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vendredi 27 janvier 2012

Déclaration du PLD sur El Watan

Un front de patriotes et de démocrates

pour faire barrage

à l’échéance macabre de mai 2012.

Depuis une année, la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord s’est considérablement dégradée au plan politique et a sérieusement plombé les espoirs de liberté et d’ouverture des peuples à la modernité.

Ainsi, en Tunisie le parti Ennahda remporte les élections constituantes du 23 octobre 2011 et obtient 90 des 217 sièges de l'Assemblée avec plus de 40% des suffrages.

Au Maroc, avec plus d’un siège sur quatre, les islamistes du Parti pour la Justice et le Développement, sont les vainqueurs des législatives du 25 novembre 2011 et depuis, pour la première fois de son histoire, le gouvernement marocain a un premier ministre islamiste.

Les élections législatives en Egypte quant à elles, ont été un véritable raz de marée puisqu’à eux seuls les islamistes détiennent près de …70 % des sièges du parlement !

Les islamistes, forts de soutiens politiques décisifs et de moyens financiers sans précédent, sont sortis du bois et confisqué « démocratiquement » la majorité des suffrages là où des « élections » se sont tenues.

1 - Ne pas capituler face aux ennemis de la démocratie !

En Algérie, si la mouvance islamiste n’a pas encore en main toutes les clefs du pouvoir, le tsunami islamiste risque d’emporter le pays par la brèche électorale si le pouvoir s’obstine à maintenir les échéances des élections législatives de Mai prochain.Celui-ci sait pourtant qu’une telle aventure électoraliste a coûté des dizaines de milliers de victimes et ruiné l’infrastructure économique du pays. Seuls le coup d’arrêt à un processus électoral suicidaire vingt ans plus tôt et les immenses sacrifices des forces patriotiques et démocratiques ont permis à l’Algérie de ne pas abdiquer face à l’islamisme armé.

Aujourd’hui, les apprentis sorciers du pouvoir font fi de l’Histoire et serine un discours rassurant. Il semblerait même qu’ils songent à recycler de vieux chevaux de retour san’tegidiots pour réactualiser le contrat de la trahison du 13 janvier 1995 conclu entre le FLN, le FIS et le FFS.Ils jouent sur le mensonge pour se faire passer aux yeux du peuple pour les champions et les précurseurs du changement et agitent l’épouvantail de la peur pour apparaître comme les sauveurs de la République. Tout indique qu’ils sont déjà en campagne pour rameuter le maximum de voix sur leurs candidats.

Les premières passes d’arme sur la scène politique montrent à l’envie que la classe politique aussi ne tire pas les leçons du passé et semble s’acheminer sans état d’âme vers les urnes, à l’instar du FFS, de l’UDR, des Rahabi et consorts.Pourtant, les élections en Algérie ont toujours été un simulacre.

Elles n’ont en fait servi au pouvoir en place qu’à maquiller une dictature pour conforter une image «démocratique » à l’extérieur et se donner d’autre part toute la garantie de manœuvre à l’intérieur pour y imposer ses choix.Mais pourra–t-il faire face au rouleau compresseur islamiste auquel la dynamique du succès électoral assure une marche triomphale inexorable ? Autrement dit, pourra-t-il manipuler les chiffres à sa guise comme dans les scrutins précédents ? L’escroquerie des voix et le bourrage des urnes, pourront-t-ils se faire dans les mêmes proportions pour assurer le rapport de force dont a besoin le système pour perdurer ?

2 - Les élections de Mai : un engrenage suicidaire !

Des voix désespérées s’élèvent de l’intérieur même du pouvoir pour fustiger l’abstention qui se profile, qui risque de réduire considérablement le tripatouillage des voix et de chambarder les quotas préétablis.Au plan politique, la « majorité » présidentielle a l’air de se fissurer. Après avoir tiré profit de tous les dividendes du pouvoir, les islamistes se démarquent de plus en plus de celui-ci dans la perspective de constituer à eux seuls les majorités de demain et fait inédit, l’Algérie est désormais dans les mâchoires islamistes de l’étau maghrébin.

Le nouveau contexte régional pousse à l’inquiétude et rejaillit sur la sécurité intérieure du pays.

Les frontières sont plus poreuses au trafic des armes, à l’infiltration terroriste et l’AQMI a fait du sahel une base arrière terroriste redoutable.La mobilité et les capacités de nuisance du terrorisme islamiste sont telles que ses commandos agissent sans embarras aux quatre coins du territoire et sont à même de mener des opérations spectaculaires : Dans la région de Tindouf, trois étrangers sont enlevés dans un camp de réfugiés sahraouis tandis qu’à la frontière libyenne, le wali d’Illizi en personne est kidnappé dans une zone ultra sécurisée. Ce dernier est libéré 24 heures plus tard sans que l’on ne sache à quel prix a été obtenue sa libération. Par contre, des centaines de citoyens ont été kidnappés au cours de l’année 2011 sans que le pouvoir n’ait investi le moindre effort dans leur libération.

Mais ce qui est nouveau sur la scène politique, c’est le zèle que manifestent l’Occident, notamment les USA et la France, ses alliés historiques : la Turquie, l’Arabie Séoudite et dans le lot, un nouveau mercenaire particulièrement actif et agressif, le Qatar, dans la tentation de soumettre tous les pays arabes aux fourches caudines de l’islamisme « modéré ».Mieux encore, l’organisme français d’assurance (COFACE) s’est converti à l’expertise politique et parie carrément sur la victoire du FLN aux futures « élections » législatives.

D’où tient-il cette indiscrétion ? En tous cas, d’aucuns s’interrogent sur ce qui a bien pu le pousser à gonfler la note sécuritaire de la bonne élève et ce, en flagrante contradiction avec l’état réel du pays, qu’est devenue à ses yeux l’Algérie.Dans une situation politique aussi délétère et dangereuse, faudrait-il que les démocrates s’engagent dans un processus qui risque d’assombrir durablement l’horizon démocratique du pays ? A-t-on le droit de se hasarder dans un engrenage suicidaire et jouer le va-tout du pays à la roulette russe ?

Le combat solitaire et le black-out des années 90 ont ébranlé le pays mais ne l’ont pas mis à genoux.Les Algériennes et les Algériens ont fait la traversée du désert en subissant une des étapes les plus cruciales de leur existence sans faillir à l’objectif principal : Tenir en échec l’islamisme armé.Cette victoire leur a été confisquée par ceux-là mêmes qui les ont traînés dans cette souillure infâme que sont la « Réconciliation nationale » et la « concorde civile » et qui, aujourd’hui font allégeance aux nouveaux maîtres de l’heure : les émirs du Qatar et de laTunisie, après avoir largement ouvert l’échiquier politique algérien à l’islamisme.

3 - Résister, c’est construire un front républicain et démocratique

Les réformes proposées par le pouvoir articulent clairement une tactique politique au souci de préserver le compromis islamo-conservateur. Elles s’inscrivent dans le refus d’une sécularisation du pays et illustrent, en dernier ressort, le caractère profondément anti-démocratique d’une démarche qui nie les valeurs de liberté et d’égalité. Saignés par les vampires de l’islamisme politique et une mafia vautrée dans la corruption et l’incurie, les Algériennes et les Algériens n’en peuvent plus de voir s’éloigner les échéances du redressement et n’aspirent qu’à la paix et à la construction de l’Etat de droit.

