosité est beaucoup plus forte à la campagne que dans les villes, par conséquent la croyance et la dépendance par rapport au régime s'y trouve aussi plus forte.
On peut noter aussi une divergence d'opinion assez forte parmi les iraniens exilés par manque de cohésion nationale et faute d'une alternative politique qui n'est pas encore exprimée.

- Que pourrais-tu émettre comme conclusion pour aujourd'hui ?

- En conclusion ce que je pourrais dire serait que l'attitude de la plupart des iraniens hommes ou femmes, toutes tranches d'âges confondues, surtout des jeunes qui composent 60 à 65% de la population iranienne et ayant moins de 30 ans, est d'être avide de liberté, laïcité et de démocratie.


Interview
de Babak M
esp/Tairi

vendredi 18 décembre 2009

Dijon et la MARCHE POUR LA LIBERTE DE GAZA

CONFERENCE DE PRESSE

(MARCHE POUR LA LIBERTE DE GAZA)

CONFERENCE DE PRESSE

Vendredi 18 Décembre 2009

Maison des Associations - DIJON


les Alternatifs, Artisans du monde, ATTAC, CCFD21, CEMEA, CGT- SUD, CIMADE, CNT, La Fédération, FSU, LDH, Les Verts, MAN, JMFB, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Parti de Gauche, PCF, Secours-Catholique, UJFP(Union des Juifs Français pour la Paix)

1- Origine de l’initiative

C’est une association américaine "Code Pink" (Code Rose) qui est à l’origine de cette marche pour la liberté de Gaza. Cette association s’est donné comme but de lutter contre le racisme, de défendre le droit international : Irak, Afghanistan, Palestine…, le droit des minorités : homosexuels, noirs…, les droits civils… avec des moyens non-violents.

Quand les associations de soutien au Peuple Palestinien ont eu connaissance de l’initiative de Code Pink, et après avoir vérifié que leurs partenaires palestiniens soutenaient cette action, elles ont publié l’appel de Code Pink qui est devenu l’appel de la Coalition Internationale pour mettre fin au siège illégal de Gaza. (voir site de Code Pink en anglais :

http://www.gazafreedommarch.org/ )

2- Appel pour la marche de la Liberté pour Gaza, 1er janvier 2010

Le 1er janvier 2010, nous marcherons aux côtés du peuple de Gaza en une manifestation non violente qui brisera le blocus illégal.

Déclaration de Principes et Objectifs

Amnesty International a appelé le blocus de Gaza « forme de punition collective de la population de Gaza entière, violation flagrante des obligations d’Israël selon la Quatrième Convention de Genève ».

Human Rights Watch a qualifié le blocus de Gaza de « violation grave du droit international ».

L’ancien président US Jimmy Carter a dit que la population de Gaza était traitée « comme des animaux » et a appelé à « la fin du siège de Gaza, » qui prive « un million et demi de personnes des besoins vitaux. »

Une des sommités mondiales sur Gaza, Sara Roy, de l’Université d’Harvard, a dit que la conséquence du siège « est indéniablement une souffrance massive, créée en grande partie par Israël, mais avec la complicité de la communauté internationale, en particulier celle des USA et de l’Union Européenne. »

La loi est claire. La conscience de l’humanité est choquée.

Pourtant, le siège de Gaza continue.

La population de Gaza a exhorté la communauté internationale à aller au-delà des paroles de condamnation.

Il est temps pour nous d’agir !

LA LONGUE MARCHE VERS LA LIBERTE

Pour marquer l’anniversaire des 22 jours d’attaque d’Israël sur Gaza, la Coalition Internationale pour mettre fin au siège illégal de Gaza enverra des contingents des quatre coins du monde à Gaza. Le 1er janvier 2010, nous marcherons aux côtés du peuple de Gaza pour une manifestation non violente qui brisera le blocus illégal.

La marche s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente issue du soulèvement populaire de masse de la première Intifada. Cette attitude non-violente perdure dans les villages de Cisjordanie qui protestent actuellement contre l’existence du mur d’annexion israélien voleur de terres et résistent sans violence à l’agressivité de l’armée israélienne.

