Comme vous le savez peut-être, des actions de boycott, désinvestissemnt, sanctions (BDS) sont lancées dans l’Europe entière par des associations ou des syndicats, à l’encontre de l’Etat d’Israël, visant plus précisément, et d’abord (mais pas seulement) les produits agricoles et industriels produits dans les colonies illégales de Cisjordanie.
Pourquoi ce boycott ?
Parce que nous sommes contre les colonies, qui sont toutes illégales au regard du droit international et de la 4° Convention de Genève !
Plus précisément : dans le cadre de sa politique de voisinage, l’Union européenne favorise certains pays (dont Israël) en les dispensant de taxes à l’export. Mais nous considérons que les colonies n’appartenant pas à Israël, cet Etat doit payer des taxes sur les produits qu’il produit dans ces zones de non droit !
Il en va ainsi, par exemple, des produits agricoles produits dans la vallée du Jourdain, vallée où se sont installées nombre de colonies agricoles israéliennes, et d’où sont chassés –par un biais ou par un autre : fermeture de puits, accès aux terres interdit- les agriculteurs palestiniens.
Dans un premier temps, en 2004, l’Union européenne a demandé à l’Etat d’Israël d’indiquer la provenance de ses produits , signalant ceux qui provenaient des colonies par un code spécial, afin que l’Union européenne , ainsi que les acheteurs, soient informés. Cela n’a pas été fait. Si bien que le boycott va devoir s’exercer sur tous les produits israéliens.
Nous boycottons parce que malgré sa politique de colonisation, de dépossession, de répression, l’Etat d’Israël bénéficie d’une impunité sur la scène internationale. Impunité, c’est peu dire : il bénéficie d’un appui à tous niveaux : diplomatique, commercial, universitaire, militaire, notamment de la part du gouvernement français.
Nous boycottons parce que tous les autres moyens que nous employons s’avèrent inefficaces : condamnations écrites, interventions auprès d’élus et des gouvernements, pétitions, témoignages, rassemblements, manifestations…
Nous boycottons pour que la population d’Israël prenne conscience de la condamnation de l’opinion publique internationale, face à la politique israélienne.
Nous boycotterons jusqu’à la fin de l’occupation, et jusqu’à ce qu’Israêl respecte le droit international.
Qui demande le boycott ?
Le mouvement a été lancé par associations, partis et syndicats palestiniens.
En France, il est relayé par la Plateforme des ONG pour la Palestine, qui regroupe plus de vingt associations.
http://www.plateforme-palestine.org/rubrique.php3?id_rubrique=3
Certains partis politiques se sont joint au mouvement : Alternatifs, Verts, NPA, PCF, Parti de gauche…
(Collectif National appelle toutes les organisations à mener des campagnes de mobilisation pédagogiques conservant un caractère citoyen et non violent Premiers signataires : Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui Alliance For Freedom And Dignity –France (AFD-France), Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF) Association des Tunisiens en France (ATF) Association France Palestine Solidarité (AFPS) Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.) Association républicaine des anciens Combattants Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) CICUP CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël) Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix Droit-Solidarité Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR) Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) Fédération Syndicale Unitaire (FSU) Génération Palestine (GP) GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine La Courneuve-Palestine Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR) Les Alternatifs Les femmes en Noir Les Verts Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) Organisation de Femmes Egalité Parti Communiste Français (PCF) PCOF Solidarité Palestine 18° Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT) Union Juive Française Pour la Paix (UJFP) Union syndicale Solidaires ... Paris, le 15 septembre 2009 »)
En Israël même, l’appel est soutenu par certains pacifistes, comme Neve Gordon (universitaire), Michel Warshawski (journaliste), ou Eyal Sivan (cinéaste)… (liste évidemment incomplète !)
Quelques actions marquantes…
…en Europe…
-En Norvège la ministre des affaires étrangères (une grande première ! Un ministre qui se prononce ouvertement pour le boycott !) a demandé que soient retirés les fonds de pension nationaux de certains secteurs de la compagnie Elbit, secteurs qui fournissent des drones et un système de sécurité pour les murs et les colonies.
-En Grande Bretagne, le plus gros syndicat, qui représent 6,5 millions de travailleurs, s’est engagé à construire un mouvement massif de boycott, en vue d’un règlement négocié avec les Palestiniens, basé sur la justice.
Même chose en Afrique du sud et en Irlande.
Le Conseil Municipal de Sandwell (Grande Bretagne) a décidé de ne pas accepter l'offre de Veolia pour son plan de retraitement des ordures,un contrat de 1 milliard de dollards sur 20 ans.Véolia est complice de l'occupation israélienne dans les territoires plestiniens
-La Grande-Bretagne a renoncé à transférer son ambassade de Tel-Aviv dans une tour construite par un entrepreneur engagé dans la construction de colonies juives en Cisjordanie occupée, rapporte mercredi le quotidien Haaretz.
