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mercredi 29 novembre 2017

Crimes contre l’humanité en Libye, silence complice des Etats maghrébins, arabes et européens.



La CMODH dénonce avec véhémence les crimes contre l’humanité en Libye
et dénonce les silences complices des Etats maghrébins, arabes et européens.

COMMUNIQUE

Il y a une dizaine de jours des reportages télévisés ont été diffusés montrant la vente aux enchères de migrants africains en Libye.

L’opinion publique découvrait avec consternation ce que les ONG dénonçaient : la vente de migrants noirs sur des marchés aux esclaves en Libye.

La CMODH dénonce du plus profond qu’elle peut ces crimes contre l’humanité et ces pratiques sordides. Elle dénonce les silences complices des Etats maghrébins, arabes et européens.

La CMODH stigmatise l’irresponsabilité coupable de l’Union Européenne et de certains Etats Européens qui traitent et financent des milices libyennes pour s’opposer aux migrants africains en les maltraitant, les torturant et les emprisonnant dans des prisons clandestines.

La CMODH, organisation des droits de l’Homme maghrébine donc africaine, se sent profondément blessée par ces actes resurgis des noirceurs de l’histoire et qui ravive des douleurs que l’on croyait disparues à jamais.

La CMODH proclame sa solidarité avec les sœurs et frères migrants africains en Libye et dénonce toutes les parties qui, par leurs silences ou leurs complicités passives, laissent les crimes se perpétrer.
Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle découle des politiques européennes, mercantiles et antihumaines vis-à-vis des migrants.

La CMODH rappelle que les migrants africains sont jetés sur les routes de l’exil par la misère, la guerre ou l’oppression politique ; et que la politique de l’Europe forteresse est non seulement vaine mais responsables des innombrables morts et de la résurgence de l’esclavagisme.

La CMODH dénonce ces crimes contre l’humanité et demande à tous les Etats Maghrébins de prendre une position contre ces pratiques et de saisir le conseil de sécurité sans délais pour prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des migrants africains en Libye en les libérant de tous les camps immondes.

La CMODH lance un appel urgent à toutes les associations, organisations et forces démocratiques opposées à l’esclavagisme et à la maltraitance des migrants africains en Libye d’organiser une campagne unitaire internationale pour en finir avec l’esclavagisme en Libye et propose d’organiser dans tous les pays du monde des manifestations et rassemblements pour cela le prochain 10 décembre 2017 jour de la célébration des droits de l’Homme.

La CMODH
Rabat, le 26/11/2017

mardi 7 novembre 2017

Meeting de soutien au mouvement populaire et pacifique du Rif au nord du Maroc / Mais où va le Maroc ?




Il ne se passe pas un jour sans que nous parviennent des informations inquiétantes sur la situation actuelle des droits humains au Maroc. Les indicateurs sérieux sont au rouge et soulignent une régression dangereuse en matière de respect des libertés et des droits fondamentaux. Le mouvement de protestation populaire et pacifique que traverse la région du Rif, dont son chef-lieu Al-Hoceima, depuis la mort tragique de Mouhcine Fikri, a mis au grand jour la nature et le niveau de cette régression. Plusieurs atteintes graves aux droits humains ont été dénoncées, aussi bien par les associations marocaines que par les organisations internationales de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International, HRW, FIDH, etc. Elles ont toutes constaté et dénoncé les arrestations massives et arbitraires, le quadrillage militaire et policier des villes, des villages, des routes, de la région du Rif. Sont tout autant constatés les interventions violentes, l’utilisation disproportionnée de la force contre les manifestants pacifiques entrainant la mort d’Imad El Attabi et Abdelhafid El Haddad, les assignations à résidence, le chantage fait aux familles des détenus et leur harcèlement ainsi que la pratique lors des interrogatoires de la torture avérée, selon le rapport des médecins légistes mandatés par le Conseil National des Droits de l’Homme.

Des procès ont déjà jeté en prison plusieurs centaines de manifestants du « Hirak populaire du Rif ». D’autres sont en cours ou en préparation pour juger des centaines d’autres citoyens poursuivis en détention ou en liberté provisoire. Personne n’a été épargné par ces arrestations abusives. Pas même les mineurs.