La démocratie n’est ni une partie de poker, ni un saut dans l’inconnu mais elle s’arc boute sur un socle de valeurs universelles que les islamo-conservateurs n’ont pas en odeur de sainteté. A partir de quel seuil du pire va-t-on commencer à réfléchir à l’avenir du pays et cessé enfin de jouer avec le feu d’élections biaisées ? La démocratie ne se construit pas avec ses fossoyeurs. C’est pourquoi, briser le cercle vicieux dans lequel on veut enfermer les Algériens, devient un impératif car le système n’est pas une fatalité.

Au plus fort du terrorisme, dans un sursaut salutaire d’union sacrée, les Algériennes et les Algériens ont su passer sous silence toute leur mal vie et puiser dans leurs dernières ressources de résistance pour permettre à la puissance publique de casser la déferlante islamiste.Aujourd’hui, l’urgence est de sceller l’union la plus forte pour faire barrage à l’échéance macabre de mai 2012.

Respectueux des fondements de l’Etat de droit, nous ne sommes pas contre le principe des élections mais nous ne signerons pas un chèque en blanc à ceux qui les ont profilées pour se reproduire ad vitam aeternam et à ceux qui s’en servent comme ruse pour tuer dans l’œuf le projet démocratique. L’heure est au combat dont l’épicentre est le projet de société moderne par lequel les individus, quel que soit leur sexe et leur origine sociale, sont des citoyens libres et égaux.

C’est pourquoi s’impose la nécessité de constituer un très large front de forces patriotiques acquises à l’idéal laïque et démocratique pour s’opposer aux « élections » de mai 2012 et travailler avec l’ensemble des forces vives du pays : les travailleur(se)s, les citoyen(ne)s, les jeunes, les cadres du pays, les artistes, les intellectuel(le)s, à la mise en oeuvre d’une transition républicaine.

De ce point de vue, la plate-forme de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD), peut être une base de départ pour relancer la dynamique de la convergence de toutes les forces démocratiques.

Le Bureau National du PLD


Cette déclaration a été publiée intégralement

dans le quotidien algérien El Watan

en date du 22 janvier 2012

vendredi 20 janvier 2012

Immolation de 5 cadres chômeurs marocains ... MOBILISONS NOUS !!


Maroc : des diplômés chômeurs s'immolent par le feu !
MOBILISONS NOUS !!


Immolation de 5 cadres chômeurs marocains .....................
Ils étaient en sit-in depuis le 5 janvier pour réclamer le droit au travail.
Le 18 janvier, les autorités ont empêché d'autres militants venus en soutien de les approcher et de leur fournir médicaments et nourriture.
Ils se sont immolés !!!!!

DENONçONS !! SOUTENONS !!

Comme dans toutes violations de droits humains, nous nous portons partie prenante et nous révoltons du sort qui incombent aux nôtres, citoyens, militants, travailleurs, étudiants, enseignants tous en quête du respect de leurs droits les plus essentiels.
Nous connaissons tous la trajectoire des diplômés chômeurs et le sort qui leur est dévolu dès lors qu'ils revendiquent.
Il demeure dans nos mémoires les grèves d' étudiants eux-mêmes en quête de ces mêmes droits.
On retrouve au tribunal dans le même temps, un jeune pour avoir brandi une pancarte "3acha cha3b" lors d'un match !!!!!!!!!!!!!!!!!

Ces dernières heures nous apprenons en outre que les autorités judiciaires marocaines viennent de signer une condamnation à mort par le tribunal de première instance de Casablanca.
Ces faits venant quelques semaines après l’adoption de la nouvelle Constitution qui garantit le droit à la vie et contrairement aux engagements internationaux en matière de respect des droits de l’Homme.

Tous ces faits ne sont pas sans nous interpeller et nous inquiéter quant aux respect de nos droits, lesquels, en la circonstance, se révélant bafoués et à l'opposé de tous les engagements rattachés à nos droits universels.

Nous apportons tout notre soutien aux militants n'ayant de cesse d'oeuvrer pour une démocratie réelle apportant justice, liberté, dignité et les assurant de notre relai sans faille dans leur combat aux côtés des plus touchés.

Nous nous positionnons à leurs côtés dans leurs démarches en les assurant de notre volonté de soutien solidaire dans leur combat et dans le cadre de conventions internationales, incontournables et universellement reconnues auxquelles tout citoyen a droit et est à même de se référer.

Ces règles n'étant absolument pas respectées, nous le contestons énergiquement en faisant appel à toutes les forces vives, démocratiques, éprises de justice, d'équité et d'intégrité afin de requérir leur solidarité et engagement de terrain.

Les DH nous sont sacrés comme tous ceux qui les défendent et représentent.
Collectif Solidarité Militants 21

mardi 17 janvier 2012

l’AMDH un acteur majeur dans le domaine des droits humains au Maroc.

Quoi qu’on puisse dire, l’AMDH reste et restera un acteur majeur dans le domaine des droits humains au Maroc.


L’AMDH contrairement à certains acteurs comme le CNDH, ne fait pas de la figuration. L’AMDH, n’a pas besoin par exemple de donner l’impression qu’elle est à l’origine de la libération de détenus politiques , comme ceux du mois d’avril 2011 pour se construire une illusion de crédibilité nationale et internationale.
Son action est d’abord et avant tout une action de proximité qu’elle mène dans les différentes villes de notre pays. Sa crédibilité est issue de ses adhérents qui militent bénévolement pour la consécration des valeurs universelles dans tout le Maroc. Mais aussi, par le fait que l’AMDH contribue à ne pas réserver les droits humains à une petite élite, mais veille à une action de masse en témoigne les 10 000 membres de cette association sans parler de ses sympathisants

L’AMDH, a toujours choisi le camp de ceux qui ont fait le choix de ne pas se taire en risquant leur vie. Depuis 1979, date de sa création, elle a soutenu tous ceux qui ont subi une violation flagrante des droits humains en fournissant une aide judiciaire gracieuse, sans oublier le soutien moral qui est très important dans ce genre d’affaires.

La présence de l’AMDH n’est donc pas futile voir inutile, sa présence est vitale dans le Maroc d’aujourd’hui et le restera !
L’AMDH a aussi le mérite de voir la question des droits humains comme un tout et non pas comme une petite affaire de législation.
D’ailleurs, l’AMDH a apporté naturellement son soutien au mouvement du 20 février et cela en total respect de la philosophie des droits humains qui considère que le peuple doit être à l’origine de tout pouvoir pour qu’on puisse avoir un principe de reddition des comptes opérationnel … ( pour ceux qui ne connaissent pas cette philosophie je vous conseille de lire ce résumé en cliquant ici )

Aujourd’hui, certains des mes amis comme Karim Tazi critique l’AMDH en considérant que certains de ses rapports sont caricaturaux. Sans doute, Karim a exprimé son avis à chaud avec virulence, mais je ne doute point que si Karim a dit ouvertement ce qu’il pense c’est justement parce qu’il aime bien l’AMDH. Karim n’hésita pas d’ailleurs quelques jours plus tôt à prendre ouvertement la défense de Khadija Ryadi lorsqu’elle fut injustement victime d’un commentaire déplacé …
Naturellement, on ne peut que souhaiter que les rapports de l’AMDH soient justes pour bien informer l’opinion publique. Mais, Dieu seul sait que ce n’est pas toujours simple d’être neutre dans un contexte comme celui du Maroc où les autorités n’ont pas la réputation de faire preuve d’un grand respect pour les droits humains.