Elle s’inspire des volontaires internationaux qui se sont tenus aux côtés des agriculteurs palestiniens lors de leurs récoltes, des équipages des navires qui ont défié le blocus de Gaza par la mer, et des chauffeurs des convois qui ont livré l’aide humanitaire à Gaza.

Elle s’inspire du Mahatma Gandhi. Gandhi avait appelé son mouvement « Satyagraha – Étreinte de la vérité ». Nous nous accrochons à la vérité que le siège d’Israël sur Gaza est illégal et inhumain.

Gandhi a dit que la non-violence exigeait plus de courage et qu’elle était plus efficace que la violence. Nous voulons prouver la véracité de la conviction de Gandhi par nos actes.

Nous n’avons pas peur, nous ne reviendrons pas en arrière, nous ne laisserons pas mourir Gaza.

Gandhi a dit que la finalité de l’action non violente était d’ « accélérer » la conscience de l’humanité. Nous voulons amener l’humanité à ne pas se contenter de déplorer la brutalité israélienne, mais à agir activement pour l’arrêter.

Ceux d’entre nous qui habitent aux États-Unis s’inspirent également de notre Mouvement pour les Droits Civils.

Si Israël dévalue la vie des Palestiniens, alors - exactement comme les blancs nordistes sont descendus vers le sud pendant l’été de la Liberté – nous devons tant servir de boucliers humains pour protéger les Palestiniens de la brutalité israélienne que porter personnellement témoignage de l’inhumanité à laquelle les Palestiniens sont confrontés quotidiennement.

Si Israël défie le droit international, alors – exactement comme les commissaires fédéraux furent envoyés pour faire appliquer la loi de la terre contre les shérifs sudistes racistes – nous devons envoyer des commissaires non violents des quatre coins du monde pour faire appliquer la loi de la communauté internationale à Gaza.

Nous ne prenons pas partie dans la politique intérieure palestinienne. Nous sommes du côté du droit international et de la décence humaine fondamentale.

Nous concevons cette marche comme un autre maillon de la chaîne de résistance non violente au mépris flagrant du droit international par Israël.

Le siège est illégal.

Le mur est illégal.

Les colonies et les démolitions de maisons sont illégales.

Les bouclages et les couvre-feux sont illégaux.

Les barrages routiers et les checkpoints sont illégaux.

La détention et la torture sont illégales.

La vérité est que si le droit international était appliqué, l’occupation ne serait pas.

Cette marche ne peut réussir que si elle éveille la conscience de l’humanité.

Si nos rangs rejoignent la population de Gaza dans la marche pour la liberté, et que des millions d’autres, partout dans le monde, suivent la marche sur Internet, nous pouvons briser le siège sans qu’une goutte de sang ne soit versée.

Si le monde entier nous regarde, Israël ne pourra pas nous arrêter. S’il vous plaît, rejoignez-nous.

3- Déroulement

En fait il y aura deux marches, l’une partant d’Egypte et l’autre partant d’Israël

  1. Marche côté égyptien

Cette marche rassemble le plus grand nombre de citoyens du monde entier. Les marcheurs arriveront au Caire entre le 20 et le 27 décembre pour la très grande majorité et repartiront à partir du 3 janvier.

Programme de la marche :

. du 22 au 27 décembre : départs échelonnés du Caire pour Al-Arish,

. du 23 au 29 décembre : entrées à Gaza par la frontière de Rafah

. mercredi 30 décembre : visite des zones les plus dévastées pendant l’invasion israélienne

. jeudi 31 décembre : marche pour la liberté de Gaza, en direction de la porte de Beit Hanoun (Erez).

. vendredi 1er janvier : rencontres avec les organisations civiles palestiniennes,

. samedi 2 janvier : retour au Caire.

  1. Marche côté israélien

. Rencontres avec les anticolonialistes israéliens et les palestiniens d'Israël

. Actions communes de soutien aux Gazaouis

. vendredi 1er janvier : Marche de Jérusalem vers Erez (Beit Hanoun)

4- Les Dijonnaises et Dijonnais dans la Marche

Ils se rendront à Gaza depuis Le Caire et El-Arish.