Des journalistes ont eu leur part de cette répression aveugle, puisqu’une dizaine d’entre eux est poursuivie selon le code pénal, et non selon le code de la presse qui, lui, ne prévoit pas de peine d’emprisonnement. Des journalistes étrangers ont été expulsés et une délégation d’associations tunisiennes a été empêchée d’accéder à la ville d’Al-Hoceima. Des dizaines d’avocats de tous les barreaux du Maroc dénoncent chaque jour les atteintes aux droits de la défense, l’iniquité et les irrégularités des procès.

Les détenus sont dispersés sur plusieurs prisons, très loin de leurs proches. Les conditions de détention sont exécrables. Plusieurs prisonniers son en grève de la faim pour exiger leur libération et l’amélioration de leurs conditions carcérales. Leur état de santé se dégrade de jour en jour et le risque d’un drame humain n’est plus à exclure.

Les organisations de défense des droits de l’Homme, et avec elles des démocrates, ont tiré la sonnette d’alarme à travers des communications ou dans le cadre de rencontres inter-associatives ou institutionnelles, comme fut le cas du colloque du 9 octobre au Parlement européen, présidé par l’Eurodéputée Marie-Christine Vergiat (GUE).

Pour informer l’opinion publique sur ces violations graves des droits de l’Homme commises par l’État marocain et pour permettre aux organisations et aux démocrates européens d’exprimer leur solidarité internationale et d’interpeller leurs États sur leurs positionnements respectifs, nous organisons et/ou nous soutenons un meeting à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme.

Lieu : Bourse du Travail 3, rue du Château d’eau 75010 Paris (sous réserve) MétroRépublique
Date Vendredi 8 décembre 2017 de 18h à 22h

Contact comite.meeting@gmail.com

Premiers signataires :
-Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
-Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
-Association Marocaine des Droits Humains-IDF (AMDH-IDF)
-Association des Marocains en France (AMF-Fédération)




mardi 3 octobre 2017

Conférence : Maroc : le journalisme d'investigation en danger.



Pour sa première conférence de l'année, l'association Ységoria reçoit les deux journalistes marocains Abdessamad Ait Aicha alias Samad Iach et Hicham Mansouri.


Ces deux journalistes s'inquiètent pour l'avenir de la liberté de l'information au Maroc, notamment depuis le Mouvement du 11 Février 2011. Depuis, l'Etat marocain surveille les échanges en ligne et il devient difficile pour les journalistes de mener des enquêtes.


Samad Iach et Hicham Mansouri sont accusés d'atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et doivent comparaître prochainement devant le tribunal de Rabat. 
Ils viennent donc témoigner des conditions de travail des journalistes au Maroc notamment face à la censure à laquelle ils doivent faire face.

Vous pourrez échanger avec eux à la fin de leur intervention !

Rendez-vous donc Jeudi 05 Octobre à 18h15 en Erasme !

mercredi 19 juillet 2017

Solidarité avec le mouvement social, populaire et pacifique du Rif.



Rassemblement devant le Ministère des Affaires Etrangères à Paris
jeudi 20 juillet à partir de 18 heures.

Depuis le 28 octobre 2016 un mouvement est né au RIF (Nord du Maroc), suite au meurtre tragique d’un marchand de poisson, Mohcine FIKRI, un mouvement pacifique non-violent, inclusif, autonome, et enfin porteur de revendications justes et légitimes ; depuis il n’a cessé d’être dynamique et vivace ! 

Fin mai, la révolte s’est intensifiée avec une campagne d’arrestations et d’emprisonnement des militants du mouvement citoyen rifain.

Les premiers verdicts sont très lourds, 18 mois de prison ferme. A l’unanimité, les organisations de défense des droits de l’Homme, l'opinion publique nationale et internationale, dénoncent les verdicts prononcés. Malgré les multiples appels à leur libération notamment à travers des rassemblements, marches et interventions dans le cadre d’organisations internationales (Haut-commissariat aux droits humains à Genève et Parlement européen à Bruxelles), toutes ces actions sont restées vaines et sans réponse. Entre temps les militants du mouvement n’ont cessé de réitérer, leurs revendications et pour la libération de tous les détenus tout en se cramponnant au caractère pacifique et à la justesse de leur cause.