Certains reprochent même à l’AMDH “un satellite” de l’extrème Gauche marocaine. On ne peut certes pas nier la relation historique et la fraternité qui lient Annahj à l’AMDH.
D’ailleurs, le vice-président actuel de cette association fut un compagnon de route de feu Abraham Serfaty, l’une des figures historiques de l’extrême gauche marocaine …


Mais il est évident que l’extrême gauche et l’AMDH ne jouent pas dans le même terrain. L’AMDH a pris son envol et continue à militer pour que l’Etat réponde à ses revendications.

Pour l’anecdote, l’AMDH a rencontré Abbas El Fassi ancien premier ministre marocain après sa nomination pour discuter de ses revendications et elle est sans doute prête à rencontrer Benkirane pour discuter de ce qui peut être fait durant ces cinq prochaines années …
Preuve encore une fois que l’extrême Gauche marocaine et l’AMDH ne jouent pas tout à fait sur le même tableau …
Enfin, j’espère que les militants pour une véritable démocratisation du Maroc laveront leur linge sale en privé et non publiquement …
Certes nous avons besoin de mettre les points sur les i mais n’exposons pas nos querelles internes, ceci joue le jeu des ennemis de la véritable démocratisation du Maroc. Il ne faut quand même pas se tirer des balles dans le pied …

A bon entendeur, salut
GHALI




samedi 7 janvier 2012

Communiqué de la FNSA/UMT et suspension de la caravane de solidarité

La Fédération Nationale du Secteur Agricole/UMT décide de suspendre l’organisation de la caravane de solidarité vers la société des domaines agricoles après l’ouverture des négociations organisées par le wali du grand Casablanca

Pendant que plusieurs militant(e)s de la Fédération Nationale du Secteur Agricole et autres militant(e)s syndicalistes et défenseurs des droits des travailleurs se préparaient le lundi matin 02 janvier 2012 à partir de Rabat en caravane de solidarité avec les ouvriers des domaines en sit-in devant le siège de la société à Casablanca ; nous avons été informés de l’organisation d’une rencontre sous la supervision du wali du grand Casablanca le même jour à 11h du matin pour résoudre ce conflit.

Tenant compte de cette nouvelle donnée qui a fait croître l’espérance à une solution négociable, qui rend justice aux ouvriers et met fin à leurs souffrances et aux tragédies vécues par leurs familles ; la Fédération Nationale du Secteur Agricole a décidé de suspendre la caravane de solidarité et d’entreprendre les négociations sous la supervision du wali du grand Casablanca et avec le soutien direct du Secrétaire Général de l’Union Marocaine du Travail afin de satisfaire toutes les revendications ouvrières et le retour des licenciés à leur travail.

Dans l’attente des évolutions prochaines de ce dossier, et l’examen du sérieux de l’administration de la société et des autorités de la Wilaya du grand Casablanca, dans l’engagement du respect du droit des travailleurs ; la Fédération Nationale du Secteur Agricole appelle tous ses militants et toutes ses militantes à plus de mobilisations pour répondre convenablement aux aboutissements des dites négociations.

Enfin, la Fédération Nationale du Secteur Agricole salut hautement ses ouvriers militants et résistants, tous les défenseurs des droits des travailleurs à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc et tous ceux qui soutiennent la lutte ouvrière contre la tyrannie, l’exploitation aussi atroce qu’affreuse et la violation de la loi comme elle est concrétisée par la société des domaines agricoles .

Le Secrétariat Exécutif
Rabat le 03/01/2012

mardi 3 janvier 2012

Communiqué en soutien aux ouvriers licenciés des Domaines Agricoles

Communiqué de la commission préparatoire de l’AMDH/Paris
en soutien aux ouvriers licenciés
des Domaines Agricoles (ex Domaines Royaux)

Le 01 janvier 2012

La Commission préparatoire de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains/Paris apporte tout son soutien aux ouvriers des Domaines Agricoles (ex Domaines Royaux) licenciés depuis maintenant 15 mois suite à leur affiliation au syndicat Fédération Nationale du Secteur Agricole liée à l’Union Marocaine du Travail.

Ces ouvriers ont entrepris, depuis le lundi 26 décembre 2011, un sit-in jour et nuit, devant les locaux de l’administration de la société dans des conditions affligeantes.

Faut-il rappeler que la situation des ces ouvriers (licenciés) et des ouvriers agricoles en général est l’une des plus délicates au Maroc. Ils/elles travaillent entre 9 à 10 heures par jour, sans compter les heures supplémentaires. Ils/Elles exercent pour la plupart sans qu’ils/elles soient déclaré(e)s auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (Les ouvrier(e)s agricoles déclaré(e)s représente 6% du total des assurés).

Nous dénonçons les comportements inadmissibles des forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à pourchasser, menacer et harceler ces personnes qui ne faisaient rien d’autres qu’exercer leurs droits de manifester. Les policiers sont même allés arracher les pancartes et à leur enlever les couvertures qui les protègent du froid.

Nous soutenons la caravane de solidarité avec les ouvriers licenciés qui aura lieu de Rabat jusqu’au lieu du sit-in des ouvriers à Casa, le 02 janvier 2012 depuis le siège de l’U M T à partir du 9h du matin.

Nous demandons aux responsables de répondre aux demandes légitimes de ces ouvriers.

Nous réclamons le respect de la liberté syndicale ainsi que les engagements et conventions ratifiées par l’Etat marocain auprès de l’Organisation Internationale du Travail.

La commission préparatoire de l’AMDH/Paris

Paris, le 01 janvier 2012

lundi 2 janvier 2012

Sit-in national à Rabat des ouvrier(e)s agricoles (FNSA/UMT) du 15 Décembre 2011

RAPPEL / Maroc
Les ouvrier(e)s agricoles (FNSA/UMT) entament une campagne de lutte
pour dénoncer la discrimination juridique à leur égard
et les conditions de travail inhumaines
et organisent un sit-in national à Rabat le 15 Décembre 2011

Dans le cadre de sa lutte continue pour éradication de l’exploitation, de la marginalisation et de la discrimination juridique contre la classe ouvrière agricole au Maroc, et suite à son engagement de principe et sa participation aux larges protestations ouvrières et populaires que connait la Maroc, initié principalement par le mouvement du 20 février et catalysé par les révolutions et les changements en cours dans la région du Maghreb et du moyen orient, et en parallèle avec la commémoration de la Journée Mondiale des Droits de l’Homme, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) entame une campagne de lutte, du 3 au 15 Décembre 2011 pour protester contre l’exploitation accrue, les conditions sociales et économiques déplorables vécues par les ouvriers (es) agricoles et la discrimination juridique dont ils font toujours l’objet.

Cette campagne se fera en deux phases

1 – Des protestations aux niveaux régionales du 3 au 14 Décembre 2011 : Chaque section locale ou régionale fixera son programme d’action qui contiendra le port du brassard, organisation des sit-in le jour du repos hebdomadaire, ou la fin de la journée du travail et même à l’intérieur des exploitations…

2 - Un sit-in national le 15 Décembre 2011 devant les sièges du ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Emploi à Rabat.

A travers cette campagne, les ouvrier(e)s agricoles veulent dénoncer
la réalité de leur extrême pauvreté et le bafouement de leurs droits élémentaires
.

