jeudi 12 novembre 2009

Soutien au journaliste tunisien Taoufik Ben Brik

Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik est emprisonné depuis le 29 octobre

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Fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie, Taoufik Ben Brik a déjà été emprisonné pour ses opinions critiques vis-à-vis du pouvoir tunisien.

Cette fois, Taoufik Ben Brik est incarcéré à partir d’une sombre affaire d’accident de voiture avec une conductrice dont on ne révèle pas l’identité.

Il s’agit évidemment d’un prétexte. Ce cas et les prétextes invoqués ressemblent d’ailleurs à celui de Mumia Abu Jamal aux Etats-Unis.

S’il ne s’agissait que de cela, pourquoi ce journaliste ne bénéficie t-il pas d’une liberté provisoire en attendant son procès ? Pourquoi le pouvoir tunisien a-t-il trouvé ce prétexte, quelques jours seulement après la réélection de M. Ben Ali à la Présidence de la République ?

Coïncidence ! Depuis des jours se multiplient les tentatives d’intimidation du pouvoir envers les voix discordantes. Le 28 octobre, deux autres journalistes ont été menacés, Slim Boukdhir, roué de coups à la suite d’une interview accordée à la BBC sur les conditions de travail des journalistes en Tunisie, et Mouldi Zouabi, qui a subi une tentative d’effraction de son domicile.

Il y a quelques jours, notre consœur du journal « Le Monde », Florence Beaugé a été expulsée de Tunisie.

Au moment où les autorités et les grands médias français se montrent si sensibles aux libertés et à la démocratie « à l’Est », ils auront sûrement à cœur de réclamer la liberté pour Taoufik Ben Brik et la démocratie tunisienne.

http://patricklehyaric.net/2009/11/11/liberte-pour-taoufik-ben-brik/

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soutien solidaire ...
au droit à l'info !
à l'expression libre et indépendante
de ceux qui prennent le risque de l'exprimer
en se trouvant souvent sur place
envers et contre tout
pour tout simplement transmettre
aux regards de tous..

tairi

mercredi 11 novembre 2009

Netanyahou à Paris le 11 novembre : NON !


Netanyahou à Paris le 11 novembre : NON !

Rassemblement à Paris mercredi 17h30 Métro George V


Venez nombreux manifester contre l’accueil chaleureux

que le président Nicolas Sarkozy compte réserver

au premier ministre de l’apartheid israélien.

La rencontre aura lieu à l’Elysée à 17h30.

Nous serons là, et nous allons nous faire entendre !

Communiqué

Rassemblement mercredi 11 novembre 17h30, Champs Elysées, Métro George V.

Premiers signataires : GUPS, AFPS, UJFP, CCIPPP, Génération Palestine,NPA, et american against war...

Netanyahou reçu par Sarkozy ...

La France a mieux à faire !

Nicolas Sarkozy a choisi le 11 novembre, symbole de paix, pour accueillir à Paris un homme de guerre : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette décision confirme la relation privilégiée que le président de la République entend développer avec l’Etat d’Israël.

La politique de Nicolas Sarkozy marque une rupture néfaste en adoptant cette orientation déséquilibrée, qui prive la France de tout rôle actif au Proche-Orient. Cette politique est d’autant plus scandaleuse qu’Israël est aujourd’hui gouverné par la coalition la plus extrémiste de son histoire.

Netanyahou, c’est l’accélération de la colonisation illégale de la Cisjordanie. Netanyahou, c’est la mainmise sur Jérusalem. Netanyahou, c’est le refus des propositions de Barack Obama pour la reprise des négociations avec les Palestiniens.

Netanyahou, c’est la poursuite du siège et le rejet – hier encore – de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’application du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis à Gaza.

Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu à Paris. C’est pourquoi le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle à manifester contre sa réception à l’Elysée.

A Paris, nous appelons à un rassemblement mercredi 11 novembre à 17h30, aux Champs-Elysées, métro Georges V.

Application du droit international.