 Malgré l’interdiction, le 20 juillet, une grande mobilisation est prévue à Al Hoceima à laquelle nous sommes tous appelé(e)s, à l’intérieur comme à l’Etranger, à participer massivement à la marche en solidarité et à battre le pavé pour appeler à la libération des détenus des événements et à la satisfaction de la plateforme revendicative du mouvement. 

Des convois en direction d’Al Hoceima démarreront de toutes les régions du Maroc afin de faire du 20 juillet un moment fort dans la lutte populaire.

Depuis la prison d’Oukacha, à Casablanca, les prévenus du mouvement citoyen du Rif ont entamé, depuis lundi 17 juillet 2017, une grève de la faim illimitée pour « la liberté ou la mort en martyrs », les détenus tiennent à clamer, une fois encore, leur innocence de toutes les accusations retenues à leur encontre et appellent de leur vœu tout le monde à réussir cette marche, et appellent à une grève générale à Al Hoceima et dans l’ensemble du RIF.

Par notre rassemblement en ce jeudi 2017, devant le ministère des affaires étrangères français, et qui coïncide avec une marche géante qui a lieu le jour même :

- Nous exprimons notre solidarité avec les détenus politiques rifains, leurs familles et les revendications du mouvement citoyen dans le RIF 

- Dénonçons avec force et fermeté toutes formes de pressions, de répressions et de violence qui s’exercent sur le mouvement et ses militants, et dont le but suprême est de museler la liberté d’expression.

Nous faisons porter la responsabilité de la présente situation dans le RIF au gouvernement et au chef d’Etat marocains, avec toutes les conséquences dramatiques éventuelles de la présente interdiction de la marche du 20 juillet à Al Hoceima,

- Nous tenons à interpeller le ministère des affaires étrangères français pour que la France arrête son soutien politique, économique et sécuritaire au régime marocain.

De même, nous exhortons l’ensemble des forces vives, dans le RIF, l’ensemble du Maroc, et à l’Etranger à redoubler d’efforts pour la libération de tous les prisonniers du mouvement social et populaire du RIF.

En conséquence, nous soutenons et appelons conjointement avec le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Île-De-France, la Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France, ATMF et IDD, à un rassemblement ce jeudi 20 juillet 2017 à 18H, devant le Ministère des Affaires Etrangères français au 37 Quai d'Orsay, 75007 Paris, Métro Invalides.

Premières organisations signataires :

- Le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Ile-de-France
- Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
- La Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France
- Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)
- Association Marocaine des Droits Humains (AMDH -  Paris/Ile de France)-
- Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
- Association des parents et amis des disparus au Maroc– APADM
- Fédération des Association des Marocains en France (AMF) 
- Association TAMAYNUT (France)
- Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE –
- Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe
- La Voie Démocratique (Région Europe) –
- Le Parti d'Avant Garde Démocratique Socialiste (PADS-Europe)
- Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
- Association Clarté Ambition Courage France
- Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
- Association TIDI – France
- Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
- Immigration Développement Démocratie (IDD)
- Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT)
- Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
- Association des Tunisiens en France (ATF)
- Comité Afrique (CA)
- Forum de Solidarité euro-méditerranéenne (FORSEM)
- ASBL Na'oura-Bruxelles
- Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPRESA)
- Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains (CORELSO)
- Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)


lundi 3 juillet 2017

Cent ans de dépossession... Justice pour la Palestine !



Lille le 3 juillet 2017

Depuis 100 ans, y compris avec la « déclaration Balfour » par laquelle le lord britannique avec son « foyer national juif » ouvrait la porte à l’appropriation coloniale de la Palestine, les grandes puissances marquent leur emprise sur le Moyen Orient. A l’ONU, en 1947 la Palestine est partagée tandis qu’Israël s’y établit avec la Nakba sur la base de l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leurs terres, de leurs villes et villages et au prix du massacre de ses habitants. Cette Nakba se poursuit en juin 1967, avec la guerre, et l’appropriation par Israël de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est annexé unilatéralement.