Annexe 1

Note 1 : au Nord, Eretz, point de passage très restreint pour les diplomates, internationaux et un nombre très limité de malades (passage garanti pourtant dans les accords d’Oslo vers la Cisjordanie, mais jamais appliqué).

Note 2 : à l’Ouest, accès limité par Israël à 400m. en mer pour les pêcheurs.

Note 3 : à l’Est, tout au long de la frontière avec Israël, zone tampon de 500m. à 1km (au lieu de 50m. selon les accords), interdisant toute culture et présence humaine.

Note 4 : au centre de la bande de Gaza, centrale électrique, en partie détruite en décembre 2008, fonctionnement limité en raison du blocus israélien sur le fioul.

Note 5 : au Sud, Rafah, le seul point de passage avec le monde extérieur pour les Palestiniens de Gaza, selon le bon vouloir d’Israël et de l’Egypte.

Note 6 : tout au Sud, aéroport construit après les accords d’Oslo, financé par l’Europe, détruit par l’armée israélienne en 2001 et jamais reconstruit ; à coté de l’aéroport, point de passage de Karem Shalom : terminal de faible capacité, le seul aujourd’hui pour l’aide humanitaire.

Nota – Ordres de grandeur :

Gaza : 396 km² soit environ 40 km de long (Dijon – Beaune) sur 10 km de large ,

Côte d’Or : 8765 km²

Gaza : environ 1 500 000 habitants

Côte d’Or : environ 500 000 habitants, Bourgogne environ 1 600 000


Annexe 2

La Plateforme des ONG françaises Pour la Palestine

Historique

Fin 1993, au moment de la signature des accords d'Oslo, dix associations françaises de solidarité internationale, engagées de longue date dans des actions de partenariat avec les Palestiniens, ont décidé de coordonner leurs actions en créant la plateforme des ONG françaises pour la Palestine.1

En 2003, la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, devenue association loi 1901, rassemble 37 associations, dont 22 sont membres signataires et 15 sont membres observateurs.2 La plateforme regroupe des organisations de solidarité internationale, des associations de sensibilisation, de développement, de recherche, de défense des droits de l’Homme, des mouvements d'éducation populaire et des collectifs d'associations. Elles ont en commun l’adhésion à la Charte fondatrice de la plateforme.

Membres : AITEC, Association des Palestiniens de France, Association France Palestine Solidarité, Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens, CCFD, Cedetim, CEMEA, CICUP, Cimade, Collectif des citoyens juifs et arabes, CVPR, Enfants du Monde - Droits de l'Homme, Enfants Réfugiés du Monde, Forum des Citoyens de la Méditerranée, GREF, Ligue des Droits de l'Homme, MRAP, Palestine 33, Pays de la Loire - Gaza - Jérusalem, Quartiers sans Frontières, Terre des Hommes-France, Union Juive Française pour la paix, Vétérinaires sans Frontières

Observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, Afran-Saurel, Agir ensemble pour les droits de l'Homme, Amnesty International, Association Pour Jérusalem, Coordination Sud, CRID, Fondation France Libertés, Francas, Handicap International, Médecins du Monde, Ritimo, Secours Catholique, SecoursPopulaire Français, SIDI, Tiens Voilà Encore Autre Chose !

1 AITEC, AMFP, Amnesty International, Association France Palestine, CCFD, CEDETIM, CIMADE, ERM, TDHF, VSF.

2 Il s’agit d’associations qui souhaitent participer aux activités de la Plateforme mais qui, par leurs statuts, ne peuvent adhérer à des collectifs et/où ne sont pas engagées par les prises de position politiques de la Plateforme.

jeudi 17 décembre 2009

clôture de la semaine DH sur Dijon de -Libertés Cultures-



Ce soir , les droits humains au Maroc avec la projection
"nos lieux interdits" de Leïla Kilani
20H00 Café Le Shanti
rue Berbisey
Dijon

A l'occasion de la dernière journée de la semaine DH organisée par l'association -Libertés Cultures- sur Dijon dont le thème sera sur le Maroc de nos jours .....
il sera fait un hommage à -l'Association Marocaine des Droits Humains-
et un rappel des -brèves- de ces dernières semaines.