Boycott,

Désinvestissement,

Sanctions
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contre l’occupation israélienne :

- Halte à la coopération militaire France / Israël
- Suspension des accords d’association UE / Israël
- Des poursuites contre les criminels de guerre

vendredi 6 novembre 2009

L'expulsion des sans papiers ...Géorgiens Dijon / Nîmes direction la Pologne

C'est arrivé à Dijon .....
diktats !!! arbitraire !!! fuite en avant ...
quand tu nous tiens ....

l'expulsion des sans papiers Géorgiens Dijon / Nîmes direction la Pologne et pourquoi la Pologne ??
parce qu'ils ont transité par là avant de venir chez nous ??
ou pour être certains que l'accueil de leur retour serait validé ??

c inacceptable...
ils n'ont pu arriver à leurs fins sur Dijon, ils les ont transportés sur Nîmes et éjectés séance tenante et en catimini...

je dénonce... comment peut on se voiler la face...
où sont les collectifs au delà des associations de soutien puisqu'elles sont insuffisantes pour aller au delà des lois!!!!!!!!!!

lorsqu'on sait qu'un tenancier de l'hôtel va forcément signaler à la police le profil des clients qui va ensuite le signaler au Ministère de l'Intérieur etc etc etc ... à quoi sert d'héberger un sans papiers demandeur d'asile sans aucun relai de proximité et de soutien...

où sont nos initiatives libertaires, citoyennes, celles qui vont au delà des lois dans une démarche d'ingérence pour cause de survie identitaire ??

j'ouvre le débat!!
les rafles se font désormais à l'aube et en catimini.
le centre de rétention de Lyon étant complet
il était évident que celui de Mesnil Amelot à deux encâblures de Paris Roissy aurait eu un impact contestateur
......
....
et oui il est apparu plus simple car plus fragile d'aller leur faire visiter Nîmes ville romaine du hublot de l'avion qui les réexpédiait en des lieux où plus personne n'avait à s'investir!!!!!!!!!!!!

tairi

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Je vous invite à lire cet article de presse au moment où le gouvernement UMP est dans une surenchère en matière d'identité nationale :


Des enfants scolarisés à Dijon ont été concernés par cette expulsion alors que l'on fête au même moment au plan national le 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfant. Nous n'avons décidemment pas la même conception de ce qu'est l'identité de la France, une République laïque et sociale et non celle de l'exclusion et de l'intolérance.

D'ailleurs, le groupe des Forces de Progrès auquel j'appartiens (conseillers généraux de gauche du département), avait appelé l'attention des pouvoirs publics lors de la session du 23 octobre dernier du Conseil Général de Côte d'Or.

Nous avions présenté et adopté un voeu pour appeler sollennellement le Ministre et le Préfet à remédier à la situation faite aux demandeurs d'asile dans le département et éviter des drames humains.

La presse locale s’était saisie du cri d’alarme lancé par la CIMADE, les 357 places des différents centres d’accueil des demandeurs d’asile de Côte d'Or étant toutes occupées. Or un arrêt du Conseil d’Etat de septembre dernier fait obligation à l’Etat d’offrir un logement à ces demandeurs.

http://www.grandguillaume.net/article-c-est-arrive-a-dijon-38872617.html


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Elle s'était pourtant préparée à cette éventualité mais rien n'y fait : Françoise Duguet, responsable de la Cimade en Côte d'Or, est encore sous le choc de l'expulsion vers la Pologne d'une vingtaine de Géorgiens lundi 2 novembre à Marsannay-la-Côte. Des familles avec enfants qui demandaient asile en France et qu'elle avait tenté d'aider, envers et contre tout...
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"La préfecture fait son boulot"

http://www.dijonscope.com/001580-expulsion-de-21-georgiens-a-dijon-c-est-une-histoire-effroyable

Arbitraire quand tu nous tiens... pourtant on regarde sans bouger .. sans broncher

Licenciement pas licenciement!!

Comment peut-on d'un pays à l'autre ?? le vivre d'une façon aussi disparate !!

Revendiqué sur le front certaines structures occidentales par le jeu des acquis sociaux sur le front du travail et de son code déontologique, il devient un choix délibéré bien que le risque de subir un manque à gagner n'étant pas exclu, le choix à prendre n'est jamais exempt d'un engagement personnel.
Cependant on peut supposer dans certains cas d'une situation au bout du compte revalorisée.
Je ne citerai pas un licenciement technique voire économique qui bien que non choisi demeure malgré tout protégé.