L´ambassade devait être transférée dans le nouveau bâtiment construit par l´entrepreneur Lev Leviev, propriétaire de la compagnie Africa-Israël, qui construit dans l´implantation de Maalé Adoumim à l´est de Jérusalem et dans deux quartiers de colonisation dans la partie orientale de la ville occupée depuis juin 1967, écrit Haaretz.
L´annulation du contrat de location dans la tour est intervenue après un débat au parlement britannique et la publication dans la presse de pétitions demandant son annulation, l´une étant signée par des membres du Conseil législatif palestinien, toujours selon le journal.
-En Espagne, certains universitaires ont refusé de travailler avec l’université d’ Ariel, car Ariel est une colonie.
- Les douanes allemandes épinglent les produits importés des colonies
Un tribunal de Hambourg en Allemagne met en cause l’exemption de droits de douanes dont bénéficie Israël, concernant des produits issus des colonies. Une affaire qui interpelle l’ensemble des pays européens.
Brita GmbH, entreprise allemande, importe des machines pour la fabrication de l’eau des sodas et des produits de l’entreprise Soda-Club, basée à Ma’ale Adumim et indique sur les étiquettes de ces produits, provenant de cette colonie de Cisjordanie : "Fabriqués en Israël », ce qui exempte lesdites marchandises des taxes de douane.
Le site Web de Soda-Club, souligne le quotidien allemand Der Spiegel, annonce que leurs produits sont fabriqués en Israël, ce que contestent les douanes allemandes.
Lorsque ces mêmes Douanes ont contacté Soda-Club pour savoir où exactement se fabriquaient les produits, la réponse donnée fut sibylline : « Sous administration israélienne des douanes ». Mais quand les Douanes ont insisté pour recevoir une réponse exacte concernant les colonies, elles n’ont pas reçu de réponse et du coup une taxe a été appliquée.
Taxes que Brita ne veut pas payer, alors que la direction des Douanes souligne que le label « fabriqué en Israël » n’est pas exact quand il s’agit de Ma’ale Adumim et d’autres colonies israéliennes dans les territoires occupés.
Der Speigel poursuit en indiquant que ce procès pourrait faire l’objet d’une décision de la cour Européenne de Justice (ECJ). Le tribunal de Hambourg à demandé au ECJ de prendre une décision préliminaire qui intéresserait tous les état membres de l’Union Européenne et créerait une position officielle européenne concernant les taxes (applicables) aux colonies. Le résultat du procès, attendu pour les mois prochains, pourrait être le premier pas de l’Europe vers une politique économique tenant compte de l’illégalité des colonies.
Der Spiegel estime qu’une taxe sur les produits issus des colonies, affecterait au moins un tiers des marchandises israéliennes exportées en Europe, second marché israélien en importance.
En France…
Entre autres :
-Procès intenté par l’AFPS à Véolia, lequel construisait un tramway sensé desservir les colonies de Jérusalem. Grâce au vaste mouvement de protestation palestinien et international, Véolia a renoncé à son projet.
-Protestation de 90 organisations contre l’implantation d’Agrexco à Sète.
Agrexco (grosse compagnie israélienne basée dans les Territoires Occupés) doit exporter ses fruits et légumes à Sète. 70% de ses produits sont cultivés dans les colonies. Les protestations arrivent de tous côtés. Vous pouvez signer :
Pour signer la pétition
http://www.coalitioncontreagrexco.com/spip.php?article1
-Nos collectivités locales travaillent avec la banque belge Dexia, laquelle est implantée dans cinq colonies israéliennes : à nous de protester auprès de nos maires.
Vous trouverez nombre d’initiatives sur internet, en tapant “boycott des produits israéliens”.
Et vous, que pouvez-vous faire ?
Rejoindre si vous le désirez le collectif 21 pour le boycott : afps21@wanadoo.fr
Ou bien, très implement, envoyer une carte à un grand magasin,
une carte qui explique pourquoi nous boycottons les produits en provenance d’Israël : elle est ainsi libellée :
“Je ne veux plus acheter de produits israéliens tant que ceux-ci seront vendus sans indication de leur provenance exacte et tant que ce pays ne respecte pas
les Droits humains fondamentaux à l’égard de la population palestinienne.”
Nous privilégions les grandes surfaces.
Vous pouvez commander ces cartes en joignant votre adresse, nous vous les enverrons gratuitement : afps21@wanadoo.fr
Pour l’AFPS21 et l’UJFP21,

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