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Brèves en cours !!

- Contre le licenciement abusif dont ils sont victimes, les ouvriers de Smesi-850 - Khouribga organisent un sit-in devant le Parlement à Rabatce 17 décembre à partir de 11h.

- Quelques semaines plus tard, n'oublions pas Aïcha Mokhtari et le problème du -Visa-

- Rappel : les -étudiants grévistes de la faim- de Marrakech et Zahra Boudkour ... où en sont-ils?

- Qui se souvient des -prisonniers militants du 1er mai- et de Mohamed Bougrine ?

- Presse et journalistes... droits et limites !!

- Sidi Ifni qui s'en rappelle ?

esp / Tairi

des leçons du passé aux actes de nos jours ...




L'histoire est censée nous préserver des erreurs du passé ... c'est du moins ce qu'on a toujours appris à l'école, notamment pour aborder et illustrer le thème de la Shoah.

Mais...
Voilà comment les sionistes retiennent ce que leur ancêtres ont subi pendant la deuxième guerre mondiale.
Comment peut-on faire subir aux autres ce genre d'atrocités.

Quel exemple laissent les sionistes aux peuples de la Palestine.

- Construction de murs et de barrières pour garder la population dans des prisons

- Check-points pour ne pas laisser à la population la liberté fondamentale de déplacement

- Arrestations et harcèlements

- Destructions de maisons et des moyens de subsistance

- Cadeaux "avec amour" d'enfants épris de paix

- La machine classique de propagande : vous trouverez cette image en NOIR et BLANC dans tous les livres d'histoire, encyclopédies, bibliothèques, musées des pays d'Amérique et d'autres pays occidentaux...

Elle montre un jeune garçon juif avec ses mains levées pendant que des soldats nazis pointent leurs armes sur lui et sa famille pour les expulser de leurs maisons...
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Pourquoi reproduit-on les mêmes tactiques
et comment les
a-t-on décryptées aussi scientifiquement
et avec autant de performances ...??

esp/Tairi

mardi 15 décembre 2009

A l'occasion de la 7è journée du Festival DH de Dijon


A l'occasion de la 7è journée
du Festival DH de Dijon
entretien avec Sarah Horchani ....

- Bonjour Sarah Horchani, nous nous rencontrons au Grand Caf' lors de la 7è soirée de la semaine consacrée à ton festival.
Que peux-tu nous en dire..?

- Chaque jour a été une aventure... Des soirées, comme aujourd'hui, ont nécessité beaucoup de travail en dehors de la projection, de l'organisation et ce soir, l'intervention a été finalisée entre hier et aujourd'hui du fait des derniers éléments se juxtaposant au dossier de début.
Par exemple, cette semaine j'ai appris que la Fondation Khadafi a sorti un rapport sur les critiques concernant la liberté de la presse, et ce en Lybie. Hors c'est la première fois que le gouvernement lybien autorise une association telle que l'"association Human Rights américaine" à s'exprimer sur un tel sujet.

Lorsque je reçois ce type d'info, j'attends, j'observe avant d'avoir mon propre avis et de pouvoir en débattre. C'est ma méthode de travail que de recevoir une info et de la traiter ainsi, tant en recueillant des témoignages que des contradictions.
Ce n'est que lorsque je suis certaine de ladite info qui m'est parvenue qu'alors je m'engage.
En ce qui concerne Florence Cassez, j'ai attendu ainsi en écoutant de part et d'autres, en traitant plusieurs témoignages aussi, ce n'est qu'alors que je me suis positionnée.

- Que peux tu dire sur les journées précédentes ?

- La difficulté est que lorsqu'on organise une conférence et qu'on est acteur et spectateur de cette conférence, on doit gérer la nécessité d'être froid et pragmatique sur le front organisationnel alors que dans le même temps intervient le côté émotionnel lors de la vision d'un film, idem en ce qui concerne l'émotion générée par le débat.


- Là actuellement, nous nous trouvons en pause de fin de soirée, quel serait ton -état- ?

- Je ne sais comment dire.
Toute la journée je me suis concentrée et là d'un coup j'ai comme l'impression de me lâcher.
Toute la journée je n'ai fait que çà, je possédais toutes les infos, toute la méthologie nécessitée, je continuais pourtant à récupérer des infos, des positions, des avis.
Hier soir encore, j'ai été amenée à lire un rapport sur la situation des associations -Euro Méditerranée- en ce qui concerne les différents pays européens et leurs différences voire divergences, ainsi que ce que les diverses associations réclament à ces pays.


- Combien de jours demeure-t-il et quel en seraient les points forts ?

Demain : Darfour
Après-demain : Bil'In avec la projection du film "Bil'In mon amour"
Jeudi : le Maroc avec la projection du film "nos lieux interdits" de Leïla KILANI et qui relate l'interview de quatre familles marocaines sur le thème des disparus.
A cette occasion un hommage sera fait sur le thème de l'AMDH, dont on a fêté les 30 ans, ainsi que son action sur le terrain, de même le nombre important et de femmes militantes et cela est à noter.

-Pour conclure, qu'es-tu à même de dire du rôle des femmes en terrain militant dans le monde et plus spécifiquement dans nos pays du Maghreb ?

Pour conclure ces journée de festival et à quelques jours de sa conclusion, il en ressort que nous avons encore du travail à faire sur le front de l'information.
Par exemple, les préjugés ou l'ignorance existants entre les démocrates et les laïcs.

Je me dis aussi que la population possède un peu trop à mon goût cet individualisme et désolidarisation persistantes sur un thème commun qu'elle pourrait défendre dans la plupart de ses enclâves associatives.

Je pense que la contestation sera mise en exergue du simple fait de leur absence et silence, dans tous les cas où leur présence aurait été nécessaire.
On peut noter par conséquent une contradiction et une incohérence entre les revendications et les actes.

Interview
Sarah Horchani pour Libertés-Cultures
esp/Tairi

jeudi 10 décembre 2009

Le prix des droits de l’Homme de la République française ne sera pas remis au PNGO


Communiqué AFPS

Des pressions intolérables du Crif sur les représentants de la République ...


La France se renie.

Le prix des droits de l’Homme de la République française ne sera pas remis au PNGO au Ministère des Affaires étrangères.

Nous apprenons avec consternation et colère que le Ministère des Affaires étrangères a cédé à des pressions intolérables en démocratie.

Chaque année la France décerne le prix des droits de l’Homme de la République française à des associations qui ont fait montre de détermination et de courage pour les faire respecter, dans des conditions souvent très dures. Les lauréats sont souvent prestigieux.

Une ONG palestinienne, PNGO, est lauréate cette année.

Le PNGO, représentant quelque 200 associations et ONG palestiniennes qui travaillent dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la défense des droits humains, du droit des femmes, de la culture, de l’eau..., est emblématique de la volonté du peuple palestinien de vivre librement et dignement, dans des formes démocratiques où le droit des peuples et les droits humains ne sont pas de vains mots.

La France lui a reconnu cet honneur et s’est honorée ce faisant.

Mais le Crif, association de plus en plus communautariste qui affiche un soutien zélé aux autorités israéliennes d’occupation de la Palestine, a mené une campagne acharnée auprès du Quai d’Orsay dès qu’il fut rendu public qu’une association palestinienne de renom -et irréprochable- était lauréate de ce prix.

Alors la France s’est déshonorée.

Elle a déplacé le lieu -symbolique- de remise de ce prix prestigieux. Elle se tiendra demain jeudi 10 décembre à 17 h à « Sciences Po » et non au Quai d’Orsay. La République, qui avait fait ce choix souverainement, se couche devant des pressions auxquelles il était pourtant facile de résister au nom des valeurs qu’elle est supposée représenter.

L’Afps condamne cette capitulation de nos gouvernants devant un groupe d’intérêt communautaire allié d’une puissance occupante qui ridiculise à la fois la notion de droits humains et la France.

Comment espérer alors de la patrie des droits de l’Homme ?

Paris, 9 décembre 2009