1. Au niveau du salaire : le salaire minimum légal dans l’agriculture est de 60,63 dirhams par jour (5euros), c’est-à-dire 1576 dirhams par mois(140euros), les jours de repos n’étant pas payés (contre 2431 dirhams pour l’industrie et le commerce soit 230euros).
Il faut noter que les syndicats ont réussi, grâce à leurs luttes et aux luttes populaires, à obtenir une augmentation de 15% du salaire minimum lors du dialogue social du 26 avril 2011, et que la FNSA/UMT a mené un grand combat pour aboutir à un accord pour unifier le salaire minimum dans tous les secteurs sur 3 années (1/3 par an).
Mais nous estimons, à cause des manœuvres de l’Etat et de son protégé patronat agricole, que cet accord ne sera effectif que par une lutte acharnée et continue.

2. Au niveau du nombre d’heures de travail : les ouvrier(e)s agricoles selon le code du travail sont sensés travailler en moyenne 48 heures par semaine contre 44 heures dans l’industrie et le commerce.
Mais dans la pratique, ils travaillent plus de 10 heures par jour et dans des conditions très dures (dans les abri-serres à forte humidité et des températures élevées, utilisation des pesticides sans protection...)

3. Concernant les déclarations à la Caisse National de Sécurité Sociale. Le nombre des salariés agricoles déclarés à la CNSS représente à peine 6% du total des assurés (l’effectif des ouvriers agricoles est estimé à 1000000).
Ce qui prive la grande majorité d’entre eux de toute couverture sociale et des allocations familiales, et permet aux patrons agricoles de piller des milliards de dirhams par an.

4- Généralisation de la flexibilité du travail par le recours intensif aux entreprises d’emploi temporaire qui sape toute relation de travail stable et les acquis relatifs à l’ancienneté.

5. Le non-respect du droit syndical. Dans la majorité des cas, les ouvrier(e)s syndiqués sont licenciés dès la formation de leur bureau syndical, de même les délégués des salariés sont les premiers victimes (chez ZNIBER et les DOMAINES ROYAUX par exemple) et les autres qui rentrent en grève de solidarité sont également renvoyés à leur tour .
Alors que Les autorités se mettent toujours du côté des patrons agricoles et mettent à leur disposition les forces de répression et les tribunaux pour condamner les grévistes, en vertu de l’article 288 du Code pénal.
Cet article réprime le droit de grève par le biais de la soi-disant entrave à la liberté du travail .

6. Le transport des ouvrier(e)s agricoles vers les exploitations se fait par des vieux véhicules (remorques, pick up entassés) sans assurance mettant leurs vies en danger, et des accidents souvent mortels se produisent régulièrement dans beaucoup de régions, et avec une complicité totale des autorités qui ne bougent pas le pouce envers ce genre de transport illégale.

7. L’Etat veille à « exporter » les femmes rurales et celles des quartiers marginalisés à travailler dans des champs de fraises en Espagne avec des conditions semblables à celles de l’esclavagisme qu’on croyait aboli dans les pays du Nord.

Ce ne sont ici que quelques aspects des conditions d’oppression et d’exploitation des ouvrier(e)s agricoles, et dont la responsabilité incombe au gouvernement qui veut garantir aux grands capitalistes agricoles une main d’œuvre servile et bon marcher , pour soi-disant encourager l’investissement.
Notons dans ce carde que le patronat agricole est exonéré d’impôt en bénéficiant, en plus, des milliards de dirhams de subventions et des facilités d’acquisition des terres agricoles.

Nous militant(e)s de la Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) lançons un appel à tous et toutes les démocrates et défenseurs des intérêts de la classe ouvrière pour se mobiliser dans une vaste campagne de dénonciation de ces violations flagrantes des droits humains, et leur demandons de participer au sit-in qui aura lieu devant les sièges du ministère de l’Agriculture et de l’Emploi à Rabat le jeudi 15 Décembre 2011à partir de 9h.

Nous appelons également tous les réseaux de solidarité ouvrière et rurale, tant à l’échelle régionale qu’internationale, à participer à cette initiative militante, à la faire connaître et la médiatisé largement, et développer des formes de solidarité concrètes.


Rabat le 10/12/2001
Fédération du secteur agricole/Union marocaine du Travail (FNSA/UMT)

dimanche 1 janvier 2012

communiqué de presse du Théâtre de la Liberté, 29 décembre 2011

Communiqué de presse
du Théâtre de la Liberté, 30 décembre 2011
Communiqué du 29 décembre 2011

Zakaria Zubeidi, l'un des fondateurs du Théâtre de la Liberté et un des leaders de la résistance est menacé.
Aujourd'hui, 29 décembre 2011, Zakaria Zubeidi, le cofondateur, le supporter ardent et guide du Théâtre de la Liberté, a été averti par l’Autorité palestinienne que les autorités israéliennes ont révoqué son amnistie.
Cette amnistie lui avait été accordée en 2007 par le cabinet du premier ministre israélien lorsqu'il s'est retiré de la résistance armée. Selon l'accord d'amnistie il pouvait demeurer en sécurité dans le district de Jénine contrôlé par l'Autorité palestinienne sans que l'armée israélienne ne cherche à l'arrêter ou à l'assassiner.

Après avoir été le leader de la résistance armée pendant la seconde intifada, depuis 2006, Zubeidi s'est consacré à la résistance culturelle non-violente à travers le théâtre.
Il a fondé le Théâtre de la Liberté avec Juliano Mer Khamis qui a été assassiné cette année par des assaillants inconnus. Dans le camp de réfugiés de Jénine, le Théâtre de la Liberté est un lieu culturel qui utilise l'art comme forme de résistance à l'occupation.
Zubeidi est devenu un des principaux avocats de la résistance non-violente par l'art.

Ainsi que le dit Zubeidi : "nous avons utilisé la résistance armée pour représenter notre cause dans l'Intifada, puis nous avons décidé de suivre le programme d'amnistie de l'Autorité palestinienne et de cesser la résistance armée ; ainsi j'ai continué ma résistance contre l'occupation par la résistance culturelle et le Théâtre de la Liberté est l'une des institutions que je soutien pleinement."
Pourtant, aujourd'hui à 16h l'Autorité palestinienne a été contactée par l'armée israélienne qui l'informait que l'amnistie dont jouissait Zakaria Zubeidi était révoquée et qu'il avait une heure pour se présenter.
Son téléphone lui a été retiré et il est en grand danger.
Aucune raison n'a été donnée pour cette soudaine suppression de son statut d'amnistié.

Le Théâtre de la Liberté considère cela comme une nouvelle étape dans les attaques et le harcèlement continus auxquels le Théâtre de la Liberté est soumis depuis quelques mois; y compris des attaques contre le théâtre par les Forces Spéciales israéliennes, des arrestations nocturnes répétées de ses membres et des convocations de son personnel comme de ses étudiants à se présenter à des interrogatoires.

- Quelles que soient les raisons que donneront les autorités israéliennes pour ce revirement cynique, il compromet le suite du travail du Théâtre de la Liberté dans sa défense de la résistance non-violente et il met Zakaria en danger, dit Jonatan Stanczak, le troisième cofondateur du Théâtre de la Liberté.

- Zakaria s'est toujours conformé aux conditions mises à son amnistie, tout en soutenant une intifada culturelle, aussi cette nouvelle est un réel choc dit Jacob Gough, un ami de Zubeidi, associé de longue date du Théâtre de la Liberté.