Pourtant on assiste sur d'autres fronts sociaux/géographique à une mise au tapis radicale et sans espoir de revalorisation aucune.

Loin de nos assurances sociales, prévention, attestation, droits protégés, environnement syndical oblige et présence de personnel type "ressources humaines" tutoyant l'employé contestablement contesté mais .... soutenu, le reflet licencif n'a pas la même couleur, la même odeur.

Sans ingérence sur un front politico/administratif extérieur, ne serait-il pas judicieux ce soutien inter/militant qui en hérisse certains comme en lasse ou exaspère d'autres, aseptisés et léthargisés,sur le front d'un engagement basique d'une entraide nécessaire.

Il me parait curieux ou simplement étonnant de considérer la similitude de cette échelle de valeur type licenciement comme de cette autre sur le front de l'assurance maladie ou plus simplement l'accès aux soins, voire d'un choix de traitement ou de structures médico chirurgicales de confort.

Là encore s'inscrit un océan entre deux pôles géographiques...

S'agissant de survie élémentaire d'un côté, de l'autre dans le pire des cas, le plus démuni possèdera tout de même des droits acquis à son statut.

Soutien solidaire ou non soutien, la question reste posée et le débat ouvert !!
Serions-nous si éloignés les uns des autres, et notre liberté ou pouvoir d'information indépendante n'a-t-elle pas son rôle à exercer pour une interpellation réèlle .


tairi

jeudi 5 novembre 2009

LES PRISONNIERS DU BASSIN MINIER GAFSA-REDEYEF LIBÉRÉS

La résistance des détenus, des femmes et des familles, la solidarité et la mobilisation nationale et internationale ont eu raison de l’arbitraire...

C’est avec joie et satisfaction que le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) vient d’apprendre la libération de tous les prisonniers du bassin minier de Redeyef-Gafsa en vertu d’une grâce présidentielle non amnistiante.

Cette libération est l’heureux aboutissement d’une forte solidarité et mobilisation ininterrompue, nationale et internationale, en faveur des personnes emprisonnées depuis le mois de juin 2008 à la suite du soulèvement qu’a connu la région durant tout le premier semestre 2008.

Le CRLDHT se réjouit d’autant plus que les condamnations (avec leur cortège de peines extrêmement lourdes) prononcées à l’encontre des animateurs du mouvement social du bassin minier de Gafsa/Redayef, l’ont été à la suite de procès des plus inéquitables au cours desquels les avocats de la défense ont clairement démontré l’irrégularité de la procédure, le recours systématique à la torture, le non-fondé des accusations, etc.

Cette libération vient mettre un terme à une longue souffrance collective, non seulement celle des détenus et de leurs familles, mais aussi celle de toute une ville (Redayef) endeuillée depuis que les leurs ont été éparpillés dans différentes prisons tunisiennes, où ils n’ont eu de cesse de subir des traitements inhumains et dégradants…

Cependant, nous ne serons vraiment en mesure de nous réjouir que si les poursuites à l’encontre, notamment, de Fahem BOUKEDDOUS et Mohieddine CHERBIB (membre fondateur du CRLDHT et Président de la FTCR-Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), tous deux condamnés « par contumace », sont définitivement abandonnées !

Le CRLDHT exprime ses vives et chaleureuse félicitations à Adnane, Bachir, et leurs anciens codétenus ainsi qu’à toutes les familles, pour cette liberté recouvrée, tout en exigeant des autorités leur rétablissement dans tous leurs droits civils et politiques et leur réintégration immédiate dans le travail.

Le CRLDHT exige, en outre, l’indemnisation de toutes les personnes libérées pour avoir été détenues arbitrairement, dans des conditions inhumaines, pendant plus d’un an.
Le CRLDHT demande instamment aux autorités d’enquêter sans délai (via une commission « Vérité », indépendante et impartiale) sur les abus d’autorité, sur les décès de Hafnaoui MAGHZAOUI, de Hichem BENJEDDOU et d’Abdelkhalek AMAIDI, sur la torture et autres traitements inhumains ou dégradants, commis par la machine policière de l’État et ses fonctionnaires.

Il rappelle, d’autre part, que les graves problèmes socio-économiques, environnementaux, et politiques, ne peuvent en aucun cas être résolus par une répression croissante ; qu’il est grand temps que les autorités comprennent qu’en dehors des solutions politiques, il n’existe pas de réelle alternative à la situation de blocage désastreux que connait notre pays. Le premier pas véritable, dans ce sens, serait (on ne le répètera jamais assez) la promulgation d’une loi d’amnistie générale, qui verrait tous les prisonniers politiques et d’opinion (notamment Dr CHOUROU, Tawfik BEN BRIK, Zouhir MAKHLOUF), recouvrir pleinement leur liberté citoyenne.

Le CRLDHT rend un hommage au combat courageux et pacifique des détenus, à la résistance de leurs familles, notamment les femmes, épouses et mères…ainsi qu’à l’engagement actif et permanent des avocats et des syndicalistes à leurs cotés.

Enfin, le CRLDHT, tient à féliciter toutes les personnes, associations et organisations nationales (à la tête desquelles le Comité national de soutien aux populations du bassin minier) et internationales de défense des droits de l’homme, partis politiques, organisations syndicales, députés français, européens… qui ont pris activement part à la campagne nationale et internationale de solidarité avec les détenus de Redayef /Gafsa, et leur demande de redoubler de vigilance à l’égard du traitement qui sera réservé aux personnes libérées.

Paris, le 5 novembre 2009.


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oui !

je connaissais ces prisonniers du bassin minier de Gafsa dont le soutien était affiché sous forme d'un poster au sein de l'un des stands de la fête de l'Huma 2007.

je ne connais alors pas toutes les données que j'ai su percevoir depuis .
Je n'arrive pas à imaginer en écrivant ces mots ce qu'ils sont à même de vivre désormais en retour de ces années d'épreuve !

simplement j'afficherai un soutien solidaire comme à mon habitude !


tairi

vendredi 30 octobre 2009

Le comité de solidarité avec les 850 ouvriers de SMESI .....................


soutien militant
solidaire ... à tout prix

Dijon / Maghreb

esp TAIRI
Libertés Culture

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Pour empêcher les ouvriers licenciés abusivement par SMESI, filiale de l’Office Chérifien des Phosphates, géant économique étatique, d'organiser, le 29 octobre 2009, un sit in devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga, les forces de répression ont pratiquement quadrillé la ville, bouclant tous les chemins qui mènent à ces locaux.

Les autorités, en connivence avec l'OCP, ont créé un climat de peur, terrorisant la population.

Les enfants n'ont pas pu aller à l'école dans la quiétude nécessaire.

Au lieu d'imposer à l'OCP le respect de la législation de travail, L'Etat marocain préfère persécuter les prolétaires qui ont tout donné à ce pays et qui se voient après des années de trime jetés à la rue comme des "bons à rien".

En soutenant aveuglement l'OCP, véritable hors la loi dans ce conflit, l'Etat marocain affame délibérément des milliers de personnes, jettent dans le désespoir familial des milliers de femmes, empêchent des milliers d'écoliers d'aller normalement à l'école, fait mourir à petit feu des centaines de bébés, les tétines de leurs mamans étant asséchées par le manque de nourriture.

Le comité de soutien aux ouvriers de SMESI, ne peut que condamner ferment cette répression, et réaffirmer son soutien inconditionnel aux victimes de l'arbitraire.

Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI:

- Dénonce Le licenciement illégal des 850 ouvriers de SMESI
- Rend l'Etat et son groupe OCP, responsables du drame social que vit la région de Khouribga
- Exige, entre autres, de l'OCP

* La réintégration des 850 ouvriers licenciés
* L'ouverture des négociations avec le bureau syndical en vue de la titularisation des victimes de l'arbitraire.
* Le respect de la liberté syndicale

La solidarité nous interpelle

Le 29 octobre 2009, le coordinateur

Ali Fkir


lundi 26 octobre 2009

Terrorisme islamique?? ou ordonnances radicales en vrille... ??