Aujourd’hui, Jérusalem est totalement annexé par Israël et à Jérusalem-Est plus de 200 000 colons israéliens sont installés, cherchant à faire des Palestiniens des étrangers dans leur ville : impossibilité de vivre en famille, restrictions de circulation, démolition de maisons, retrait du droit de séjour sont quotidiens. Israël planifie l’éviction des Palestiniens de la ville. La résistance palestinienne existe : la population refuse de se laisser chasser. A Silwan, avec l’association « Al Bustan » cette résistance s’organise en direction des familles et de la jeunesse palestiniennes.
C’est une des dirigeantes de cette association, Amina Abdulhaq, avocate, qui sera présente mercredi 5 juillet à 19 h à la MRES pour une rencontre où elle présentera le quartier de Silwan face aux Israéliens.

Le soutien de l’AFPS Nord-Pas de Calais à la résistance palestinienne est une constante de son action. Ce soutien, dont la soirée du mercredi 5 juillet à Lille sera un des moments forts est d’autant plus nécessaire qu’Israël multiplie actuellement les attaques criminelles :
Nouveaux bombardements sur Gaza alors que le territoire, privé d’électricité, est soumis à un blocus aussi illégal que criminel depuis 10 ans. Une journée d’action nationale vient d’être décidée par le Collectif National pour une Paix Juste les 7/8 juillet. L’AFPS Nord-Pas de Calais interpelle les élus à ce sujet
Prisonniers : après la défaite subie devant la grève massive de la faim, Israël passe à la contre-offensive avec l’arrestation de Khalida Jarrar que la mobilisation internationale avait contraint à relâcher. Passer à la vitesse supérieure pour le soutien aux prisonniers s’impose.

Dès la rencontre du mercredi 5 juillet à la MRES, c’est à une nouvelle mobilisation de soutien au peuple palestinien à Lille, que vous appelle l’AFPS Nord-Nord-Pas de Calais. Ceci en sachant que nous aurons à crier notre colère à Paris dans 15 jours, devant la présence de Netanyahu dans la capitale à l’invitation du Président Macron.

Communiqué de L'AMDH-Paris/IDF suite à son assemblée générale élective.



L’Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF (AMDH-Paris/IDF) a tenu son assemblée générale élective pour renouveler ses instances, le samedi 24 juin 2017 au local de l‘ATMF (l’Association des Travailleurs Maghrébins de France).

Pendant cette AG, les adhérentEs ont évoqué la situation des droits humains au Maroc, notamment :
1-      Le 38ème anniversaire de la création de l’AMDH qui intervient dans un contexte alarmant marqué par une ultime escalade qu’illustre la demande faite par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi LAFTIT au gouvernement marocain de retirer à l’AMDH son statut d’utilité publique couronnant ainsi les intimidations que subit l’association.
2-      Les situations sociale, économique et politique dans le Rif où une répression sauvage s’abat sur les citoyenNEs qui continuent à manifester contre les politiques d’exclusion, de marginalisation et de la Hogra. Les militantEs de l’AMDH-Paris/IDF ont tenu également à exprimer leur soutien inconditionné à ce combat et aux élans de solidarité au Maroc et en Europe pour la réalisation de ces revendications légitimes et la libération de touTEs les détenuEs politiques du Hirak.
Les rapports, moral et financier, ont été adoptés. Les militantEs présentEs à l'AG ont discuté et proposé des pistes de travail, de développement de l'association et des solutions pour dépasser les lacunes.

Enfin, un bureau a été élu en respectant la parité (5 femmes, 5 hommes) comme pour les deux bureaux précédents suite aux recommandations des militantEs de la section. Aussi, 6 sur 10 membres du bureau sont jeunes (moins de 30 ans), soit 60%. La composition du nouveau bureau est la suivante :
  • Président : Ouissame Ghmimat.
  • Première vice-présidente : Tahani Brahma.
  • Deuxième vice-président : Imad Attahiri.
  • Secrétaire générale : Soumaya Regragui.
  • Vice-secrétaire générale : Imene Lihi.
  • Trésorier : Mohammed Talha.
  • Vice-trésorière : Salma Azarkan
  • Chargé de communication : Tarik Zouhri.
  • Chargée de mission : Wiame Ghmimat.
  • Chargé de mission : Mohammed Jaite.
Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile de France
Paris, le 24 juin 2017.