Le Théâtre de la Liberté condamne vigoureusement ces actions et tient à insister sur le fait que la vie de Zubeidi est vraiment en danger. Le Théâtre de la Liberté exhorte tous ses amis à contacter l'Autorité palestinienne, la DCO israélienne de Jénine, les représentations israéliennes de vos pays, les parlementaires, pour exprimer l'opposition à cette mesure et soutenir Zakaria Zubeidi.

Pour plus d'information ...

Jonatan Stanczak, cofondateur et directeur actuel du Théâtre de la Liberté, jonatan@thefreedomtheatre, +46 (0)70 7908296

Nabeel al(Raee, directeur artistique du Théâtre de la LIberté, nabeel@thefreedomtheatre.org, +972 (0)59 996 8673

Numéros contacts ...
Le commandant du district israélien: +972 (0)4 6407312
Taiseer Shrakah, représentant de l'AP: +972 (0) 599800009

Source
Afps21


mardi 20 décembre 2011

«La démocratie n’est : pas un supermarché»


Actualités : Entretien
MOULAY CHENTOUF, COORDINATEUR DU BUREAU NATIONAL DU PARTI POUR LA LAÏCITÉ ET LA DÉMOCRATIE (PLD)
«La démocratie n’est : pas un supermarché»

Entretien réalisé par Heddadi Abdelbaki

Les temps sont aux incertitudes politiques. Le chœur qui entonne inlassablement la sérénade sous le balcon du pouvoir emplit tellement l’espace politico-médiatique qu’il empêche toute lisibilité.
Aussi, il est plus que utile de donner la parole, d’ouvrir les espaces à ceux qui maintiennent par leur engagement d’entretenir l’espoir démocratique, ceux qui, lucides et vigilants, ne se laissent pas convertir à la religion de «l’islamisme modéré», présenté par-ci par-là comme l’aboutissement fatal des révolution arabes.
Moulay Chentouf, coordinateur du bureau national du parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), atteste, à juste titre, que «repeindre la face extérieure du monstre ne suffit pas à en changer la nature».
Il y a de la sagesse dans l’affirmation mais aussi de la clairvoyance politique. Pour M. Chentouf, le modèle turc, qui trouve énormément de sponsors ces temps derniers, n’est pas si soft que prétendu. Les apparats peuvent cacher bien des sinistres réalités. Il refuse par ailleurs ce raccourci qui tend à dresser un parallèle entre la démocratie chrétienne et «l’islamisme modéré».
Et les réformes politiques en Algérie, alors ? Que des sornettes, répond-il fort convaincu.
Moulay Chentouf, dans l’entretien qui suit, plaide une refondation des partis démocratiques avant d’espérer de leur part une convergence efficace. Il s’explique également sur d’autres questions liées à l’actualité politique immédiate.

Le Soir d’Algérie :Que vous inspirent les révolutions des pays arabes?

Moulay Chentouf : Ce qui est éminemment positif dans ce formidable mouvement de colère est que ces évènements ont eu le mérite de faire voler en éclats les représentations erronées que le monde se faisait des peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
De ce point de vue, nous puisons dans cette effervescence et ce formidable bouillonnement d’idées toutes les forces dont nous avons besoin pour semer l’espoir dans le pays et dans les rangs du PLD.
On s’était habitué à l’immobilisme apparent de cette partie du monde où tout semblait figé et définitivement réglé. Des théories fumeuses ont même été élaborées pour conforter la thèse selon laquelle les sociétés arabes sont réfractaires aux idées de liberté et de citoyenneté et que leurs peuples ne sont pas éligibles à la démocratie !
Force est de constater pourtant que les islamistes n’ont pas été à l’initiative de ces mouvements. C’est là une des preuves cinglantes qu’il existe un gisement démocratique arabe extraordinaire et que les islamistes ne sont pas l’expression «authentique» des sociétés arabes. Mais faudrait-il pour autant créditer ce mouvement de «printemps arabe» ?
Nous sommes encore dans un processus pré-révolutionnaire. Ne nous laissons pas séduire par l’écume de surface et examinons les mouvements en profondeur de la houle ! La chute de quelques dictateurs n’est pas la fin de la dictature. Les anciens systèmes sont toujours là et l’islamisme a déjà tiré les marrons du feu à l’ombre de complicités occidentales évidentes comme au lendemain du 5 octobre 1988.

La solution n’est-elle pas alors dans «l’islamisme modéré» ? Est-ce que celui-ci ne serait pas devenu la réplique de ce qu’est la démocratie chrétienne en Europe ?

Effectivement, cet oxymore est bien à la mode et oser le parallèle avec la démocratie chrétienne est une imposture !
Ce serait oublier que la démocratie chrétienne a émergé au terme de luttes séculaires impitoyables qui ont opposé cléricalisme et forces de progrès. C’est ce combat qui a permis à l’Europe de s’affranchir de la chape tutélaire de l’Eglise pour vivre le bouillonnement intellectuel de la Renaissance et s’émanciper par la philosophie des Lumières !
Notre histoire est différente et nous ne pourrons pas faire l’économie du combat contre la régression si nous voulons aller de l’avant. Repeindre la face extérieure du monstre ne suffit pas à en changer la nature !
Nous sommes depuis des siècles dans l’islamisme «modéré» et aujourd’hui encore, on nous demande d’y rester ! Certains disent même qu’il faut laisser l’expérience de «l’islamisme modéré» se poursuivre.
Cela me rappelle les discours de ceux qui nous reprochaient à l’intérieur même du PAGS de condamner avant l’heure Khomeiny. Les mêmes prétendent dans leur aveuglement que le système est réformable et considèrent que l’islamisme «modéré» est un poison… comestible !
On ne sort pas du Moyen-Âge en ajoutant du Moyen-Âge ! Plus de trente ans plus tard, l’islamisme plus particulièrement iranien, qui a fait des émules en Algérie avec le FIS et consorts, les partis islamistes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, se perpétuent toujours dans le déni des libertés et la répression sanglante !
Si l’on juge par ce qui vient de se passer avec les dernières élections au Maghreb par exemple, les formes de la démocratie sont en apparence sauvées. En virulents stratèges, les islamistes ont pesé de toutes leurs forces pour que ces élections se déroulent sans violence, dans un climat apaisé pour paraître aux yeux de l’opinion internationale comme les champions de la démocratie. Mais est-ce pour autant que le test démocratique a réussi ?
L’islamisme politique s’est-il «civilisé»? A-t-il renoncé à la conquête du pouvoir par la violence et peut-il se plier aux canons de la démocratie ?
Les chiffres d’un scrutin de vote à eux seuls, si transparents soient-ils et validés y compris par des observateurs neutres, ne font pas la démocratie. La démocratie est dans le lien imprescriptible de la forme et du fond d’où la question centrale des valeurs universelles.
A ce propos, l’exemple algérien est éloquent. L’Algérie a connu la descente aux enfers et sombre aujourd’hui dans le marasme parce qu’elle a pensé pouvoir s’ancrer dans le siècle en passant à la trappe les valeurs démocratiques. On en connaît les piètres résultats, son cortège de désolation et ses dizaines de milliers de victimes !
La démocratie n’est pas un supermarché où l’on se sert à sa guise et où l’on consomme selon ses goûts. Elle est une et indivisible. On n’y choisit pas ce que l’on veut et l’on jette par-dessus bord ce dont on n’a pas envie ! Elle n’est viable que si elle se déploie dans toutes ses dimensions, comptable et sociétale, faute de quoi c’est la perdition et la voie ouverte à tous les périls.
L’histoire contemporaine l’a montré dans le fracas de la douleur et des souffrances. La violence est inscrite dans le code génétique de toute idéologie totalitaire et l’islamisme politique en tant que telle, quels que soient ses oripeaux extérieurs et ses nuances, a une pente naturelle vers l’extrême parce qu’il s’arcboute sur une matrice idéologique pétrifiée depuis des siècles dont il a sacralisé le modèle et qui nourrit ses ambitions politiques.

Mais «l’islamisme modéré» turc semble bien fonctionner et les islamistes en font leur modèle de référence. Qu’en pensez-vous ?

En effet, l’exemple du parti islamiste turque AKP est exhibé aujourd’hui comme une preuve de réussite. N’oublions pas toutefois que celui-ci évolue dans un système qui a été sécularisé dès les années 1930 par Mustapha Kamel, voilà plus de 90 ans !
Ce qui le fait apparaître au plan international comme un islamisme lisse et «modéré». Jusqu’à présent, il s’en tire mais toute la question est de savoir pour combien de temps encore. Bien des signes inquiétants, qui traduisent une volonté de changer la nature du pouvoir et de l’Etat, existent déjà.
En effet, la censure dans la presse est devenue une règle, l’appareil judiciaire est mis au pas et le pouvoir ne s’embarrasse plus d’embastiller les journalistes. 76 (!) d’entre eux croupissent aujourd’hui dans les geôles turques !
Que restera-t-il de la démocratie si l’AKP compare la démocratie à «un bus dont on descend dès qu’on arrive à destination» ?
Que deviendront les droits des femmes si Monsieur Erdogan ironise à dire publiquement : «Je ne crois pas à l’égalité entre hommes et femmes…
Enfin… je veux parler de l’égalité physique…». Le retour de l’enseignement religieux s’est généralisé tandis que celui de la théorie évolutionniste de Darwin est… interdit !
Internet est sous haute surveillance : au nom de la morale «islamique», plus de dix mille sites dont des sites scientifiques (!) et plus de quinze mille points de vente d’alcool ont été fermés!
Enfin, l’AKP a une conception bien étriquée de l’Etat-nation, puisque les Kurdes y sont sauvagement réprimés et que leurs droits y sont toujours bafoués. La plus grande supercherie de l’AKP est de faire croire qu’il a réussi la synthèse de République laïque et de «l’islamisme modéré». Mais de quelle laïcité il s’agit si elle ne consacre pas la séparation du religieux et du politique ?
Cette fiction est un miroir aux alouettes dont se servent les islamistes pour tromper l’opinion.
Le modèle turc n’est pas le nôtre. Notre seule référence est l’universalisme! Bien sûr, la croissance turque fascine et c’est précisément cette fascination que l’Occident veut mettre à profit pour faire de la Turquie le nouveau gendarme de la région et du Qatar, Etat de non-droit, son trésorier.
Après le retrait des Américains de l’Irak et celui programmé de l’Afghanistan, une nouvelle stratégie se met en place. Son objectif principal sera de stabiliser la région pour sauvegarder les intérêts économiques de l’Occident et ceux d’Israël, et comble de l’ironie, avec la bénédiction des islamistes dits «modérés» !

Dans toute cette tempête, l’Algérie semble s’acheminer vers des réformes démocratiques…
Ce ne sont là que des sornettes ! Ce pouvoir est vacciné contre les réformes. Pour notre part, nous avons fait notre deuil de ce système.
On entend parler de réformes depuis longtemps, mais dans ce pays, les effets d’annonce comme les ballons-sondes sont une pratique courante. Le chemin des réformes ne pourra se dessiner résolument que si l’on sort du cercle vicieux de la rente historique et pétrolière.
Où en est la réforme de l’Ecole tant attendue ? Où en est celle de l’entreprise, des banques, de la Justice ? Comment est-ce possible de redresser le pays quand on ne valorise pas l’effort et les compétences ? Jusqu’à quand le suicide d’une jeunesse calcinée par le désespoir et les chimères de l’autre rive ?
Voyez-vous, l’Europe n’est pas une destination du possible. Elle verrouille ses frontières et fonctionne à coups de charters. Tout nous contraint à repenser notre avenir pour reconstruire le pays sur les ruines de l’errance politique et l’échec de nos projets.
Jusqu’à quand une pseudo-économie, une pseudo-démocratie, des pseudo-institutions avec des pseudo-députés, des pseudo-sénateurs, des pseudo-maires, parachutés par des pseudo-élections ?
Chez nous, tout est made in Taiwan comme on l’aime à le répéter dans les chaumières ! Ce système a fait de l’Algérie un pays comateux et il a tout intérêt à continuer qu’il le soit pour se perpétuer aux manettes du pouvoir.
On ne pose pas un diagnostic pertinent en enfonçant la tête dans le sable des illusions. Le grand rêve messianique de l’islamisme politique a débouché sur l’horreur et celui-ci s’est complètement disqualifié.
Il est temps de cesser d’envisager le futur dans le miroir d’un passé mythique révolu.
L’urgence est de s’appuyer sur la nécessité des ruptures pour féconder l’avenir. Un pays ravagé jusqu’à la trame par le séisme de plusieurs guerres a-t-il encore suffisamment de force pour se relever après avoir payé le prix fort du sang ? L’Algérie a avancé dans la rupture et les solutions en demi-teintes n’ont jamais eu ses faveurs.
La colonisation a été une fracture historique dont nous avons soldé les comptes par la rupture de 54 et ce sont les armes qui ont scellé son sort. Nous avons besoin d’un nouveau départ, d’une nouvelle République, d’un véritable «big bang» pacifique ! Toute autre démarche trahirait nos attentes !

Une telle démarche suppose une convergence large des forces politiques. Or, le rassemblement des démocrates est une arlésienne ; de plus, votre parti ne pèse pas lourd dans le rapport des forces et il n’est même pas agréé !

Je vous le concède, le PLD n’est pas une grosse cylindrée politique. Mais le plus grave ce n’est pas notre faiblesse car les retards sont ailleurs ! Toute la société, particulièrement «la famille qui avance», n’a jamais eu le droit de s’organiser pour défendre ses valeurs parce que le système du parti unique et les islamistes ne lui ont jamais fait de cadeau et le paradoxe est que nous ne disposons pas encore des moyens nécessaires pour nous structurer et forger notre outil de combat.
Les partis-Etats, quant à eux, achètent grassement leurs baltaguia et ont à leur service exclusif tous les moyens de communication, notamment les médias lourds. Mais voyez-vous, la citoyenneté et l’adhésion aux causes nobles n’émergent pas du cloaque de l’argent sale. Quels ancrages ont le RND ou le FLN dans la société ? Quelle est leur base sociale ?
L’acteur qui a échappé à la répression du système, c’est l’islamisme politique. Il s’est déployé dans les milliers de mosquées du pays par la politisation du prêche, le naufrage d’une Ecole obscurantiste et les milliards du wahabisme.

Où sont donc passés les Moubarak, Ben Ali et Saleh ? Qu’est devenu Kadhafi ?
Du revers d’une main, ils ont été balayés après avoir régné sans partage pendant des décennies !
C’étaient en fait des «géants» aux pieds d’argile et leurs partis, des coquilles vides. Si demain le système algérien venait à disparaître, personne ne le pleurera !
Dans un contexte politique qui s’est particulièrement distingué par la répression des démocrates, il est sûr que notre organisation politique n’est pas à la hauteur des enjeux. Nous ne sommes aujourd’hui qu’une poussière, peut-être un grain de sable dans la machine, certainement une arête dans la gorge de l’islamisme politique et du système.
Seule la dynamique de l’union est l’issue véritable parce qu’elle sera un signal fort pour mettre en mouvement la société et amorcer une nouvelle ère politique.

Le PLD appelle à la refondation des partis sur la base des normes qui sous-tendent les valeurs du projet de société moderne. Aucun de nos militants n’est permanent dans le parti.
Nous militons loin de toute vision rentière, historiciste, ethniciste, régionaliste ou tribale, sachant que la solution à la crise est dans la convergence des luttes de tous les démocrates et ne viendra pas de prétendus visionnaires, fussent-ils d’une compétence exceptionnelle ou d’historiques parce que nous ne croyons pas à la légende des démiurges.
Nous n’avons nullement besoin de demander l’agrément à un système que nous combattons, et qui ne respecte même pas ses propres lois. Le Pags a bien existé pendant 23 ans sans agrément.
Mais pourquoi la CNCD a-t-elle échoué ? Je ne pense pas que le projet de la CNCD a échoué. Cette dernière reprendra du service et ses portes seront grandes ouvertes au débat contradictoire et à tous ceux qui croient au changement radical et à sa plateforme.
Celle-ci appelle à une transition républicaine et non à des élections législatives, locales ou présidentielles anticipées programmées par le système. Des contacts sont pris pour élargir la participation et renforcer nos rangs.
Je ne vous cacherai pas que le processus est ardu à remettre en branle, d’autant que certaines forces sont dans le flou artistique. Celles-ci gèlent leurs activités tout en continuant le flirt avec le système tandis que d’autres sont carrément dans la compromission et font alliance avec Bouteflika et les islamistes pour recycler la vieille lune du «contrat de Rome».
Le contexte reste très difficile et la situation est complexe tant au plan international que national. L’Occident a changé son fusil d’épaule.
Avant janvier 2011, il soutenait bec et ongles les dictatures au nom de la lutte contre l’extrémisme. Aujourd’hui, il jette les peuples dans les bras de l’islamisme «modéré» croyant obtenir en échange l’arrêt de la violence terroriste sur ses territoires. Tout laisse à penser que le plan Bush de 2004 du Grand Moyen-Orient est en marche, confirmé par le discours d’Obama au Caire.
L’Amérique a déjà eu le retour du boomerang en 2001 après avoir engraissé les talibans, mais est-elle sûre d’être tout à fait protégée contre un nouveau 11 septembre après avoir accordé un blanc seing aux islamistes «modérés» ?
En Algérie, nous savons où mène cette politique, puisque le terrorisme «résiduel» continue sa boucherie mais ce qui est impardonnable est que l’Occident est dans le déni y compris de sa propre histoire.
D’aucuns s’étonnent de l’attitude occidentale. Pourtant, l’Arabie Saoudite, fer de lance et banque de l’Internationale islamiste et le Pakistan, sanctuaire stratégique des taliban, sont bien les alliés historiques des Américains. La situation nationale est brouillée par les échéances électorales de 2012.
Pour notre part, nous considérons que la participation aux élections n’aide pas à la décantation politique dans la société et éclabousse l’image de marque des démocrates.
Nous n’avons pas à occuper les strapontins d’un système en déliquescence et dont le seul but est d’exploiter notre présence pour s’inventer un vernis démocratique aux yeux de l’opinion internationale. C’est pourquoi, nous n’avons pas à être son alibi.
Apporter notre caution à ce système, c’est jeter le discrédit sur l’idéal démocratique. Nous devons axer l’essentiel de nos efforts sur la mobilisation des jeunes, des femmes, des étudiants, des syndicats autonomes, etc.
Alors que la crise frappe une partie de la planète, l’Algérie renvoie l’image sereine d’un pays qui a réglé les problèmes de l’avenir. Ce n’est pas parce que l’on a cassé son thermomètre que l’on n’a pas de fièvre ! Toute une classe politique s’agite auprès d’un patient gravement malade mais elle s’obstine à ne rien voir.
Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Il faut travailler à redonner de l’espoir à toutes et à tous, surtout en direction des jeunes. Si l’on n’est pas saisi, quand on est jeune, par toutes sortes d’espoirs, fussent-il minces, que reste-t-il ?

H. A.

Source de cet article
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/20/article.php?sid=127543&cid=2

jeudi 15 décembre 2011

Un militant de la Laddh interpellé à l'aéroport international d'Alger


Il venait d'assister à un séminaire sur les droits de l'homme en Belgique.
Un militant de la Laddh
interpellé à l'aéroport international d'Alger


Omar Farouk Slimani, militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) à Laghouat, a été interpellé ce mercredi 14 décembre par la police à l'aéroport international Houari Boumediene, a‑t‑on appris ce jeudi 15 décembre auprès de cette organisation.

M. Slimani venait de rentrer de Belgique où il avait assisté à un séminaire organisé par des associations de défense des droits de l'homme.
« Le harcèlement irresponsable, la détention et les pressions psychologiques dont il a fait l'objet n'avaient aucune justification juridique et n'avaient aucune raison objective », a dénoncé le bureau de Laghouat de la Laddh.
Pour lui, le système n'a pas encore tiré de leçons des soulèvements ayant vu le jour dans la région et où des populations se sont levées pour protester contre ce genre de pratiques.

« Aujourd'hui, c'est la police des frontières. Hier, c'était la gendarmerie nationale et avant la police.
Si le nom de l'institution change, l'objectif demeure le même : dissuader ceux qui osent dire non à la provocation, non aux atteintes aux libertés et non aux dépassements », indique la même source.
M. Slimani a été retenu pendant plusieurs minutes, avant d'être relâché.
« Aucune question ne lui a été posée », affirme le bureau de la Laddh de Laghouat.

En septembre, le responsable du bureau du bureau régional de la Laddh à Laghouat, Yacine Zaïd, avait lui aussi fait l'objet d'une interpellation à l'aéroport.
Il devait alors embarquer pour un vol vers Dublin où il avait été invité par une organisation de protection des défenseurs des droits de l'homme.
Il avait été retenu pendant une heure et avait été interrogé sur la qualité et la nature de son voyage.

Salah Hamouri enfin libre !!

Enfin libre !

Au terme d’une journée très tendue, nous avons donc appris hier à 19 heures que Salah Hamouri ferait partie de la seconde vague de libération et qu’il rejoindrait sa famille à Jérusalem-Est dimanche 18 décembre après avoir subi injustement 6 ans, 9 mois et 7 jours de prison dans les geôles israéliennes.