Photobucket

Quelle dégradation des moeurs ...!!!

Après des années d’effusion de sang pendant lesquelles des actes terroristes de plus en plus violents ont fait des ravages dans la société algérienne, nous vivons une époque où l’on parle de terrorisme résiduel. Les actes de terrorisme ont diminué considérablement, mais paradoxalement les actes d’intégrisme imputés aux commis de l’Etat se multiplient ces derniers temps.

Harcèlements et chasses aux couples, emprisonnement des « dé-jeuneurs » qui ne font pas le ramadan, abolition de la mixité, prêches officiels à tendance intégriste, interdiction de toute manifestation pacifique… les exemples ne manquent pas.

C’est désolant de voir des représentants de l’Etat qui ont combattu pendant des années les terroristes islamistes, accomplir aujourd’hui les mêmes ingérences dans la vie privée des citoyens.

Il n’est pas rare de voir des policiers venir vous demander la nature des liens de parenté entre vous et la personne qui vous accompagne lorsque vous êtes en couple. Ces mêmes agents de l’ordre interviennent pour interdire aux taxis collectifs de ne pas prendre un homme avec une femme « étrangère » sur le même siège et leur font payer une contravention en vertu d’une étrange circulaire qu’un sinistre responsable, connu par son intégrisme, a réussi à glisser pendant son passage au gouvernement. Les islamistes du FIS n’auraient pas fait pire !!!

Durant le mois du ramadan dernier (20 aout-20 septembre) deux jeunes ont été arrêtés et emprisonnés pour avoir mangé en plein jour. Les prévenus étaient traités tels des criminels.

La jeune fille, après sa libération, a déclaré à la presse algérienne : « Dans la salle d’attente, les autres prévenus ne portaient pas de menottes. Nous avons été considérés comme de vrais criminels ».

Le motif invoqué pour leur arrestation a été le “dénigrement du dogme et des préceptes de l’Islam” qui est une interprétation d’un article du code pénal algérien : « Art. 144 bis 2. - Est puni d’un emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 50 000 Da à 100 000 Da, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.

Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public ». Cette grave atteinte aux libertés individuelles n’a malheureusement pas suscité de vrai débat dans la société sur le respect du principe de la laïcité.

Chawki Amari dans une de ses chroniques à EL Watan raconte une histoire pour le moins ubuesque: « Une jeune femme en voiture, qui venait de se faire voler son portable sous le nez d’un policier, est allée se plaindre à ce dernier, digne représentant de l’ordre. Le policier lui a expliqué que si elle avait porté un hidjab, ce ne serait pas arrivé ». Toutes ces années de lutte anti-islamiste pour voir aujourd’hui des agents de l(ordre public se transformer en prédicateurs prônant des discours radicaux.

Un internaute se demande : « c’est pour quand l’interdiction du port du pantalon pour les femmes comme au Soudan ? » Cette question trouve sa légitimité dans le comportement des policiers.

En effet, pendant le rassemblement du RAJ pour la commémoration de 21eme anniversaire des événements du 5 octobre, un policier a fermement sommé une femme – qui de par sa condition féminine ne doit pas fumer ! -- d'éteindre sa cigarette.

N’est-ce pas un retour en arrière après l’illusion d’avoir franchi un long chemin vers la modernité et la démocratie ? La décision prise dernièrement par M’hamed Bouguerra, dela direction des œuvres universitaires de l’université de Boumerdès de regrouper les garçons dans une cité universitaire et les filles dans une autre, supprimant, de fait, le caractère mixte de ces deux résidences, est une grave atteinte aux acquis progressistes durement acquis. Mais le plus grave c’est de voir les représentants de l’UGEL (syndicat étudiant proche du parti islamiste MSP) se féliciter en manifestant leur satisfaction après cette abolition de la mixité dans ces résidences universitaires.

Un constat alarmant: la régression et les interdits se multiplient. L’Algérie vit une situation marquée par un recul des libertés individuelles de plus en plus inquiétant et une usure flagrante des acquis républicains menant droit vers l’enfermement dans une religiosité suffocante.

Amirouche Nedjaa