RESF - RUSF 21 (1)
Ça s'est passé à Dijon !
Novembre 2009 : sale temps pour les demandeurs d'asile dijonnais !
Le 02 novembre dernier, des adultes isolés et 4 familles de Géorgiens, dont 7 enfants scolarisés depuis septembre 2009 dans des écoles dijonnaises, des malades, une femme enceinte, soit 21 personnes ont été interpellées à l'aube par une trentaine de policiers, à Chenôve.
Le 18 novembre, un adulte, 2 familles avec 3 enfants chacune scolarisés à Dijon, l'une des 2 mères de famille étant enceinte, soit 11 personnes ont été interpellées à 6 heures du matin à Châtillon, à Dijon et Chevigny pour ce qui concerne les 2 familles.
Concrètement, cela veut dire des enfants arrachés au sommeil, habillés à la hâte, hurlants, des pères menottés comme des délinquants, des femmes rudoyées, tout le monde chargé sans ménagement dans des voitures de police.
Concrètement, cela veut dire des centaines de kilomètres parcourus sans connaître la destination choisie pour le convoi du 02 novembre, une arrivée à Nîmes le soir, un placement en centre de rétention administrative, l'impossibilité de déposer des recours juridiques. C'est aussi un avion spécial affrété dès le 3 novembre et une expulsion pour la Pologne (premier pays où ils étaient entrés dans l'espace européen) qui ne peut ni ne veut les accueillir.
Concrètement, cela veut dire une expulsion encore plus expéditive pour le second convoi : avion spécial décollant de Longvic le jour même pour la Pologne lui aussi. Ce sont aussi les brutalités dont ont été victimes les citoyens qui se sont mobilisés à 6 heures du matin à Chevigny pour manifester leur opposition à ces pratiques indignes du pays dit "des droits de l'homme".
Dans le même temps, c'est une cinquantaine de Rroms, fuyant eux aussi les discriminations dont ils sont victimes en Roumanie et s'étant installés à Dijon, qui sont menacés d'être jetés à la rue. Parmi eux, une vingtaine de mineurs, dont de très jeunes enfants.
(1) Réseau Éducation / Université Sans Frontières
Une démocratie à la dérive
A quelques mois des prochaines élections régionales, le gouvernement multiplie les gestes de collaboration avec les thèses de l'extrême droite sur le thème de l'immigration, multipliant les rafles et les expulsions :
- le 20 octobre, 3 Afghans expulsés dans un charter européen,
- le 02 novembre, 21 Géorgiens de la minorité Yézide, la plus fragile, victime en Géorgie de mesures discriminatoires des autres Géorgiens et du gouvernement, expulsés par avion spécial vers la Pologne,
- le 18 novembre, 11 autres Géorgiens de la même minorité expulsés eux aussi par avion spécial vers la Pologne,
- depuis des mois, multiplication des menaces et des gestes d'intimidation vis-à-vis de ceux qui défendent les droits de l'homme, les droits de l'enfant, et sont sensibles à la détresse humaine et économique des sans-papiers.
L'Union européenne et la France, qui ont signé la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, doivent rester des terres d'asile pour les plus fragiles, les plus démunis, les victimes de toute espèce de misère et de répression sauvage.
Les enfants, en particulier, ne doivent pas faire les frais de mesures électoralistes indécentes.
Un enfant n'est jamais en situation illégale sur le sol français !
Un enfant, de droit, n'est jamais expulsable du sol français !
- Interpellez vos élus pour que cessent ces rafles qui refusent de dire leur nom.
- Rejoignez RESF21 pour défendre les droits des enfants ET donc les droits de l'Homme !
Site national : www.educationsansfrontières.org
Site local : http://resf21.noblogs.org
Mail local : resf21-discussion@rezo.net
Tél. CIMADE : 03 80 30 30 45
Tél. Ligue des Droits de l'Homme : 03 80 30 48 54
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