Nous ferons de plus amples commentaires une fois sa sortie réalisée et qu’il sera bien chez lui.
Nous partageons totalement la joie de sa famille qui va enfin pouvoir l’embrasser, depuis ce temps où aucun contact n’a eu lieu.
Sans attendre nous voulons remercier toutes celles et ceux qui, par dizaines de milliers, se sont rassemblés dans leur diversité pour obtenir sa libération.
C’est une certitude : sans eux, et leur mobilisation déterminée, Salah ne serait pas libéré dimanche, aussi tard que cela nous paraisse.
Nous tenons à remercier vivement tout le monde qui a participé à ce résultat : personnalités, artistes, associations, organisations, notamment de jeunes, partis, « simples gens » comme on dit, les innombrables Comités de soutien qui se sont multipliés en France.

Dimanche Salah sera chez lui. Il va découvrir et devoir s’approprier un monde nouveau et imaginer, en prenant un temps nécessaire et mérité, une étape nouvelle de sa vie. Il va devoir se reconstruire en imaginant l’avenir au goût de liberté. Nous resterons à ses côtés. Nous voulons vous signaler sans attendre plusieurs points :

°Une adresse électronique a été ouverte qui lui est strictement personnelle.

Vous pourrez communiquer avec lui dès lundi : salah_hamouri@hotmail.com

°Notre Comité de soutien va s’éteindre mais pas avant avoir accompli jusqu’au bout son devoir et sa mission. En particulier nous resterons disponibles pour, le temps venu, organiser sa venue en France où il a beaucoup d’amis et d’amies à remercier. Il a à nous parler aussi.

° Notre Comité de soutien dispose, c’est sur le site http://www.salah-hamouri.fr/souscription, la somme de 13.683, 64 euros. Nous proposons de lui envoyer à Jérusalem pour qu’il puisse disposer de quelques moyens pour se reconstruire. Nous fermerons les comptes dans un mois. Celles et ceux qui veulent abonder en ce sens peuvent donc encore le faire.

° Une adresse postale est aussi disponible où lettres ou d’autres envois peuvent être effectués :

Salah Hamouri

Po BOX 19587

21, Nablus Road

Jerusalem

Israel

Emis par le Comité National de Soutien

lundi 28 novembre 2011

Pétition contre l’invitation de monsieur Driss El Yazami par la LDH


Pétition contre l’invitation de monsieur Driss El Yazami par la Ligue des Droits de l’Homme

En tant que membres de la LDH, nous tenons à exprimer notre entière désapprobation de la décision prise d’inviter M. El Yazami lors de notre 17ème université d’automne qui a eu lieu les 26 et 27 novembre 2011 à Paris pour une intervention sur « les soulèvements dans le monde arabe et l’avancée des droits »

Cette désapprobation ne concerne en rien la personne d’El Yazami mais les fondamentaux des choix démocratiques et la dimension non gouvernementale de la Ligue.

En effet, le roi Mohamed VI, après avoir mis en place le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) au moment même où le peuple marocain descendait dans la rue pour dénoncer les pouvoirs du roi, a désigné par décret M. El Yazami comme président de cette instance. Ce dernier représente donc le pouvoir marocain et non une ONG.

Au moment où les partis de gauche non gouvernementaux ainsi que le Mouvement du 20 février ont boycotté les élections législatives entachées d’irrégularité et descendent depuis 9 mois dans la rue pour remettre en cause les prérogatives royales et demander la dignité, la liberté, la justice sociale et lutter contre toutes les formes d’impunité , on ne peut admettre qu’un représentant du pouvoir puisse être invité par notre ligue dont l’orientation est la solidarité avec les peuples en lutte et qui, ce faisant de manière pacifique, sont sauvagement réprimés par les détenteurs du pouvoir.

Faut-il rappeler que depuis le 20 février, il y eut plus de 10 morts, des immolations par le feu, des arrestations arbitraires et des actes de torture, et ce sans que le CNDH ne réagisse.

Nous, signataires de cette pétition, condamnons cette initiative qui nous met en porte à faux avec nos camarades marocains qui luttent pour la liberté et les droits élémentaires.

Contact :
m.jaite@gmail.com
Tél : 06.12.84.33.64


Signataires :
Mohamed JAITE, membre du bureau de la section d’Orsay.

Le Mvt Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à rassemblement

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à
une journée de colère le 4 décembre 2011

Depuis le 20 février 2011, le peuple marocain s'est soulevé, à l'instar des peuples de la région pour revendiquer la liberté, la dignité et la justice sociale.

Le Mouvement marocain du 20 février ne cesse de réclamer haut et fort un vrai changement démocratique, qui passe par :

- Une constitution démocratique élaborée par une assemblée constituante élue par le peuple
- La dissolution du parlement et la destitution du gouvernement, ainsi que la mise en place d'un gouvernement de transition chargé d'initier les revendications du Mouvement du 20 février
- La séparation effective des pouvoirs
- Le jugement des responsables des crimes économiques et politiques contre le peuple marocain
- La libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion

Face aux revendications légitimes du Mouvement du 20 février, le régime despotique au Maroc n'a de réponses que par la répression, les arrestations, les intimidations et même les assassinats à l'encontre des militant
(e)s du Mouvement, ainsi que par le mépris de la volonté populaire par l'octroi d'une constitution anti-démocratique et l'organisation d'une mascarade électorale pour légitimer et renforcer son despotisme et étouffer la colère populaire.

Objectif raté ! Les élections législatives du 25 novembre constituent un échec des réformes annoncées par le palais royal. La veille et le jour même des élections, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes marocaines appelant au boycott de cette mascarade. D'autres sont d'ores et déjà prévues pour les week-ends prochains pour dire haut et fort que les Marocains ne sont pas dupes.

Le taux d'abstention qui a atteint 55% selon les chiffres officiels exprime un désaveu de la politique officielle et rappelle la nécessité d'un vrai changement démocratique, loin des mesures en trompe l'œil.

Fidèle à ses revendications initiales, le Mouvement marocain du 20 février continue sa lutte jusqu'à la satisfaction de toutes ses revendications.
Il appelle donc à des journées de manifestations dès le 27 novembre et à une journée de colère contre la politique despotique du Makhzen le 4 décembre 2011.


Le Mouvement Marocain du 20 février Paris-Ile-de-France appelle à
une manifestation le 4 décembre 2011 à 15h devant l'ambassade du Maroc

Parvis des droits de l'Homme, Métro : Trocadéro

Vive le Mouvement du 20 février

Vive la lutte du peuple marocain

Paris, le 26 novembre 2011

Contact: m.jaite@gmail.com

Soutenu par : AMF, ASDHOM, ATMF, FM V J-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, V oie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, Institut Mehdi Ben Barka, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Maroc Solidarités Citoyennes.

mardi 8 novembre 2011

Austérité : « la saignée sociale va tuer le malade »



Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA...
Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.

Le rapport annuel du Secours Catholique , remis aujourd'hui en dit long sur l'augmentation de la pauvreté dans notre pays , et notamment chez les jeunes qui subissent de plein fouet les mesures d'austérité et de recul social .
Ce nouveau plan de rigueur est un message de « no future » envoyé à la jeunesse .
C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade.

Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques.
Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.

Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en oeuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays.
Il faut prendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière pour sortir de la crise et Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur l'augmentation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public et de l'emploi pour tous .

Le programme « l'humain d'abord » du front de Gauche est disponible auprès des militants et à la Fédération du Pcf de Côte d'Or , 3,place Abbé Chanlon , 21000 Dijon

Isabelle De Almeida
Secrétaire Départementale du PCF Côte d'Or
Responsable du PCF aux questions de la Jeunesse
Candidate aux Elections Législatives sur la 3 è circonscription de Côte d'Or