Pour tout contact:


lundi 22 mai 2017

Des médecins étrangers pour nourrir de force les prisonniers palestiniens en grève de la faim.



Publié le 06/05/2017

Bethléem - Ma’an - Israël envisage la possibilité de faire venir des médecins d’un pays étranger pour nourrir de force les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, en grève de la faim depuis 19 jours, selon les informations données par la deuxième chaîne israélienne (Channel 2) et qui ont été relayées sur son site vendredi.
La deuxième chaîne israélienne rapporte qu’Israël a pris contact avec un pays étranger pour l’inciter à accélérer l’envoi de médecins « par crainte dit-il, de la détérioration de l’état de santé des prisonniers en grève de la faim ».
La chaîne ajoute, après le refus de l’Ordre des médecins israéliens de pratiquer l’alimentation forcée des prisonniers, que le droit international assimile a de la torture, le gouvernement israélien a décidé d’accélérer la recherche d’une solution de rechange en faisant appel à des médecins étrangers qui seraient prêts à effectuer cette opération.
Israël prévoit d’effectuer des opérations d’alimentation forcée dans les centres médicaux de l’administration pénitentiaire, ce qui lui permet de contourner le refus catégorique de l’Ordre des médecins, en plus de la crainte d’Israël, de voir les hôpitaux publics israéliens inondés par l’arrivée massive de prisonniers en grève de la faim, ce qui conduirait à la fermeture de ces hôpitaux.
Israël étudie les aspects juridiques sur la possibilité de confier cette opération à des médecins étrangers, dans le même temps, le plan est en cours de discussion avec le ministère israélien de la Santé.
Les sources israéliennes s’attendent à ce que ce plan soit accueilli par une opposition forte et décisive de nombreux organismes locaux et internationaux.
Ahmed Tibi, membre arabe de la Knesset, de la liste commune, a attaqué le plan israélien, en disant « l’idée de faire venir par avion des médecins de l’étranger pour alimenter de force les prisonniers palestiniens constitue une manœuvre immorale conçue pour surmonter le rejet initial indiqué par L’Ordre des médecins de cette pratique. »
Il ajoute « le simple fait de proposer cette idée est terrible et honteux, Israël doit répondre aux demandes humanitaires et légitimes des prisonniers palestiniens au lieu de mener contre eux une lutte crasse. »
De son côté, l’Ordre des médecins palestiniens, représenté par le Dr Nidham Néjib, a dénoncé le projet israélien de faire venir des médecins étrangers pour contourner le refus de l’Ordre des médecins israéliens de nourrir par la force des prisonniers palestiniens en grève de la faim, considérant cette opération comme une exécution pure et simple de centaines de prisonniers détenus dans les prisons israéliennes et une persévérance dans l’escalade israélienne contre le mouvement des prisonniers.
L’Ordre des médecins palestiniens a appelé l’union des médecins arabes, les associations médicales et les ONG de droit humain locales, arabes et internationales à intervenir pour empêcher ce projet qui menace la vie des prisonniers en grève, et qui est contraire aux conventions internationales car il ne respecte pas le droit légitime du prisonnier à mener une grève de la faim. L’Ordre met en garde contre le danger que représente cette décision sur la vie des prisonniers en grève, ce qui est un précédent dangereux et contraire aux principes fondamentaux des droits de l’homme et de la Déclaration de Malte en 2006, qui interdit de forcer les prisonniers à se nourrir.
Il a déclaré que le danger de l’alimentation forcée réside dans le fait d’insérer fortement un tube par le nez jusqu’à l’estomac, ce qui peut causer des dommages sur les parois de l’œsophage et dans l’estomac , en plus du risque de faire entrer de la nourriture et du liquide dans les poumons et de causer une inflammation qui causera la mort à court ou à long terme.
L’Ordre des médecins palestiniens a renouvelé son soutien aux prisonniers en grève de la faim pour le 20ème jour dans les prisons l’occupation et à leurs demandes légitimes.
Traduction : Moncef Chahed

Groupe de Travail Prisonniers de l'AFPS

dimanche 26 février 2017

Le naufrage du droit d'asile / des pressions intolérables sur la Tunisie.


21 février 2017 - Les autorités tunisiennes sont la cible de pressions intolérables de la part de l'Italie et de l'Allemagne. En l'espace d'une semaine, elles ont dû opposer une fin de non-recevoir aux responsables allemands puis italiens qui envisageraient de renvoyer vers la Tunisie des personnes migrantes et réfugiées. Les questions de sécurité intérieure semblent constituer la pierre angulaire de termes de coopération imposés à la Tunisie sur un terrain qui, pourtant, en est totalement distinct : le droit d'asile. 
Obliger la Tunisie, en échange d'un soutien à la lutte contre le terrorisme, à débarquer sur son sol les personnes interceptées par les garde-côtes italiens, comme l'évoque un article de presse italien, reviendrait à violer de manière flagrante les obligations de l'Union européenne (UE) et de l'Italie, déjà condamnée en 2012 par la Cour européenne des droits de l'Homme pour avoir refoulé des réfugiés en Libye. 
Outre l'atteinte inqualifiable au droit d'asile, ce serait aussi, pour l'Italie faire preuve d'un cynisme insupportable au moment où la lutte contre le terrorisme concerne autant l'UE que la Tunisie.  
A cette pression s'ajouterait, de source parlementaire belge, l'inscription d'une clause de réadmission dans les accords de décembre 2016 visant à convertir la dette tunisienne en investissements par la Belgique en Tunisie.  
A l'heure où l'Allemagne, la Belgique et l'Italie envisagent d'inscrire la Tunisie sur la liste des pays d'origine « sûrs », nos organisations rappellent que l'usage du concept de pays « sûr » constitue une atteinte au droit d'asile, et qu'en tout état de cause, il est inenvisageable de considérer la Tunisie comme un pays d'origine ou un pays de transit « sûr » au regard même des critères prévus en droit européen (directive 2013/32/UE). 
La Tunisie ne dispose d'aucune législation sur le droit d'asile ni de capacité d'accueil des personnes en besoin de protection internationale. Il n'existe aucune garantie de protection contre l'incrimination pour « délit d'émigration non-autorisée »[1], en violation du droit fondamental de quitter tout pays, ni de garanties procédurales pour les personnes non désireuses de demander l'asile et qui risquent d'être privées de liberté et expulsées dans des conditions inhumaines et dégradantes.
Les pressions exercées contre la Tunisie doivent cesser, au profit d'un véritable engagement de l'Union européenne et de ses États membres pour l'accueil des personnes réfugiées et migrantes sur son territoire, et d'un véritable soutien de la Tunisie dans la consolidation de l'État de droit et la lutte contre le terrorisme.
Les organisations signataires
Tunisie
           - Union générale tunisienne du travail - UGTT
-  Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES)
-  Ligue tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH)
- Afrique Intelligence
- Association Citoyenneté et Liberté – Djerba
- Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (AESAT)
-  Centre de Tunis pour la Migration et l'Asile (CeTUMA)
-  Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie(CRLDHT)
- Union des Leaders Africains
-  UTOPIA Tunisie
-  Vigilance pour la Démocratie et l'Etat Civil
Allemagne
- ProAsyl
Italie
- Associazione Ricraetiva e Culturale Italiana (ARCI)
- Coopération pour le Développement des pays émergents (COSPE)
- Italian Immigration Legal Practitioners Association (ASGI)
Organisations de la diaspora
- Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
- Association des Immigrés Tunisiens - Citoyen des deux Rives (ATI-CDR) - Grenoble 
- Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) 
- Association des Tunisiennes et Tunisiens de Suisse (ATTS)
- Association des Tunisiens du Nord (ATNF) - Lille
- Association Interculturelle Production Diffusion Documentation (AIDDA)
- Association Le Pont de Genève
- Association Solidarité et Justice Fahrat Hached (ASJFH)
- Collectif  Culture, Création, Citoyenneté - 3C
- Collectif des Femmes Tunisiennes (CFT)
- Comitato Immigrati Tunisini Italia – Italie (CITI)
- Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie (CVDT) -  Blegique
- Fédération Tunisienne pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR)
Réseau Euro-maghrébin Citoyenneté et Culture  (REMCC)
- Union des Tunisiens pour une Action Citoyenne (UTAC) 
Régional
Association Européenne de défense des Droits de l'Homme (AEDH)
EuroMed Droits – REMDH
Migreurop

