A l'occasion d'une signature de pétition concernant
le délai de prescription dans les cas de pédophilie,
viols ou attouchements sexuels sur enfants.
le délai de prescription dans les cas de pédophilie,
viols ou attouchements sexuels sur enfants.
Hélas... je connais ce type de dossier ... l
L'enfant comme le parent floué, dupé occulte parfois des années...
Lorsque le fil se reconstitue sur la base de flash backs d'abord incontrôlés voire sous une forme délirante puis structurés parce que réminiscents ... il nécessite un véritable parcours du combattant pour tout reconstituer et amener à une structure solide, avant d'en arriver à une forme possiblement acceptable pour le judiciaire...
C'est alors que nous nous trouvons face à ce délai de prescription...
Seul existe alors le signalement sur la base d'un procès verbal mais sans plus aucun suivi au pénal ... le responsable délictueux est alors à l'abri du moins en l'absence de faits nouveaux pouvant faire ressurgir ledit signalement .
De trente ans... il faut le passer à 50 ans compte tenu d'un refoulement sous forme amnésique pouvant durer des années ... pour enfin arriver à conclure une plainte solide et valide ...
Nous devons tenir compte aussi de l'acceptation de la partie "victimaire"... dont certaines préfèrent maintenir le non dit...
C'est sans limite...
Il faut savoir enfin que le coupable non soigné du moins non encadré est supposé reproduire un acte y compris dans le cas où il s'agirait d'une pathologie épisodique pour ne pas dire accidentelle comme on peut en croiser certains cas.
Cela concerne tous les cas de délits tels que le viol, les attouchements, la maltraitance aussi physique et mentale que nous ne devons pas négliger et dont certaines formes sont sexuées.
Cela touche parfois les enfants dès les premières heures de vie, il faut le savoir et les dégâts sont destructeurs telle une bombe à retardement.
Les marques physiques disparaissent certes un jour ou l'autre pour cependant parfois réapparaître sous une forme spontanée apparentée à une mémoire du corps, et aussi vivaces qu'une indélébilité flagrante.
On peut assister en outre à un lien quasi indestructible de l'enfant maltraité avec le parent maltraitant ce qui rend quasi impossible toute tractation.
L'enfant se voit être dès lors sous la coupe du dit parent par un lien affectif démesuré autant que par le fait d'une manipulation habilement dressée.
Dans certains cas on peut même constater une forme nouvelle de partenariat du parent et de l'enfant sur le front social comme un besoin interdépendant.
C'est une mosaïque sans fin, et un labyrinthe inextricable qui ne peut trouver fin que sur la base de réminiscences spontanées ou programmées et dans tous les cas consentis de toute part.
Tout cela nécessiterait un large débat et autant d'intervenants, mais surtout la possibilité d'un rallongement notable dudit délai tenant compte de tous les paramètres énoncés.
Oui un large débat et par voie de conséquence un suivi absolument sans concession aucune et largement structuré, compte tenu de la souffrance d'une part et de la manipulation et d'un système reproducteur systématique sur le front des faits.
Pathologie ou travers en ce qui concerne le responsable il paraît non nécessaire mais radicalement impératif d'en assurer une trajectoire inversée pour éviter une reproduction hélas évidente sous une forme ou une autre ...
Car nous avons pu constater que dans certains cas s'étant spontanément interrompus comme dans des cas de crise spontanée et aïgue, pour autant un suivi de cette forme d'actes était généré sous une forme parallèle et sur des victimes similairement sexuées, type androgynes ou asexués.
Et n'excluons pas dans tous les cas un -reproduit- des actes strictement identiques comme un effet rebond d'une mémoire fidèle du responsable ,conscience ou non conscience à l'appui.
tairi
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire