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lundi 11 juillet 2016

NON à l'expulsion de Daddy M'BALA BALENSA !




La fête du 14 Juillet risque d’avoir un goût bien amer pour M. M'BALA BALENSA Dady. C’est en effet ce jour là qu’il va « fêter » son 45ème jour en rétention et que le Préfet des Hauts de Seine à choisi de lui réserver à 14h00 un vol pour Kinshasa.

Cette décision fait honte à la France et à une certaine conception des Droits de l’Homme qui s’est manifestée comme on sait un certain 14 Juillet 1789.

Mais qu’à donc fait M. M’BALA BALENSA Dady pour mériter une telle sanction ?

M. M’BALA BALENSA Dady est en France depuis le 18 Août 2010 (bientôt 6 ans donc), il vit à Courdimanche et est père d’un petit garçon né le 14 Janvier 2011. Séparé de la maman il participe activement à l’éducation de Lesdy et de sa sœur qu’il considère comme sa fille.
De plus M. M’BALA BALENSA Dady travaille autant que cela lui est possible et de Janvier 2015 à Avril 2016 il est employé par la Société KIWA Nettoyage située en Seine et Marne où réside son enfant et sa mère. Il a un contrat et des fiches de paye régulières depuis 16 mois. C’est ainsi qu’il aide sa famille dans leurs besoins.
M. M’BALA BALENSA Dady a fait tout ce qui était en son pouvoir dès son arrivée en France pour régulariser sa situation. A chaque fois ses demandes ont été rejetées ; sans doute les difficultés à stabiliser sa situation familiale et professionnelle ont motivé les refus mais comment créer cette stabilité sans titre de séjour ?
Malheureusement un ultime rejet en Juin 2015 suivi d’un OQTF notifié par le Préfet du 95 le condamne à l’expulsion et une interpellation par le Préfet du 92 placé depuis le 30 Mai 2016 organise cette expulsion.

Une fois de plus une famille va être démembrée, un père sera privé de ses droits, un enfant sera privé du soutien affectif de son père et de l’aide matérielle indispensable pour grandir et faire face aux difficultés psychologiques que cet enfant rencontre de surcroît. La mère de l’enfant à apporté son témoignage en faveur de l’enfant, la Société KIWA est prête a faire toutes les démarches nécessaires pour le conserver dans l’entreprise en qualité de chef d’équipe, les enseignantes et médecins suivant Lesdy témoignent de l’importance de sa présence effective.
Alors nous demandons aux Préfet du Val d’Oise et des Haut de Seine de faire un geste humanitaire en cette journée du 14 Juillet et d’arrêter cette machine infernale de l’expulsion qui va broyer 4 personnes. Il faut annuler le vol pour Kinshasa, libérer M. M’BALA BALENSA Dady et lui permettre de procéder à sa régularisation puisqu’il peut répondre à tous les critères en vigueur et notamment : ancienneté en France, famille proche, travail.

Merci d’envoyer des messages en ces sens à :

Yann.jounot@hauts-de-seine.gouv.fr Préfet des Hauts de Seine
Thierry.bonnier@hauts-de-seine.gouv.fr Secrétaire Général de la Préfecture des Hauts de Seine
Annick.robet@hauts-de-seine.gouv.fr Directrice de l’Immigration et de l’Intégration
Jean-yves.latournerie@val-doise.gouv.fr Préfet du Val d’Oise
daniel.barnier@val-doise.gouv.fr Secrétaire Général de la Préfecture du Val d’Oise
patrick.calvez@val-doise.gouv.fr Directeur de l’accueil du public, de l’immigration et de la citoyenneté
jean-pierre.jouyet@elysee.fr Secrétaire général Elysée
boris.vallaud@elysee.fr Secrétaire général Adjoint Elysée
thierry.lataste@elysee.fr Dircab Elysée
premier-ministre@pm.gouv.fr Matignon
sebastien.gros@pm.gouv.fr Chef de cab Matignon
patrick.strzoda@interieur.gouv.fr Dircab Intérieur
julie.burguburu@interieur.gouv.fr Dircab adjointe Intérieur
magali.charbonneau@interieur.gouv.fr Conseillère immigration Intérieur

NON à l'expulsion de Daddy M'BALA BALENSA !




La fête du 14 Juillet risque d’avoir un goût bien amer pour M. M'BALA BALENSA Dady. C’est en effet ce jour là qu’il va « fêter » son 45ème jour en rétention et que le Préfet des Hauts de Seine à choisi de lui réserver à 14h00 un vol pour Kinshasa.

Cette décision fait honte à la France et à une certaine conception des Droits de l’Homme qui s’est manifestée comme on sait un certain 14 Juillet 1789.

Mais qu’à donc fait M. M’BALA BALENSA Dady pour mériter une telle sanction ?

M. M’BALA BALENSA Dady est en France depuis le 18 Août 2010 (bientôt 6 ans donc), il vit à Courdimanche et est père d’un petit garçon né le 14 Janvier 2011. Séparé de la maman il participe activement à l’éducation de Lesdy et de sa sœur qu’il considère comme sa fille.
De plus M. M’BALA BALENSA Dady travaille autant que cela lui est possible et de Janvier 2015 à Avril 2016 il est employé par la Société KIWA Nettoyage située en Seine et Marne où réside son enfant et sa mère. Il a un contrat et des fiches de paye régulières depuis 16 mois. C’est ainsi qu’il aide sa famille dans leurs besoins.
M. M’BALA BALENSA Dady a fait tout ce qui était en son pouvoir dès son arrivée en France pour régulariser sa situation. A chaque fois ses demandes ont été rejetées ; sans doute les difficultés à stabiliser sa situation familiale et professionnelle ont motivé les refus mais comment créer cette stabilité sans titre de séjour ?
Malheureusement un ultime rejet en Juin 2015 suivi d’un OQTF notifié par le Préfet du 95 le condamne à l’expulsion et une interpellation par le Préfet du 92 placé depuis le 30 Mai 2016 organise cette expulsion.

Une fois de plus une famille va être démembrée, un père sera privé de ses droits, un enfant sera privé du soutien affectif de son père et de l’aide matérielle indispensable pour grandir et faire face aux difficultés psychologiques que cet enfant rencontre de surcroît. La mère de l’enfant à apporté son témoignage en faveur de l’enfant, la Société KIWA est prête a faire toutes les démarches nécessaires pour le conserver dans l’entreprise en qualité de chef d’équipe, les enseignantes et médecins suivant Lesdy témoignent de l’importance de sa présence effective.
Alors nous demandons aux Préfet du Val d’Oise et des Haut de Seine de faire un geste humanitaire en cette journée du 14 Juillet et d’arrêter cette machine infernale de l’expulsion qui va broyer 4 personnes. Il faut annuler le vol pour Kinshasa, libérer M. M’BALA BALENSA Dady et lui permettre de procéder à sa régularisation puisqu’il peut répondre à tous les critères en vigueur et notamment : ancienneté en France, famille proche, travail.

Merci d’envoyer des messages en ces sens à :

Yann.jounot@hauts-de-seine.gouv.fr Préfet des Hauts de Seine
Thierry.bonnier@hauts-de-seine.gouv.fr Secrétaire Général de la Préfecture des Hauts de Seine
Annick.robet@hauts-de-seine.gouv.fr Directrice de l’Immigration et de l’Intégration
Jean-yves.latournerie@val-doise.gouv.fr Préfet du Val d’Oise
daniel.barnier@val-doise.gouv.fr Secrétaire Général de la Préfecture du Val d’Oise
patrick.calvez@val-doise.gouv.fr Directeur de l’accueil du public, de l’immigration et de la citoyenneté
jean-pierre.jouyet@elysee.fr Secrétaire général Elysée
boris.vallaud@elysee.fr Secrétaire général Adjoint Elysée
thierry.lataste@elysee.fr Dircab Elysée
premier-ministre@pm.gouv.fr Matignon
sebastien.gros@pm.gouv.fr Chef de cab Matignon
patrick.strzoda@interieur.gouv.fr Dircab Intérieur
julie.burguburu@interieur.gouv.fr Dircab adjointe Intérieur
magali.charbonneau@interieur.gouv.fr Conseillère immigration Intérieur

samedi 25 juin 2016

Déclaration à l'attention de l'opinion publique nationale et internationale de la détenue politique Myriam AMANI.


Liberté pour la détenue politique Myriam AMANI


Je soussignée Myriam AMANI, prisonnière politique du groupe des détenus du 19 mai de Marrakech, déclare à l’opinion publique nationale et internationale entamer une grève de la faim de 48 heures comme premier avertissement, avec possibilité de poursuivre par une grève ouverte dans le cas où mes revendications n’auraient pas abouti.

Cette forme de lutte et de résistance s’impose désormais inévitablement à moi puisque toutes les autres voies pour imposer mes revendications simples et légitimes n’ont pas abouti. Depuis le 19 mai 2016 - date de mon arrestation-, mes geôliers n’ont eu de cesse de me réprimer : mes lunettes de vue ont tout d’abord été cassées ; j’ai ensuite subi toutes sortes de mauvais traitements et de torture au sein de la préfecture de la répression ; j’ai aussi fait une demande auprès du procureur du royaume afin de pouvoir bénéficier d’une expertise médicale mais ce dernier a refusé d’entendre ma demande et mes plaintes contre les exactions que mes camarades et moi-même avons subies. Par ailleurs, quand j’ai été transférée à la prison civile de Boulmerez, j’ai aussi demandé à pouvoir consulter un ophtalmologue pour que mes lunettes soient réparées et me soient rendues afin de pouvoir préparer mes examens : mais là encore, ma demande est restée lettre morte. J’ai alors demandé à avoir un entretien direct avec le directeur de la prison : ce dernier n’a pas seulement refusé ce rendez-vous mais il a aussitôt autorisé que je sois torturée sur le simple motif de cette demande. Je n’oublie pas non plus les humiliations répétées au quotidien et perpétrées à mon encontre par les femmes-gardiens, ni le refus qui m’a été imposé de toute communication téléphonique avec l’extérieur.

Suite à tous ces méfaits, pour exprimer mon refus de tolérer cette situation qui nous est imposée à mes 12 camarades et à moi, et pour refuser aussi que ma dignité en tant que prisonnière politique soit bafouée, j’ai pris la ferme décision d’entamer une grève de la faim de 48 heures, comme première alerte qui sera certainement d’une grève illimitée – et cela pour demander :


- la libération de tous les prisonniers politiques

- l’arrêt des charges fomentées contre nous

- notre reconnaissance en tant que prisonniers politiques

- un droit de visite direct pour ma famille et mes amis

- le droit d’avoir des communications téléphoniques

- le droit de pouvoir bénéficier de soins et d’une hygiène correcte

- le droit de pouvoir poursuivre mes études

- le droit à un temps de promenade prolongé.

Enfin, je déclare être retenue ici sans raison valable, de manière totalement arbitraire. Nous saluons

haut et fort tous ceux qui expriment leur solidarité avec nous, que ce soit des militants ou des

organisations démocratiques et progressistes.


Vive la voie de la lutte !

Liberté pour tous les prisonniers politiques !

La détenue politique Myriam AMANI
Numéro d’écrou : 44366

Prison civile Boulmerez – Marrakech
Le 23 juin 2016

mardi 26 avril 2016

Inquiétudes de la CNT suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille / Lettre ouverte.





Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve
Copies adressées à :
Monsieur le Ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas,
Monsieur le Premier ministre, Manuel Valls,
Monsieur le Président de la République, François Hollande
Fait à Metz, le 23 avril 2016


Objet : Inquiétudes de la CNT suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille


Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, ce mercredi 20 avril à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’Union locale des syndicats CNT, dans le cadre, selon le procureur de la République, d’une procédure de flagrant délit visant à interpeller des individus accusés de violences lors de la manifestation qui s’est déroulée le même jour à Lille contre la loi Travail. Cette intervention, nous vous le rappelons, a suscité notamment le défonçage de la porte de nos locaux syndicaux, le saccage d’une partie de notre matériel syndical, ainsi qu’une fouille approfondie de nos locaux syndicaux.

Si nous condamnons avant tout la violence employée ce jour là par les forces de l’ordre dans le cadre d’une procédure dont la légitimité et la légalité restent à déterminer, les événements survenus ce 20 avril à Lille soulèvent de nombreuses interrogations qui relèvent directement de vos responsabilités au sein du gouvernement.

Tout d’abord, nous vous rappelons avec insistance que c’est bel et bien au sein d’un local syndical, légalement déclaré et constitué, que les forces de l’ordre sont intervenues, constituant ainsi une première en France dans un tel cadre. Nous ne pouvons que considérer le fait de défoncer la porte d’un local pour interpeller deux individus, qui n’ont opposé aucune résistance lors de leur arrestation, comme une volonté politique de réprimer et de terroriser les militants syndicalistes. Nous condamnons donc fermement cette intervention qui s’inscrit dans une longue liste de décisions politiques visant à criminaliser les organisations syndicales, ainsi que le mouvement social dans son ensemble. En effet, après les nombreuses violences policières avérées à l’encontre de manifestants pacifiques opposés à la loi Travail, après les nombreuses interpellations ciblées et condamnations de militants syndicaux ces dernières semaines, la répression à l’encontre des syndicats vient de franchir ce mercredi un nouveau seuil de gravité.
D’autre part, puisqu’il semble utile de vous le préciser, les locaux syndicaux constituent bien des lieux qui appartiennent à des travailleurs exerçant des libertés démocratiques afin de défendre leurs intérêts, matériels et moraux. Par conséquent le saccage du matériel syndical de la CNT par la police nationale constitue bien une dégradation directe et scandaleuse de l’outil autofinancé des salariés, de précaires, de chômeurs, ou encore de retraités, dont la précarité et la légitimité des luttes sociales n’est pas à démontrer.

Pire encore, nous tenons à vous indiquer qu’après l’interpellation des deux individus présumés innocents dans nos locaux, qui n’a duré que quelques instants, les forces de police ont longuement fouillé notre local syndical et cela sans la présence des représentants légaux de l’Union locale des syndicats CNT de Lille et sans témoins. Durant cette fouille, les policiers ont notamment eu accès à des documents confidentiels internes au syndicat ou relevant, entre autres, de procédures prud’homales concernant la défense de salariés face à leurs employeurs. Alors que de telles pratiques semblent bien éloignée de la procédure de flagrant délit invoquée par la procureur de la République de Lille, elles constituent une entrave inadmissible au libre exercice du syndicalisme et à l’indépendance de la justice.

Ainsi, au regard de la gravité de ces éléments et du caractère historique d’une telle intervention dans un contexte social tendu, nous nous interrogeons vivement. Les structures locales de la CNT, comme l’ensemble des organisations syndicales doivent-elles désormais s’inquiéter de voir les forces répressives de l’État pénétrer violemment dans leurs locaux au mépris de toute éthique démocratique ? Doivent-elles s’inquiéter de voir le libre exercice de leur activité et sa légalité être remis en question ? Au-delà, les travailleurs qui font le choix légitime de se syndiquer doivent-ils désormais craindre d’être fichés ou violentés lorsqu’ils se rendent dans les locaux d’une organisation syndicale dont le rôle est de les protéger ?

Quoi qu’il en soit, Monsieur le Ministre, soyez assurés que ni la répression policière, ni l’intimidation des travailleurs syndiqués, ni la criminalisation politique du mouvement social n’ébranleront la détermination de la Confédération nationale du travail à obtenir le retrait total de la loi Travail, à lutter contre la destruction méthodique des acquis sociaux et la précarité, et à obtenir la levée de l’état d’urgence qui favorise indéniablement un climat propice aux violences policières et à la répression du mouvement social dans son ensemble.

Ne doutant pas de votre attachement au respect des valeurs démocratiques et notamment au libre exercice des libertés syndicales, et alors que nous restons dans l’attente d’un positionnement public de votre part vis-à-vis de nos interrogations, veuillez recevoir nos plus sincères salutations anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires.

Pour la Confédération nationale du travail,
pour le Bureau confédéral,
le Secrétaire confédéral,
Aurélien E.



mercredi 6 avril 2016

Communiqué commun « Avec le Secret des affaires, pas de «Panama Papers»? ».





Bruxelles, le 5 avril 2016



Mossack Fonseca, le cabinet d'avocats panaméen au centre du scandale et dont proviennent les Panama Papers, a répondu aux requêtes des journalistes en concluant avec une mise en garde explicite :

« Il semble que vous ayez eu accès de façon non autorisée à des documents et des informations appartenant à notre entreprise et les ayez présentés et interprétés hors de leur contexte. Nous ne doutons pas que vous sachiez parfaitement qu'utiliser des informations ou de la documentation obtenus illégalement est un crime, et nous n'hésiterons pas à utiliser tous les recours pénaux et civils disponibles. » (1)

Le projet de Directive UE sur la « protection des secrets d'affaires », sur lequel le Parlement Européen se prononcera en séance plénière à Strasbourg le 14 avril prochain, se propose justement de donner à de telles entreprises des moyens juridiques supplémentaires pour poursuivre des journalistes ou des entreprises de presse publiant sans leur consentement des documents et des informations internes.

Ce texte crée un droit au secret pour les entreprises qui est excessif : il menace directement le travail des journalistes et de leurs sources, les lanceurs d’alerte, les syndicalistes, la liberté d'expression des salariés et nos droits d'accéder à des informations d’intérêt public (par exemple sur les médicaments, les pesticides, les émissions des véhicules, etc.).

Une coalition européenne d'associations, de syndicats, de journalistes, de lanceurs d'alerte et de scientifiques (liste à la fin du Communiqué) demande aux membres du Parlement Européen de rejeter ce texte et de demander à la Commission Européenne d'en proposer une version conforme avec les exigences de transparence. Une pétition européenne a également été lancée et compte plus de 72.000 signatures après seulement quelques jours.

La définition du secret des affaires prévue par la directive est tellement large que presque toutes les informations internes d'une société peuvent y correspondre. Cela mettra en danger toute personne qui révèle ces informations sans le consentement de l’entreprise.

Pour Patrick Kamenka, membre du comité directeur de la Fédération Européenne des Journalistes « les citoyens, les journalistes ou encore les scientifiques ont parfois besoin d’avoir accès à ces informations et de les publier dans l’intérêt général. Ils risqueraient alors, comme Antoine Deltour et Edouard Perrin dans l’affaire LuxLeaks, des poursuites judiciaires pouvant se conclure par des peines de prison et des amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est une manière très efficace d’empêcher les gens de dénoncer des cas de mauvaise conduite des entreprises. Quel rédacteur en chef peut se permettre de risquer la banqueroute de son journal? »

Et ce n’est pas tout. Si la directive est approuvée au niveau européen, les États membres pourront encore aller plus loin quand ils l'adapteront à leurs droits nationaux, et on peut compter sur les multinationales pour les pousser en ce sens.

Pour Martin Pigeon, de Corporate Europe Observatory, « cette bataille ne sera pas facile : les multinationales mènent un lobbying acharné depuis des années pour obtenir cette directive et ont lourdement influencé la rédaction du texte, mais le grand public n’en sait presque rien. Il n'est aujourd'hui malheureusement plus possible, politiquement, d'amender le texte. Nous devons donc demander aujourd'hui aux députés européens de le rejeter en bloc, mais sans mobilisation des citoyens nous n'arriverons à rien. »
Pour Françoise Dumont, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme, « le président Hollande vient de remercier les lanceurs d'alerte et la presse pour leur travail sur les Panama Papers et les rentrées fiscales qu'elles vont permettre. Pourrait-il soutenir publiquement Antoine Deltour (Luxleaks) et exiger que ce texte dangereux pour les lanceurs d'alerte et la presse soit retiré? »



(2) Cette directive est officiellement appelée « Directive sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d'affaires) contre l'obtention, l'utilisation et la divulgation illicites ».


Liste des membres de la coalition européenne

Anticor
ATTAC Spain
ATTAC France
Association Européenne pour la Défense des droits de l'Homme
Centre national de coopération au développement, CNCD-11.11.11
Correctiv.org, Germany
BUKO Pharma-Kampagne
CCFD-Terre Solidaire
CGT Cadres, Ingénieurs, Techniciens (UGICT-CGT)
Collectif Europe et Médicament
Collectif de journalistes “Informer n'est pas un délit”
Comité de soutien à Antoine Deltour
Commons Network
Conseil d’urgence citoyenne
Corporate Europe Observatory
Courage Foundation
EcoNexus
European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility (ENSSER)
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Fondation Sciences Citoyennes
Force Ouvrière-Cadres
Genewatch
GMWatch
Health and Trade Network
Inf'OGM
Institut Veblen
International Society of Drug Bulletins
Les économistes atterrés
Ligue des droits de l'Homme
Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale (OCTFI)
OGM Dangers
Peuples Solidaires-ActionAid France
Nordic Cochrane Centre
Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe)
Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires
Public Concern At Work
Solidaires
Syndicat des Avocats de France (SAF)
Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS – FSU)
Syndicat National des Journalistes (SNJ)
Syndicat National des Journalistes CGT (SNJ-CGT)
Tax Justice Network
Transparency International France
Whistleblower-Netzwerk e.V., Germany
Xnet

jeudi 31 mars 2016

ACAT - Maroc : des détenus sahraouis en grève de la faim depuis le 1er mars.




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Maroc : des détenus sahraouis en grève de la faim depuis le 1er mars
 
Le 1er mars, le défenseur des droits de l’homme sahraoui Naama Asfari et 11 de ses codétenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention arbitraire. Alors que leur état de santé s’est détérioré, l’ACAT appelle la France à faire pression sur le Maroc pour que Naama Asfari et ses codétenus soient libérés.
 
Le 15 mars, les grévistes de la faim avaient perdu en moyenne 7 kilos chacun. Ils souffrent pour la plupart de douleurs chroniques au cœur et aux intestins ainsi que d’une baisse de la tension artérielle. Après 17 jours de grève, aucun responsable pénitentiaire n’étant  venu s’enquérir des revendications des détenus ces derniers ont décidé d’arrêter les consultations médicales, basées sur des mesures de poids, du pouls et de la tension.
 
Cela fait trois ans que Naama Asfari et ses coaccusés ont été condamnés pour leur participation présumée au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010 [1]. Au cours de l’évacuation forcée du camp, des affrontements ont éclaté entre l’armée et des manifestants sahraouis, au cours desquels neuf soldats marocains auraient trouvé la mort. Naama Asfari a été condamné pour meurtre alors même qu’il a été arrêté la veille du démantèlement. Torturé, battu, humilié, privé d’eau et de nourriture pendant sa garde à vue en 2010, il avait signé des aveux sous la torture. Ces aveux sont les seuls fondements de sa condamnation inique, dictée par un tribunal militaire : 30 ans de prison. Avec lui, 24 autres militants sahraouis ont subi un sort similaire et ont été condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Les tortures qu’ils ont subies ainsi que leur procès ont été condamnés par plusieurs instances des Nations unies.
 
Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT, « la grève de la faim de ces militants sahraouis a déjà trop duré. Après trois ou quatre semaines de grève de la faim, des dégâts parfois irréversibles apparaissent. Comment la France peut-elle rester silencieuse face à des victimes de torture qui mettent leur vie en jeu pour réclamer justice, tout en réaffirmant qu’elle va décorer un responsable marocain soupçonné de complicité de torture ?» |2]
 
Le mandat de la MINURSO, la mission des Nations Unies au Sahara occidental, sera renouvelé à la fin du mois d’avril. Il s’agit de la seule mission de l’ONU qui ne dispose pas d’un volet concernant les droits de l’homme, notamment du fait de l’opposition du gouvernement français.
 
En février 2014, l’ACAT a déposé une plainte pour torture en France aux côtés de Naama Asfari et son épouse française, Claude Mangin. L’ACAT a aussi porté plainte contre le Maroc auprès du Comité contre la torture des Nations unies.
 
Contact presse :
 
Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr
 
Notes aux rédactions :
 
·         [1] À partir du 9 octobre 2010, des milliers de Sahraouis d'El-Ayoun, Boujdour, Dakhla et Smara, des villes situées dans la partie du Sahara occidental sous administration marocaine, ont quitté leur résidence pour s’installer dans des campements temporaires à la périphérie des villes. Il s’agissait là d’une mobilisation collective spectaculaire destinée à protester contre les discriminations économiques et sociales dont les Sahraouis s’estiment victimes de la part du gouvernement marocain.
·         [2] Le 20 septembre 2015, François Hollande a annoncé qu’Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST marocaine, « se fera remettre la distinction d'officier de la Légion d'honneur au moment où ce sera souhaitable et opportun ».

ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).





vendredi 18 mars 2016

Appel à la solidarité internationale avec les professeurs stagiaires en lutte au Maroc.







Depuis maintenant quatre mois les enseignants stagiaires exigent le retrait de deux décrets imposant la dissociation de la formation et de l’embauche d’une part et la réduction de 50% de leur salaire. Ces mesures correspondent aux injonctions du FMI visant à accélérer la privatisation de l’enseignement public et aux politiques d’austérité concernant le budget de l’éducation. Les choix actuels du gouvernement BENKIRANE visent à restreindre les embauches publiques et à offrir au secteur privé, une main d’œuvre corvéable. Cette politique ne fera que gonfler la masse des diplômés chômeurs et la mise en place d’un service de l’éducation à plusieurs vitesses : au privé, les moyens adéquats pour ceux qui ont les moyens. Au public destiné aux classes populaires, une éducation au rabais. C’est cette logique ultra libérale que le mouvement des professeurs stagiaires refuse. Depuis quatre mois, la résistance est massive et déterminée. Face à elle, le gouvernement refuse tout dialogue prenant en considération les revendications du mouvement et réprime systématiquement les actions de grèves, manifestations et occupations des centres de formation.

La mobilisation actuelle a un véritable appui populaire en particulier de la jeunesse, des organisations syndicales et de la société civile. Le 20 mars aura lieu une manifestation nationale centralisée à Casablanca où la coordination nationale appelle l’ensemble des forces progressistes, démocratiques, associatives et la population à participer pour la défense de l’éducation comme un service public gratuit et de qualité et le retrait des deux décrets. C’est dans ce cadre que la coordination nationale souhaite que s’expriment et se développent des actions de solidarité internationale en particulier des organisations démocratiques, des mouvements de jeunesse et syndicats. Il est nécessaire de faire pression sur le gouvernement marocain jusqu’au retrait des décrets et que cesse la répression. Notre lutte est la même : contre la remise en cause des droits et des acquis au nom de l’austérité généralisée, contre les politiques autoritaires et liberticides.

Nous proposons à l’ensemble des organisations démocratiques, syndicales, associatives et mouvements de jeunesse en France d’affirmer publiquement leur solidarité avec le mouvement de lutte actuel.

Pour joindre un courrier au cabinet du premier Ministre BENKIRANE : contact@pm.gov.ma

Pour joindre ou envoyer des messages à la coordination nationale des profs :
https://www.facebook.com/cnpsm


Pour informer de votre signature et soutien, écrire à : solidariteluttemaroc@hotmail.com

Premiers signataires : Association Marocaine des Droits Humains-Paris, ATMF, Voie Démocratique-Paris, Emancipation Démocratique ( tahaddi ), NPA, Solidaires, PCF

vendredi 15 janvier 2016

Communiqué de presse du MRAP / La Liberté d'expression n'est pas un délit, la violation du droit international en est un !





La Liberté d'expression n'est pas un délit,
la violation du droit international en est un !


Communiqué de presse

Samedi 9 janvier, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de l’Hyper Cacher organisée par le CRIF, Manuel Valls a délibérément assimilé la critique de l’État d’Israël à l’antisémitisme.

Dans une démocratie, Monsieur Valls, la critique de la politique gouvernementale d'un Etat est un droit et ne saurait être assimilée à une forme de racisme ou de xénophobie quelle qu'elle soit.
Devant la montée grave de l'antisémitisme et de l'horreur des agressions criminelles contre les juifs, il serait irresponsable de galvauder l'indignation légitime dans une polémique politicienne mise au service de la politique colonisatrice du gouvernement israélien.

Le MRAP, qui combat depuis sa création l'antisémitisme comme toute autre forme de racisme, condamne l’amalgame grossier entre la défense des droits légitimes du peuple palestinien dans le cadre de son combat pour l’application du droit international et l’antisémitisme. 
Cette confusion entretenue délibérément par les soutiens à la politique israélienne est lourde de conséquences et dangereuses pour l'ensemble de la société française. C'est le gouvernement israélien qui viole le droit international et est coupable de crimes de guerre, pas le mouvement de solidarité. C'est pourquoi le MRAP demande au Gouvernement français de reconnaître enfin l'Etat de Palestine et d'intervenir pour exiger qu'Israël applique les résolutions de l'ONU .

Le MRAP, pour sa part, refuse tout amalgame et rend une nouvelle fois hommage à ceux qui en Israël se battent courageusement contre la politique coloniale de leur gouvernement, qu'il s'agisse de ces jeunes Refuzniks qui refusent de servir dans les territoires palestiniens occupés ou encore de ces jeunes Israéliens qui s'enchaînent aux oliviers pour éviter qu'ils ne soient arrachés. 
Il salue en particulier Nourit Peled Elhanan dont la fille a été assassinée à l'age de 14 ans lors d'un attentat suicide et qui déclare « il y a deux voix en Israël , la voix officielle totalitaire, répressive, raciste qui enferme un peuple dans des ghettos et s'empare de leurs terres, c'est la voix de la mort. Et il y a la voix des héros de notre pays, la voix du refus, la voix du dialogue, la voix de la paix. Ils ont choisi de ne pas perdre leur humanité au risque de devenir des parias dans leur propre patrie. Certains même sont emprisonnés ; ils sont les vrais héros d'Israël ». 

C'est aux côtés de ces « héros d'Israël » que le MRAP a choisi d'être.

Paris le 13 janvier 2016

"Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples"

lundi 4 janvier 2016

Communiqué de presse de la CNT du 31 Décembre 2015 / Une Constitution sécuritaire.



L’extrême droite le revendique, le gouvernement socialiste veut l’écrire dans la Constitution : état d’urgence permanent et déchéance de la nationalité.

La CNT ne s’est jamais trop leurrée sur l’État de droit et la Constitution de la V éme République. L’État reste celui des dominants. Mais banaliser l’état d’urgence, c’est pérenniser une situation d’exception. Inscrire dans la constitution « la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français », c’est rompre avec le principe d’égalité, censé être le fondement de cette Constitution : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »

Les gouvernants qui perpétuent la politique du pire :

Le 16 juillet 1940, l’État français promulguait une loi relative à la « procédure de déchéance de la qualité de français. Les résistants et les juifs en furent les premières victimes.

La déchéance de la nationalité aura pour conséquence d’inscrire dans la loi l’idée d’une privation de droits sur des motifs arbitraires. On ne sera plus seulement jugé pour des délits mais frappé-e-s d’interdit en raison de sa naissance.

Ces socialistes revendiquaient hier, le droit de vote pour les « étranger-éres » aux élections locales et aujourd’hui par ces mesures, ne font que le lit des idées les plus réactionnaires, racistes et xénophobes.

Nos malheurs viendraient de l’Étranger... ? Ce refrain est ancien. Rappelons-nous que la Commune et sa République Universelle boutaient déjà ce vieil adage, étranger-eres et parisien-nes votant et luttant ensemble sur les barricades. L’immigration c’est le groupe Manoukian luttant contre le nazisme, les Républicain-es espagnol-es libérant Paris, les femmes et les hommes sans-papiers qui assurent les tâches les plus ingrates de la société...

Nos malheurs viennent de l’État et du patronat, toujours prêts à raviver la figure de l’Étranger pour mieux nous diviser. Notre ennemi, c’est notre maître (la classe bourgeoise et le patronat), voilà un mot d’ordre toujours vrai.

L’état d’urgence contre les libertés publiques :

L’état d’urgence, ce sont « des mesures placées sous le plein contrôle du juge administratif », autrement dit les pleins pouvoirs aux préfets et à la police. Depuis le 13 novembre 2015, ce sont 360 assignations à résidence, 2898 perquisitions, des grèves auto-censurées, des manifestations interdites, des couvre-feux et des convocations dans les commissariats de dizaines de militant-es du mouvement social, des gardes-à-vue « préventives ». Les assignations à résidence pendant la cop21 ont déjà prouvé que l’État n’a aucun scrupule à utiliser ces lois pour empêcher toute contestation sociale. L’état d’urgence, c’est la répression tous azimuts, bien au-delà de la « guerre contre le terrorisme ».

Après le changement de constitution, des lois encore plus liberticides seront adoptées pour réduire nos libertés de réunion, de manifestation, d’organisation et d’expression. Les conséquences seront comparables voir pire que celles que subit la population espagnole avec la Loi « Mordaza » ou les opérations policières « Pandora ».

Ces attaques sont graves, car elles privent finalement l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des libertés publiques !

La CNT exige :

-Le retrait de l’Etat d’urgence ;

-L’abandon de toutes poursuites judiciaires envers l’ensemble des militants et des militantes ;

-L’abandon de la proposition d’inscrire dans la constitution « la déchéance de la nationalité » et revendique la régularisation de tous-tes les sans papiers sans condition ;

En France comme ailleurs, imposons le rapport de force, contre les lois imposées par la bourgeoisie et le patronat !

La CNT.