Ce délit a été introduit en 2004 dans la législation tunisienne, sous les pressions de l'Union européenne. Cela est le cas également pour nombre d'autres pays, tels que l'Algérie, le Maroc et le Sénégal.
 Contact:
FDTES  -  Abderrahmane Hedhili, Président / Alaa Talbi, Directeur Exécutif – 00 216 22 255 432ARCI  -  Andreina Albano, Chargé de communication – 00 39348341940 - EuroMed Droits  - Hayet Zeghiche, Directrice Communication – 00 32 488 08 00 41  


mercredi 4 janvier 2017

MUMIA gagne son procès pour se soigner !






La justice fédérale fait injonction immédiate à l’Administration pénitentiaire de soigner Mumia Abu-Jamal
Hier en fin d'après-midi, le Juge Fédéral Mariani a ordonné à l’Administration pénitentiaire de Pennsylvanie d'accorder immédiatement à Mumia Abu-Jamal le traitement contre l'hépatite C dont il souffre, justifiant sa décision en ces termes « les contraintes budgétaires ne peuvent pas l’emporter sur la garantie constitutionnelle de soins médicaux adéquats ».

Ainsi, un an et demi après une hospitalisation suite à un coma diabétique qui faillit être fatal et des séquelles extrêmement douloureuses, les mobilisations dans le monde entier et les batailles juridiques ont eu raison de l’inhumanité de l’Administration. Par la voix de Bret Grote de l'Abolition Law Center et celle de Maître Robert Boyle, la défense de Mumia  s’est félicitée de « cette grande victoire remportée par les milliers de gens qui ont soutenu Mumia et sans lesquels on ne pouvait imaginer gagner ». Cela a exigé deux procès, des milliers d'heures à rédiger des motions, à interpeler l’Administration par des rassemblements, des manifestations, des coups de téléphone, des mails et des pétitions ».

Gagner ce jugement était un enjeu majeur car il fallait apporter la preuve que tout retard de traitement causerait des dommages irréversibles pour Mumia et les 6.000 prisonniers de Pennsylvanie souffrant  d'hépatite C et qui n’étaient pas soignés. Selon Bret Grote, c'est la première fois qu’aux Etats-Unis, une Cour fédérale oblige la pénitentiaire à faire bénéficier les prisonniers des nouveaux médicaments mis sur le marché pour éradiquer cette grave maladie.
En août dernier, lorsque que le Juge Mariani rejeta la première requête, l’inquiétude fut grande. La colère redynamisa toutefois la mobilisation à l’exemple des 130.000 dollars collectés par les soutiens du monde entier pour la poursuite de la bataille judiciaire et les soins médicaux dont Mumia avait besoin.
Le Collectif français des soutiens à Mumia, par ses initiatives et celles des nombreuses organisations qu’il rassemble, se félicitent d’avoir contribué à cette victoire du droit au respect de la vie humaine. Une pause de la mobilisation ne saurait toutefois être de mise car l’Administration pénitentiaire va vraisemblablement interjeter appel. Il nous faut donc maintenir la pression. C’est la raison qui justifie le rassemblement à Paris chaque premier mercredi du mois à proximité de l’ambassade des Etats-Unis pour qu’enfin Mumia soit soigné et libéré ... Pour plus d’informations : www.mumiabujamal.com

Message de Noëlle Hanrahan (directrice de Prison Radio) aux soutiens français de Mumia
« Le courrier que reçoit Mumia vient presque qu’exclusivement de France. Ces lettres et cartes sont pour lui un grand soutien et une source d'inspiration. Il me l'a dit lors de ma dernière visite et j'ai vu les boîtes dans sa cellule. C'est vraiment très important pour lui et c'est impressionnant. Juste une remarque : il vous demande d'écrire votre adresse très lisiblement, en caractères d'imprimerie si possible. Autant qu’il le pourra, en temps surtout en argent, il vous répondra ».


COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques
MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT
Courriel : contact@mumiabujamal.comSite Web : www.mumiabujamal.com

mercredi 14 décembre 2016

Communiqué commun des sections de l'AMDH en Europe (Madrid, Paris/IDF, Lille et Belgique) à l'occasion de la journée internationale des Droits Humains et pour appeler aussi à se joindre au rassemblement pour la Dignité et contre El Hogra au Maroc.




Aujourd’hui, les Marocain.e.s en ont ras-le-bol de se sentir méprisé.e.s et humilié.e.s au quotidien. En réalité, ils/elles font face à une situation tragique à tous les niveaux : Concernant la santé, des femmes marocaines continuent d’accoucher en dehors des hôpitaux, avec une absence immédiate d’infrastructures sanitaires. Des femmes et des hommes vivent encore dans des conditions de vies inhumaines et inacceptables. Quant à l’éducation, l’école publique marocaine est en faillite à cause d’une croissance fulgurante de la privatisation. A cela s’ajoute aussi la cherté de la vie, l’habitat insalubre, les expulsions des habitants et l’accaparement des terres des paysans, ce qui pousse les citoyen.ne.s à manifester leur colère contre ces politiques.

L’assassinat de Mouhcine Fikri, le 28 octobre dernier, n’est pas un cas isolé. Il suffit de constater les dernières victimes (cas de Beni Mellal, Kenitra, Salé…etc.) de l’appareil répressif à l’encontre des citoyen.ne.s qui souffrent des politiques d’appauvrissement et de répression. Mouhcine révèle aussi le mépris de l’Etat marocain à l’égard des citoyen.e.s, notamment celle/ceux issus des classes populaires ce qui engendre en eux le sentiment de El Hogra. Lorsque le/la Marocain.e parle de El Hogra, il/elle se réfère au fait d’être méprisé.e, injustement traité.e, d’avoir le sentiment de ne pas être un/e citoyen.ne. Mouhcine symbolise le drame quotidien et la mise à mort de la jeunesse, génération sacrifiée du Maroc.

Face à ce crime abject qui porte atteinte d’abord au droit à la vie et qui nous rappelle des cas similaires, notamment le cas de Mi Fatiha, Karim Chaeib de Séfrou, Kamal El Ammari de Safi, les cinq citoyens brulés d’Al Hoceima, Boudaroua à Safi et puis Hassani a Aith bouayache …etc., nous, les sections de l’AMDH en Europe (Belgique, Lille, Paris/IDF et Madrid),

- Condamnons ce crime honteux contre Mohcine Fikri et tous les crimes atroces perpétrés par l’Etat marocain. Et condamnons cette politique qui révèle sa nature répressive, anti-démocratique et anti-populaire,
- Disons STOP à El Hogra dans tous ses aspects : politique, social, culturel et économique
- Soutenons les luttes et les revendications du peuple marocain (luttes sociales des régions marginalisées notamment dont la région du Rif, des diplômés chômeurs, des vendeur.se.s ambulant.es, des habitants de Imider, des étudiants…etc...),
- Saluons les mobilisations contre El Hogra tant au Maroc qu’en Europe,
- Appelons nos militant.e.s, sympathisant.e.s, amie.e.s et toutes les forces vives à se joindre au rassemblement contre El Hogra devant la commission européenne à Bruxelles le 10 décembre 2016 à 13h à place Schuman 1000,
- Réitérons, à l’occasion de la journée internationale des Droits Humains, notre engagement à la lutte contre toutes les violations des Droits Humains.

Signataires :
Association Marocaine des Droits Humains-Belgique
Association Marocaine des Droits Humains-Madrid
Association Marocaine des Droits Humains-Nord France
Association Marocaine des Droits Humains-Paris/Ile De France.

Contacts :
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